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11 septembre 2020 - 06:59 | Mis à jour : 11:04

Une pause forcée suivie d’une augmentation des heures de répit pour le CAPAB

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Récipiendaire d’un don de 50 000 $ en décembre 2019 au concours philanthropique d’iA Groupe financier, le Centre d’aide aux proches aidants des Basques (CAPAB) a dû respecter une pause forcée en raison de la COVID-19. Le projet de répit hors domicile pour les proches aidants a aussi été mis sur la glace, le temps que la situation se stabilise. Les besoins, eux, sont grandissants.

«En raison de la pandémie, nous avons dû arrêter le répit à domicile pendant deux mois. Le conseil d’administration s’est réuni et a décidé de redémarrer ce volet le 1er juin dernier», explique le directeur du Centre d’aide aux proches aidants des Basques, Guillaume Côté-Philibert.

De juin à aout, quatre préposées du CAPAB ont offert 1 030 heures de répit à domicile à 14 proches aidants différents dans huit municipalités de la MRC des Basques. La bourse de 50 000 $ remise par iA Groupe financier a permis à elle seule d’offrir 415 heures de répit à domicile pour 6 proches aidants différents dans 6 municipalités de la région des Basques.

«Dernièrement, on est allé à Saint-Éloi pendant trois jours. Deux employées se relayaient afin de couvrir des périodes de 24 heures pour offrir un répit de longue durée à une proche aidante. C’était grâce au soutien financier du iA Groupe financier», illustre M. Côté-Philibert.

RÉPIT À DOMICILE

Le répit à domicile offert par le CAPAB vise à assurer une présence et une surveillance sécurisante auprès des personnes aidées (souvent atteintes de problèmes cognitifs) afin que les proches aidants puissent partir et prendre une pause l’esprit tranquille. Les préposées vont par exemple les aider à se déplacer, préparer des petits repas, participer à des activités de loisir, faire des soins d’hygiène partiels, réaliser les petites tâches du quotidien et assurer la prise de médicaments, par exemple.

Malgré l’arrêt du service de répit à domicile pendant le confinement, le soutien psychosocial s’est poursuivi à distance par téléphone et des groupes d’entraide virtuels ont été formés afin de permettre aux proches aidants d’échanger entre eux. «Le CAPAB a continué sa mission tout au long du confinement, il est toujours resté ouvert», ajoute le directeur, Guillaume Côté-Philibert.

Au cours des derniers mois, l’organisme a noté une augmentation des références par le CLSC. Il accueille présentement les contrecoups créés par le confinement. «Des proches aidants qui n’habitent pas avec les personnes aidées ont vécu un grand sentiment d’impuissance, ce qui a engendré une nouvelle forme de détresse. J’ai aussi constaté une accélération de la perte de capacités physiques des ainés parce qu’il était moins possible pour eux de bouger et d’être actif. La charge des proches aidants a été intensifiée. Être privé des activités qui nous font du bien ou séparé de son conjoint des 60 dernières années, de sa famille, peut créer un état dépressif ou une détresse psychologique. Ce n’est pas quelque chose qui disparait deux jours après le déconfinement, mais plutôt avec un suivi à plus long terme», explique l’agente de relations humaines du CAPAB, Isabelle Blouin. Le soutien psychosocial offert par l’organisme et les différents acteurs du système de la santé aidera selon elle la communauté à se relever avec résilience.

NOUVEAU PROJET À TROIS-PISTOLES

Le don du iA Groupe financier servira aussi à mettre en place un volet de répit hors domicile, bien que des délais de quelques mois se soient ajoutés. Le projet devait débuter le 1er avril, mais cette date s’est trouvée en plein cœur du confinement lié à la COVID-19. Le CAPAB souhaite trouver un endroit chaleureux situé près des locaux du Beaulieu commun à Trois-Pistoles afin d’accueillir les proches aidants pour des périodes de répit allant de trois heures à trois jours consécutifs, selon leurs besoins. «Quand un proche aidant demande un répit, c’est souvent parce qu’il est à risque d’épuisement. On considère que c’est légitime», précise Guillaume Côté-Philibert. Le CAPAB est présentement en période de recrutement afin d’engager un ou deux employés supplémentaires pour répondre aux besoins de la communauté des Basques, grâce à l’implication de ses bailleurs de fonds. En fonction du nombre de préposés disponibles et de l’évolution de la situation sanitaire, le volet de répit hors domicile pourrait être démarré en octobre 2020. Un autre volet, celui d’offrir un programme de formation aux proches aidants, sera réactivé quand le conseil d’administration du CAPAB jugera que la situation sanitaire est sécuritaire.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Très beau projet et que le gouvernement continu a vous aidez merci.

    Ginette Belzile - 2020-09-14 11:29