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30 octobre 2020 - 06:54

Adaptation et résilience dans les écoles

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Ce n’est pas un secret, le quotidien du personnel des établissements scolaires du Québec est pour le moins chamboulé cet automne en raison de la pandémie de COVID-19. Les élèves sont aussi au cœur de ce tourbillon, eux qui doivent adopter de nouvelles habitudes et surtout respecter de nouvelles responsabilités. 

Dans le cadre de la Semaine québécoise des directions d’établissement scolaire, Info Dimanche s’est entretenu avec Yves Ouellet, directeur des écoles primaires de Cacouna et Saint-Arsène qui comptent toutes les deux plus de150 élèves. Il témoigne des défis qui accompagnent le personnel des écoles depuis quelques semaines déjà et surtout des efforts continus réalisés avec les élèves afin de garder les établissements scolaires sécuritaires.  

«Nos équipes sont au front», témoigne M. Ouellet pour décrire la situation actuelle dans les écoles. Une image forte, évocatrice. «Disons qu’il faut être proactifs pour relever les défis qui se présentent», poursuit-il au sujet de son rôle et de celui de ses confrères et consœurs de travail. 

Depuis la fin de l’été, plusieurs changements ont été réalisés dans les milieux scolaires afin d’assurer un retour adéquat des élèves dans un contexte tout à fait unique. Les changements au niveau des vestiaires, la revue des déplacements dans les couloirs, la délimitation de la cour de récréation et la gestion des bulles-classes à l’école et au service de garde n’en sont d’ailleurs que quelques exemples. 

Au quotidien, les équipes doivent faire preuve d’adaptation et de résilience devant les nombreuses mesures d’hygiène, de distanciation physique et de minimisation des contacts demandées. Heureusement, jusqu’ici, «l’effort collectif» des membres du personnel, combiné à la «très bonne» collaboration des parents et des élèves, porte fruit. 

«Les enseignants prennent vraiment leur rôle à cœur et je leur lève mon chapeau. Non seulement ils appliquent les règles, mais ils ont pris le temps de les expliquer aux élèves, de leur faire comprendre pourquoi c’est important de respecter les consignes et de leur démontrer les avantages de faire les bons gestes», note le directeur, soulignant que les profs ont aussi dû conjuguer avec les trois mois d’école manqués au printemps dernier en s’assurant de réviser la matière qui n’avait pas été enseignée. 

«Nos enfants, dans nos milieux, vont relativement bien. Évidemment, ils aimeraient sauter dans les bras de leurs amis d’autres niveaux, mais ils comprennent parce qu’on a pris le temps de leur expliquer pourquoi on agissait ainsi. Je suis très fier de ce que je vois dans mes écoles», ajoute-t-il. 

À la direction, Yves Ouellet vit naturellement lui aussi un automne hors de l’ordinaire. Actuellement, une partie de son rôle est d’être à l’écoute des besoins de son personnel. Il mentionne aussi avoir une belle collaboration du Centre de services scolaires Kamouraska-Rivière-du-Loup. 

«Comme direction, on reste à l’affût. Je me demande sans cesse comment est-ce que je peux enlever un peu de pression aux enseignants, comment en prendre sur ma charge afin qu’ils passent au travers […] Leur mandat, c’est l’enseignement. Le reste, c’est à nous, comme direction, de leur donner un coup de main et d’aller chercher des ressources pour améliorer leur quotidien. On ne peut pas demander plus aux enseignants présentement, il faut faire autrement», partage-t-il, soulignant d'ailleurs qu’une semaine de relâche, en novembre, aurait été bénéfique cette année pour permettre aux membres du personnel de «recharger leur batterie».

Yves Ouellet mentionne aussi que le recrutement de personnel, autant à l’école qu’au service de garde, est un enjeu d’actualité pour lui. Actuellement, il compte sur les ressources nécessaires pour offrir tous les services aux élèves, mais assure que quelques cas de maladie, ou une éclosion de COVID-19, pourraient venir compliquer le portrait. 

«Disons que je suis sur la ligne. Si la situation était pour s’aggraver […] on devrait être ingénieux», confie-t-il. C’est aussi pour cette raison qu’il estime que le domaine de l’éducation doit se renouveler et tâcher de redevenir attractif (voir autre texte).  

Depuis le début de la pandémie, les écoles de Cacouna et Saint-Arsène, comme plusieurs autres du territoire, ont été épargnées par la COVID-19. Yves Ouellet et ses équipes ne tiennent cependant rien pour acquis et assurent une vigilance accrue. 

Ce lundi 26 octobre, la direction et les enseignants ont utilisé une journée pédagogique afin d’effectuer des simulations pour vérifier les consignes à suivre et se préparer en cas d’éclosion. Ils ne veulent rien laisser au hasard pour assurer la sécurité au sein de leurs milieux scolaires. 

 

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