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1 mars 2021 - 06:02

Les 9 Centres de femmes du Bas-Saint-Laurent mobilisés pour une relance féministe

À l'aube du budget 2021-2022 du gouvernement du Québec, les neuf Centres de femmes du Bas-Saint-Laurent membres du regroupement, L’R des centres de femmes du Québec, annoncent fièrement leur appui à la Déclaration commune des centres de femmes pour une relance féministe rendue publique le 22 février 2021 dans le cadre de la Semaine d’action nationale des centres de femmes. De par leur appui, les 9 Centre-Femmes du BSL ont déposé la Déclaration commune lors de deux rencontres avec des élu.e.s provinciaux du Bas-Saint-Laurent.

Les administratrices, les travailleuses ainsi que des femmes participantes des Centres des Femmes du Témiscouata, du Ô Pays ainsi que les Centres-Femmes Catherine-Leblond et du Grand-Portage ont rencontré virtuellement le député provincial de Rivière-du-Loup–Témiscouata, Denis Tardif, le lundi 22 février dernier.

«La pandémie de la COVID-19 a affecté l'ensemble de l'humanité depuis le printemps dernier. Toutefois, nous ne sommes pas égaux devant la crise. Les personnes en situation de pauvreté, les personnes que la société racise, les personnes âgées et les femmes sont frappées de façon disproportionnée par la crise», mentionne Aline Denis, coordonnatrice du Centres-Femmes Catherine-Leblond, porte-parole pour la région.

Au cours de cette même Semaine d’action, les représentantes des Centres de femmes du Bas-Saint-Laurent ont également eu une rencontre virtuelle avec la députée de Côte-du-Sud, ministre déléguée au Développement économique régional et ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Ève Proulx, le mardi 23 février.

L’objectif de ces rencontres était d'échanger des impacts du contexte pandémique sur les conditions de vie et de travail que vivent les femmes de notre région. Les Centres de femmes ont ainsi présenté aux élu.e.s toute l’importance de centraliser la relance économique post-covid autour des enjeux des femmes. Quatre revendications principales ont été soulevées; donner la priorité à la santé et au bien-être des femmes; donner la priorité aux travailleuses ainsi qu'à leur communauté; renforcer la résilience pour prévenir de futures crises et leurs conséquences sociales; renforcer la solidarité et l'équité entre les communautés.

«Les Centres de femmes ont été au cœur de la pandémie : ils sont restés ouverts et mobilisés et ont rivalisé d’ingéniosité pour répondre aux besoins changeants des femmes», explique Mme Denis.
Afin de faire face aux enjeux émergents, les Centres de femmes du Québec et son regroupement national ont tenu des rencontres deux fois par mois auxquels ont participé chaque fois plus d’une centaine de travailleuses de partout au Québec. «C’est dans ce contexte que nous avons décidé de nous mobiliser contre une relance économique post-covid à saveur d’austérité, investissant uniquement dans les secteurs à prédominance masculine et destructrice de notre environnement et parce que nous voyions quotidiennement les impacts de la pandémie sur les femmes», poursuit la porte-parole.

Ainsi, depuis l’automne les Centres ont été impliqués – tout comme une large coalition d’organismes et de personnes représentantes de la société civile - dans diverses mobilisations s’opposant au projet de loi 66 et réclamant une relance juste, respectueuse de l’environnement et féministe.
La Déclaration commune est le fruit de réflexions, d’expertise et d’expérience terrain de centaines de travailleuses et du comité de L’R, En’Rayer le racisme systémique. Les femmes, particulièrement les femmes que la société racise, les femmes immigrantes, migrantes et autochtones sont surreprésentées dans plusieurs des domaines qui ont été durement touchés par la crise.

Les femmes ont aussi été plus nombreuses que les hommes à perdre leur emploi et les violences envers les femmes ont connu une hausse record durant la pandémie. Il est donc primordial que la relance s’attarde en priorité aux travailleuses ainsi qu’à la santé et au bien-être des femmes. On demande également au gouvernement de veiller à renforcer la résilience pour prévenir de futures crises et leurs conséquences sociales et renforcer la solidarité et l’équité entre les communautés.

 

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