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2 décembre 2020 - 14:20 | Mis à jour : 15:29

Service de traversier : une étude d’opportunité pour choisir entre Cacouna et Rivière-du-Loup

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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La Société des traversiers du Québec (STQ) estime qu’une étude d’opportunité en bonne et due forme s’avère nécessaire pour lui permettre de déterminer si le bateau NM Saaremaa 1 accostera au quai de Cacouna ou à celui de Rivière-du-Loup. «Nous devons faire le bon choix», a mentionné Stéphane Lafaut, président-directeur général de la STQ le 2 décembre en sol louperivois.

«Il y a du travail à faire, on veut la meilleure décision possible pour des décennies à venir (…) Ce n’est pas raisonnable de trancher à ce stade-ci», a ajouté M. Lafaut. Cette étude sera officiellement lancée au cours des prochaines semaines et ses conclusions devraient être connues au plus tard au printemps 2022.

Le gestionnaire a été précis sur un point, c’est le bateau NM Saaremaa 1 qui prendra la relève du NM Trans-Saint-Laurent. «Il est réellement le navire adéquat», a-t-il lancé. On sait que le bateau actuel est en fin de vie. M. Lafaut soutient qu’il pourrait faire les navettes jusqu’à ce que les travaux pour mettre en place le NM Saaremaa 1 soient complétés. À cet effet, la STQ devra conclure une entente avec la compagnie Clarke puisque le contrat actuel viendra à échéance le 31 décembre 2022.

«Nous avons de bonnes discussions avec Clarke», a-t-il précisé. La STQ tient à rassurer la population: cette étude ne causera pas d’interruption de service à la traverse. Le Trans-Saint-Laurent est en excellent état, selon M. Lafaut, et une solution temporaire pourrait être offerte avec le NM Saaremaa I au besoin.

Les deux sites envisagés pour le port d’attache dans la région du Bas-Saint-Laurent, soit Rivière-du-Loup et Cacouna, seront étudiés en profondeur. L’étude d’opportunité comprendra plusieurs volets, dont une étude des besoins et des exigences du projet, de même qu’une évaluation des deux scénarios au regard de leur faisabilité technique et technologique, des avantages-couts, des incidences humaines, organisationnelles et environnementales, des parties prenantes et de l’échéancier préliminaire. 

Une estimation préliminaire des couts de chaque scénario sera aussi incluse dans le mandat. Mais selon Stéphane Lafaut, la facture devrait être passablement au même niveau dépendamment du site. «Le cout serait comparable d’un site à l’autre. On parle de plusieurs dizaines de milliers de dollars», a-t-il indiqué. Un point négatif pour Rivière-du-Loup, M. Lafaut l’a bien identifié, c’est le faible niveau d’eau et la nécessité de faire du dragage. De plus l’ensablement se fait rapidement.

Des études socio-économiques seront également réalisées pour prendre la mesure des impacts locaux, régionaux et nationaux des scénarios envisagés à partir des deux sites. Les effets sur le tourisme régional seront aussi analysés.

Les scénarios envisagés comprendront également un allongement de la saison des traversées. «On veut bonifier la traverse avec une extension de la période», a mentionné le président-directeur général de la STQ. 
 

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3 réactionsCommentaire(s)
  • Bonjour
    Je ne vois pas comment le NM Saaremaa 1 pourrait être utilisé à Rivière -du-Loup pour remplacer le traversier actuel , car celui-ci est le navire de remplacement à Matane et à mon avis il doit le demeurer en permanence parce que le FA Gauthier n'e semble pas très fiable

    Jean-Eudes Leblanc - 2020-12-02 22:09
  • Tant qu'à faire, il pourrait arriver à Tadoussac?

    Suzanne Rouleau - 2020-12-02 14:41
  • Ce serait comme changer de place la traverse de Québec.

    Suzanne Rouleau - 2020-12-02 14:38