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19 août 2020 - 06:59 | Mis à jour : 10:04

Le Club d’arts martiaux de Trois-Pistoles ferme ses portes

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

En lien avec la pandémie, le Club d’arts martiaux de Trois-Pistoles a dû se résoudre à demander sa dissolution. Il était devenu impossible pour l’organisme de poursuivre son implication auprès des jeunes en raison des contraintes financières et logistiques, selon le président du Club, Claude Lapointe.

«Je me suis impliqué par amour des arts martiaux. Je vais peut-être reprendre les cours en tant que travailleur autonome. La pandémie a donné le coup de grâce à notre organisme […] Si quelqu’un veut investir, on ne demande pas mieux», témoigne M. Lapointe. Depuis quatre ans, les administrateurs du Club d’arts martiaux de Trois-Pistoles s’impliquent bénévolement pour tenir cet organisme à flot.

Claude Lapointe pratique les arts martiaux depuis 39 ans et il veut continuer de transmettre sa passion sans que cette mission ne devienne trop lourde et compliquée à porter. «Les arts martiaux donnent de la confiance et de l’assurance, surtout pour les jeunes qui peuvent être victimes d’intimidation à l’école. Je les enseigne depuis 21 ans et ça fait grandir les jeunes, ça laisse une trace toute la vie. On fait de la méditation avant et après chaque cours. Ils apprennent que leur pire ennemi, c’est eux-mêmes, à gérer comment ils abordent différentes situations au quotidien. Certains partent dans la vie avec des prises, une mère qui consomme de la drogue, un père alcoolique. Ça permet de raccrocher des jeunes qui sont en difficulté», explique Claude Lapointe.

Fondé le 17 aout 2016, cet organisme sans but lucratif comptait entre 15 et 20 inscriptions par session. Les cours ont dû être mis sur pause en mars dernier en raison de la COVID-19. Le gouvernement du Québec n’a d’ailleurs pas encore donné son accord pour la reprise des sports de combat, ce qui ajoute au climat d’incertitude qui pesait déjà sur le Club d’arts martiaux de Trois-Pistoles. Faire respecter les règles de la santé publique devenait un casse-tête : les parents doivent porter le masque, les enfants de moins de 10 ans en sont exemptés, effectuer la désinfection des lieux, faire respecter la distanciation sociale.

L’implication des Chevaliers de Colomb de Trois-Pistoles permettait à l’organisme d’obtenir du financement et de poursuivre ses opérations. Avec 600 $ en banque, des obligations telles que le loyer et les frais d’Hydro-Québec à respecter, le conseil d’administration a dû prendre la difficile décision de dissoudre l’organisme.  

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