Publicité

12 novembre 2020 - 06:55

Le Bas-Saint-Laurent continue sa décroissance

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

L’Institut de la statistique du Québec a diffusé le 11 novembre 2020 la 12e édition du Panorama des régions du Québec. Pas surprenant, on y apprend que le Bas-Saint-Laurent continue sa lente décroissance démographique. Sa population est passée de 201 558 habitants en 2006 à 197 332 personnes en 2019.

Au KRTB, seule la MRC de Rivière-du-Loup enregistre une hausse d’habitants au cours de cette même période, passant de 33 581 à 34 710 personnes en 2019. La deuxième MRC en importance, le Kamouraska a vu sa population chuter de 22 163 habitants à 20 856. La MRC de Témiscouata est passée de 21 835 personnes en 2006 à 19 238 en 2019. La MRC des Basques a également subi une perte, soit de 9 480 habitants à 8 574 pour l’année 2019.

Le Bas-Saint-Laurent est l’une des trois régions ayant connu une diminution de sa population entre 2016 et 2019, quoique la baisse y a été de faible ampleur. On y retrouve presque autant de femmes (98 473) que d’hommes (98 849).

Une personne sur quatre (25,9 %) y est âgée de 65 ans et plus, ce qui en fait l’une des régions les plus âgées au Québec. Pour l’ensemble de la province, 19 % fait partie du groupe des 65 ans et plus. L’âge moyen de la population du Bas-Saint-Laurent est de 46,5. L’âge moyen au Québec est, quant à lui, de 42,4 ans en 2019. Le vieillissement démographique de la population québécoise est appelé à se poursuivre, en lien notamment avec l’augmentation de l’espérance de vie combinée à l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom des années 1946-1966.

En 2019, le taux d’emploi dans les régions du Québec se situe entre 44,3 % et 64,9 % (Capitale-Nationale). Le Bas-Saint-Laurent affiche un taux de 55,3 % tandis que la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est au dernier rang avec 44,3 %. Sur le plan foncier, trois des huit MRC de la région se classent parmi celles où la valeur moyenne des résidences unifamiliales est parmi les plus faibles au Québec, soit le Témiscouata (117 168 $), La Matapédia (120 064 $) et Les Basques (121 742 $). Sur le plan des investissements, la région est l’une des seules qui devraient connaître une hausse des dépenses en immobilisation en 2020 (+ 4,7 %), et ce, en dépit du ralentissement économique provoqué par la pandémie.

Le taux de chômage enregistré au premier semestre de 2020 (10.1 %) montre une détérioration du marché du travail régional comparativement à ce qu’il était lors du premier semestre de 2019 (7.0 %). Le taux de chômage pour l’année 2019 était en moyenne de 5.5 %, une baisse de 3.7 % si on le compare à celui de 2009 à 9.2 %.

En 2019, 17,5 % des Bas-laurentiens âgés de 25 à 64 ans détiennent un certificat, un diplôme ou un grade universitaire. À l’opposé, 18,2 % des personnes déclarent ne détenir aucun diplôme. Environ 15.9 % déclarent avoir un diplôme d’études secondaires comme plus haut niveau de scolarité et 24.8 %, un certificat ou un diplôme d’une école de métiers. Quelque 23.5 % ont un diplôme d’études collégiales (cégep).

Le revenu médian après impôt d’une famille (couple) était de 68 800 $ en 2017 comparativement à 75 210 $ pour l’ensemble du Québec.

Finalement, la région comptait 1 277 véhicules électriques en mars 2020, soit 500 de plus qu’en 2019. L’augmentation observée, de l’ordre de 70 %, est plus importante au Bas-Saint-Laurent que dans l’ensemble du Québec (+ 60 %).

 

 

 

Publicité


Publicité

Commentez cet article