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21 août 2020 - 06:59

La saison touristique donne un répit aux hôteliers

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

À la mi-mars des suites de la pandémie, les hôteliers ont vu leur chiffre d’affaires fondre comme la neige au sol. La saison touristique leur donne un répit très intéressant mais les difficultés pourraient les rattraper à nouveau cet automne.

«C’est meilleur que ce qu’on avait prévu. Ce soir (14 aout) et demain, nos 301 chambres sont réservées. Sur semaine, nous avions plus de 250 chambres occupées. C’est très bon, même excellent», a mentionné Gilles Lortie, propriétaire de l’Hôtel Universel de Rivière-du-Loup. «On a des touristes québécois comme on en a jamais vu, mais début septembre ils vont retourner au travail», a-t-il précisé.

M. Lortie a rappelé que les touristes internationaux sont absents cette année puisqu’ils ne peuvent pas voyager. «Nous avions 162 autobus internationaux réservés, à 25 chambres par autobus, ç’a tout été annulé», a souligné M. Lortie, C’est d’ailleurs en partie l’absence de cette clientèle qui fera mal aux établissements hôteliers cet automne, puisqu’ils sont davantage présents en septembre et octobre.

L’industrie des congrès est également tombée à plat avec la COVID-19. «Les congrès sont reportés en 2021, 2022 et 2023, ça devrait se replacer à moyen terme», a mentionné Gilles Lortie. L’hôtelier prévoyait en recevoir un en novembre prochain, plus petit. «Avec la distanciation physique, ça prend des grandes salles pour recevoir 250 personnes», a-t-il souligné.

«Ça ne devrait pas être aussi pire que le printemps dernier», a mentionné M. Lortie en pensant aux prochains mois.

PRESTATION CANADIENNE D'URGENCE

En plus d’une baisse drastique de la clientèle des mois de mars à juin, les hôteliers ont également été confrontés à l’absence massive de leurs employés au moment où ils en avaient le plus besoin, soit en juillet et aout. «Nous avions 216 employés en mars, nous sommes tombés à huit. 208 se sont tournés vers la PCU (Prestation canadienne d’urgence)», a souligné l’homme d’affaires.

«Plusieurs sont revenus pour nous aider cet été, mais plusieurs ont dit non. Nous avons réussi à offrir le service, des préposés aux salles ont fait des chambres. Joanna (sa fille et directrice générale) a fait des chambres toute la semaine. On s’en tire la broue dans le toupet», a expliqué le propriétaire. Selon Gilles Lortie, la PCU n’a pas aidé les entreprises touristiques en juillet et aout. «On a un problème de main-d’œuvre, notre personnel est sur la PCU», a-t-il lancé.

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