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19 mai 2021 - 10:13 | Mis à jour : 10:15

Une grève «mystère» pour faire bouger les négociations des professionnels de l’éducation

Devant la colère engendrée dans le milieu scolaire par les offres salariales différenciées faites au personnel, plus de 150 professionnelles et professionnels de l’éducation, membres Syndicat des professionnels et professionnelles de l’éducation du Bas-Saint-Laurent (SPPEBSL-CSQ) ont pris le chemin des piquets de grève ce 19 mai.

La Fédération et ses syndicats ont conservé jusqu’au dernier moment le mystère quant aux endroits précis qui seraient bloqués. Dans la région, des piquets de grève ont été tenus devant les écoles Chanoine-Côté de Trois-Pistoles, Gérard-Collin de Témiscouata-sur-le-Lac, Notre-Dame-de-Grâce de Rivière-Bleue et Joly de Rivière-du-Loup.

Pour cette deuxième demi-journée de grève sur un mandat total de cinq jours, les syndiqués demandent, entre autres, une meilleure reconnaissance salariale pour tous les acteurs du réseau scolaire, qui sont en majorité des femmes (85 %).

«C’est à contrecœur que les professionnelles et les professionnels se résolvent à faire la grève et à bloquer des écoles. Ils ont évité de le faire précédemment parce que leur mission quotidienne et leur passion, c’est la réussite des élèves. C’est justement pour obtenir des conditions qui permettront de conserver et d’attirer des collègues professionnels en renfort en éducation qu'ils se battent aujourd’hui. Ils sont épuisés d’être trop peu nombreux à tenir les services aux élèves à bout de bras, et le gouvernement du Québec reste sourd à leur détresse», déplore Diane Bélanger, présidente du SPPEBSL-CSQ.

Le syndicat déplore également un important écart salarial du personnel qu’il représente comparativement à ses homologues de la fonction publique, du parapublic et du privé. Ce retard entraine de graves problèmes d’attraction et de rétention dans le réseau, dans tous les corps d’emploi, qui contribuent tous à la réussite des élèves et au fonctionnement de l’école.

«En choisissant d’apporter des correctifs salariaux visant seulement le groupe des enseignants, le gouvernement affaiblit le réseau de l’éducation dans son ensemble et crée des tensions dans les équipes de travail. Un profond sentiment d’iniquité se répand, et un vent de désaffection massive souffle sur les rangs du personnel professionnel. En procédant ainsi pour régler le problème de pénurie, le gouvernement en crée une autre chez les professionnels, et elle a des conséquences tout aussi dévastatrices pour les élèves. Soyons clairs : les enseignantes et les enseignants méritent leur augmentation de salaire. Soyons encore plus clairs : les professionnelles et les professionnels ne méritent pas moins», soutient Diane Bélanger. 

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