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27 août 2020 - 06:54

Du 1er au 30 septembre : un Défi Everest bien différent

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le Défi Everest 2020 est bien différent en cette année de pandémie. Pas de rassemblement de 1000 grimpeurs dans la côte St-Pierre de Rivière-du-Loup, les participants ont du 1er au 30 septembre pour faire les 150 montées nécessaires pour atteindre le sommet de l’Everest (8 848 mètres).

«En fait, les gens peuvent encore s’inscrire et ce pendant tout le mois de septembre, que ce soit en équipe ou individuellement», a mentionné le fondateur du Défi Everest, Yvan L’Heureux. Les participants pourront accumuler des montées au rythme qui leur convient pendant cette période.

«Le Mois de l’Everest Catherine Thériault», nommé en l’honneur d’une partenaire et donatrice sans qui l’activité n’aurait pu être tenue cette année, répond à nouveau à deux objectifs, le premier de favoriser la pratique de l’activité physique et le second de permettre à des organismes de recevoir des dons. «On n’a pas l’engouement de l’an passé, mais on pense que ça va prendre de l’élan», a indiqué M. L’Heureux. Bien sûr, le rassemblement de l’après-midi du vendredi pour les élèves des écoles de la région n’a pas lieu également cette année.

Les milieux hôtes du Défi Everest comme Rivière-du-Loup, Témiscouata-sur-le-Lac, La Pocatière, Rimouski, Edmundston et Sherbrooke, ont donc adopté le principe virtuel d’accompagnement. Les grimpeurs accumuleront les montées et pourront surveiller leur progression, et celle de leur équipe, grâce à une toute nouvelle application mobile mise à leur disposition. Chaque fois qu’un grimpeur terminera quelques montées, il pourra les comptabiliser dans cette application. «Ce virage virtuel était planifié dans deux ou trois ans, nous sommes en avance», a noté M. L’Heureux.

«Des participants ont planifié toutes sortes de façons d’atteindre leur sommet. C’est un beau défi à se donner à soi-même et énergisant de le réaliser en groupe. Et cela demeure tout de même une façon de se rassembler», a souligné Yvan L’Heureux.

Toutes les équipes inscrites devront effectuer une levée de fonds dont les dons seront remis à 100 % à l’organisme de leur choix. L’organisation a d’ailleurs décidé de retirer le plafond minimal de 100 $. Tous les dons seront acceptés, quels qu’ils soient. Rappelons qu’après les 7 premières éditions, l’organisation du Défi Everest a remis plus de 1 M$ à plus de 400 organismes. Pour ce concept revisité du Défi Everest, le montant d’inscription a aussi été revu à la baisse et fixé à 10 $, et ce, pour tous les participants, jeunes comme moins jeunes.

UN ULTRA À RIVIÈRE-OUELLE

C’est sur le site du Camp Canawish, dans la municipalité de Rivière-Ouelle, que se tiendra la première édition du Big Wolf’s Backyard Ultra à compter du 26 septembre prochain. Yvan L’Heureux est également l’instigateur du défi. «Au départ, nous avions 125 participants représentant 6 pays. Puisque les compétiteurs étrangers ne peuvent pas venir en raison de la pandémie, nous aurons 70 coureurs, tous du Québec», a précisé M. L’Heureux. «Nous sommes heureux d’avoir pu nous adapter et trouver des solutions. C’est un tour de force pour l’organiser, on est content», a-t-il ajouté.

La course, qui fait partie d’un réseau d’évènements du genre, déterminera non pas qui est le coureur le plus rapide, mais celui qui est le plus endurant. Toutes les heures, les quelque 70 coureurs prendront le départ d’une boucle de 6,7 km, qu’ils devront faire et refaire, toujours à l’intérieur d’un délai de 60 minutes. Les coureurs qui ne se présentent pas à la ligne de départ à l’heure précise sont disqualifiés. L’événement se termine seulement lorsqu’un seul et dernier coureur reste en piste et complète un dernier tour seul. Et ce, peu importe combien de temps cela prendra…

En plus d’un montant de 3000 $ qui a été remis à la Fondation du Défi Everest grâce à la vente de dossards caritatifs, l’organisation du Big Wolf’s Backyard remettra également 2000 $ au Camp Canawish pour les soutenir dans leur mission. Cette dernière est d'offrir à une clientèle vivant avec une problématique de limitation intellectuelle, physique et/ou socio-affective des séjours en camp de vacances dans un environnement naturel et humain de qualité.

 

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