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17 août 2020 - 06:55 | Mis à jour : 11:16

À la recherche des roches colorées du KRTB 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Pour certains, les roches n’ont aucune valeur, aucun intérêt. Pour d’autres, elles sont de véritables petits trésors à découvrir. C’est d’autant plus vrai quand elles sont colorées, personnalisées et qu’elles sont retrouvées à des dizaines de kilomètres de la maison. Parlez-en aux membres du groupe Facebook «Roches cool au BSL». 

La petite communauté grandit de jour en jour, sur les réseaux sociaux. Au moment d’écrire ces lignes, début aout, près de 300 personnes utilisaient la plateforme et le jeu pour passer du temps à l’extérieur et exercer leur créativité. Pour plusieurs, les pierres sont les vedettes de l’été. 

«Roches cool au BSL est un projet à but non lucratif incluant l’art, l’exploration, l’activité physique et l’enseignement des valeurs telles que la gentillesse, le partage et la générosité», décrit l’instigatrice, Sophie Thériault. 

En réalité, l’initiative propose une petite chasse au trésor ludique à travers les municipalités du KRTB et du Bas-Saint-Laurent. Les membres sont invités à partir à la recherche de petites roches colorées minutieusement cachées à différents endroits sur le territoire. On les retrouve dans les parcs, dans les endroits touristiques, sur le pavé de l’église ou sur les berges du fleuve, par exemple. 

Les créateurs des pierres sont les participants eux-mêmes, invités à s’inspirer des formes uniques des cailloux et à laisser parler leur imagination à l’aide de produits écoresponsables (peinture, marqueurs, vernis, etc.). Ils peuvent ensuite laisser leurs œuvres où bon leur semble, espérant qu’elles seront trouvées, puis déplacées, remplacées ou simplement gardées. 

«Il n’y a pas de règle, mais on invite les gens à les déplacer avec eux pour qu’elles soient retrouvées par une autre personne. Ils peuvent même la faire voyager à travers la province, le pays ou même le monde», lance Sophie Thériault, soulignant que chaque roche est identifiée avec le nom du groupe, permettant à ceux et celles qui les découvrent d’en apprendre plus sur le projet s’ils ne le connaissent pas.  

«Je propose aussi aux participants de prendre la roche trouvée en photo et de faire une publication sur Facebook et Instagram en indiquant où ils l’ont trouvé. Ils peuvent même donner un indice sur le secteur où leur roche est cachée afin d’inciter les gens à chercher», poursuit-elle. 

ACTIVITÉ LUDIQUE

Sophie Thibault a découvert ce nouveau concept il y a deux ans aux Iles-de-la-Madeleine et elle a accroché tout de suite. Cet été, au début juillet, elle a décidé de le transposer à la région et de lancer les pages sur les réseaux sociaux. Rapidement, elle y a constaté un intérêt. 

«Ça coute ne pas grand-chose et les enfants sont émerveillés quand ils découvrent une roche de couleur. Tout le monde adore ça, tout le monde embarque et ce n’est que du positif.» 

«Roches cool au BSL» s’adresse aux plus vieux comme aux plus jeunes. Tout le monde y trouvera son compte, assure Mme Thériault. «Et on a pas besoin d’être un artiste. On peut écrire un simple mot positif, une petite pensée, dessiner un soleil, et le tour est joué.»

Attention : croire que les roches cool sont nées au Québec serait une erreur. Le jeu a déjà fait fureur à Hong Kong et aux États-Unis, notamment. Dans la Péninsule acadienne, le mouvement est très populaire depuis 2017 et rassemble plusieurs milliers d’adeptes toujours actifs. 


 

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