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23 juillet 2021 - 06:55

La saison touristique démarre sur les chapeaux de roues au Bas-Saint-Laurent

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Les intervenants de l’industrie touristique du Bas-Saint-Laurent sont confiants de connaitre une excellente saison estivale. Déjà, les touristes sont au rendez-vous dans la région, à peine quelques jours après le début de la semaine de la construction. La saison touristique a débuté deux à trois semaines à l’avance, estime le directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Pierre Levesque.

«Habituellement, elle commence après la Fête nationale du Québec, mais cette année on a vu une augmentation de l’achalandage à partir du 10 au 12 juin.» Les réservations d’hébergement sont généralement effectuées en mai, mais dès janvier cette année, les vacanciers ont planifié leurs séjours bas-laurentiens, ce qui a poussé certains visiteurs à devancer ou encore retarder leur arrivée dans la région. Pierre Levesque estime que ce phénomène permettra sans doute d’étirer la période touristique jusqu’à l’automne au Bas-Saint-Laurent.

«Les parcs nationaux du Lac-Témiscouata et du Bic affichent quasiment complets, on sent qu’il y a du monde en ville et un peu partout sur le territoire. Il n’y a presque pas de chambres de disponibles», ajoute-t-il. Les carnets de réservation des campings et des chalets sont très bien remplis pour les mois de juillet et aout.

Les visites sur le site Internet BasSaintLaurent.ca sont en constante augmentation (+ 34 % en 2021 par rapport à 2020), les envois postaux explosent (+ 52 % pour la même période l’an dernier) et les lieux d’information touristique connaissent une grande affluence également (+ 47 % par rapport à 2020).

DÉFIS À RELEVER

«À la mi-juillet, on a eu certains soirs complets à Rivière-du-Loup en pleine semaine», explique la directrice générale de Tourisme Rivière-du-Loup, Monique Dionne. Ce succès anticipé est toutefois teinté par un important manque de main-d’oeuvre. Un défi qui sera à relever au cours des prochaines années. «Certains acteurs redoutent déjà le moment où on perdra les étudiants au Cégep à la mi-aout, c’est encore la haute saison è ce moment […] La grande majorité des clients provient du Québec, dont Montréal, la rive-sud et la ville de Québec», complète Mme Dionne.

L’an dernier, le Bas-Saint-Laurent avait su profiter d’une certaine affluence touristique à l’ère de la COVID-19, mais la région n’a pas battu un record d’achalandage puisque plusieurs établissements étaient toujours fermés. Le directeur de Tourisme Bas-Saint-Laurent Pierre Levesque estime que les chiffres moins encourageants obtenus cet hiver en raison de la saison de motoneige écourtée seront rattrapés par la popularité de la région cet été.  «L’industrie touristique est frappée par une pénurie de main-d’oeuvre. Il faut être imaginatif pour trouver des solutions. Certains font le choix de réduire la fréquence de l’entretien ménager, d’autres ferment une ou deux journées par semaine pour ne pas épuiser leur personnel. Les visiteurs ont besoin de services et on travaille afin d’accompagner nos entrepreneurs à travers cela», précise M. Levesque.

La majorité des visiteurs proviennent du Québec en 2021 encore une fois. Des chiffres plus précis seront disponibles dans quelques mois, mais des coups de sonde auprès des différents acteurs de l’industrie touristique permettent de dresser ce portrait. «On veut que les gens voient le Québec positivement, comme une destination de vacances, et non un choix par dépit. Nous sommes une destination de calibre international. La pandémie a permis aux Québécois de redécouvrir leur province, le Bas-Saint-Laurent et leur territoire. Même si on est à une heure de chez nous, on peut avoir des vacances et être toujours dans la région du Bas-Saint-Laurent», ajoute Pierre Levesque. «La Corvette dans le ‘’showroom’’, c’est le fleuve et la nature. Les gens veulent des grandes étendues, de la liberté, on a aussi beaucoup d’amateurs de vélo et de kayak qui viennent au Bas-Saint-Laurent».

Il précise que les Bas-Laurentiens deviendront eux-mêmes les ambassadeurs de leur territoire en prenant le temps de le visiter. C’est d’ailleurs le slogan publicitaire des deux dernières saisons estivales, «Prendre le temps.»

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Je trouve cet article judicieux le Québec ce n'est pas une compensation mais une découverte 😉

    MC PAGLIERO - 2021-07-24 12:20