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15 août 2021 - 06:30

Une nouvelle association de riverains au lac Saint-Hubert

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Protection de la rive, qualité de l’eau, espèces envahissantes et représentation des riverains, voilà les principaux éléments qui ont motivé les propriétaires de terrains au lac St-Hubert à créer leur association.

Le 31 juillet dernier, les riverains ont officialisé leur association pour leur lac sous le thème «Prenons notre lac en main». Une assemblée générale a d’ailleurs réuni 51 personnes. De plus, le conseil d’administration a reçu l’appui de 107 membres, des cartes vendues au cout de 20 $ pour trois ans. On compte 145 propriétés autour du lac dont quatre érablières.

Arlette Thibault a accepté la présidence de l’Association des riverains du lac St-Hubert dans la municipalité de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup. Situés également dans cette communauté, les lacs de la Grande-Fourche et Saint-François comptent aussi une association pour la protection des plans d’eau.

De façon plus spécifique, l’Association des riverains du lac St-Hubert se donne comme objectifs : développer un réseau de communication entre les membres de l’association, les édiles municipaux et les membres des autres associations des riverains existants sur le territoire de la municipalité; promouvoir la protection de la rive du lac, de la faune, de la flore et maintenir la qualité du l’eau; d’être consulté pour l’application des normes et des règlements de tous les paliers de gouvernance locale et régionale.
«Le lac a vécu seul, sans association, presque depuis la fin des clubs chasse et pêche. Avec le stress que vivent les plans d’eau, avec les espèces envahissantes, on peut avoir besoin d’aide», a expliqué Mme Thibault. Ainsi, les membres du conseil d’administration ont pris contact avec l’Organisme des bassins versants du nord-est du Bas-Saint-Laurent pour entreprendre une analyse du lac St-Hubert.

Deux «Sentinelles de lac», Arlette Thibault et Martine Soucy, ont effectué une première tournée du lac pour établir un diagnostic. Elles doivent remplir des fiches d’observation et compléter un rapport qui sera remis à l’organisme de soutien technique. Une autre période d’observation est prévue en cette saison estivale.

L’Organisme des bassins versants est également la porte d’entrée pour participer à différents programmes dont la possibilité pour les riverains d’obtenir à un prix avantageux des végétaux pour améliorer la bande riveraine. Le lac St-Hubert peut déjà compter sur des terrains passablement boisés en bordure de rive, soit pour environ 40 % des propriétés.

Ultérieurement, l’Association pourra aussi faire vérifier la qualité de l’eau du lac, sa transparence et sa turbidité. En 2011 il y a eu une analyse du lac St-Hubert et on peut constater dans le rapport que le plan d’eau n’était pas trop en danger à cette époque. Mais la situation peut évoluer rapidement. L’érosion de la berge peut s’accentuer notamment par une hausse des tempêtes plus violentes et une circulation accrue de bateaux. La présence de cyanobactéries (algues bleu-vert) et d’espèces exotiques envahissantes, autant des plantes que des poissons, sera surveillée. On remarque aussi que de plus en plus de propriétaires louent leur chalet à des personnes qui peuvent amener leur embarcation et des riverains qui se déplacent sur d’autres lacs, augmentant les possibilités d’introduire des éléments indésirables.

L’Association des riverains du lac St-Hubert veut intervenir par la sensibilisation à des pratiques qui protègent la qualité du plan d’eau et donner un coup de pouce aux riverains qui souhaitent également emboiter le pas. Une collaboration avec les deux autres associations de riverains des lacs de la Grande-Fourche et Saint-François est également envisagée. «Il n’y a aucun lac à l’abri actuellement», a conclu la présidente.

 

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