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18 juillet 2020 - 06:53

Patric Nadeau : créer sa chance

Lydia Barnabé-Roy

Par Lydia Barnabé-Roy, Journaliste

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En se promenant sur la rue Lafontaine, à la Pointe, à l’extérieur de Rivière-du-Loup ou même dans le confort de son foyer, impossible de ne pas remarquer les œuvres de Patric Nadeau. Quand il n’est pas sur la route, il enjolive les réseaux sociaux avec ses photos de couchers de soleil et de paysages. Avec la pandémie, le photographe s’est créé une boutique en ligne afin de répondre à la demande d’impression de ses clichés à couper le souffle.

Patric Nadeau, qui avait l’habitude de faire des séances photo tous les jours, s’est vu réduire son horaire de moitié avec la COVID-19. Avec le report des mariages et l’annulation de plusieurs évènements en raison de l’interdiction des grands rassemblements, son temps libre s’est multiplié et lui a permis de développer ses produits sur son site Web.  «Avec la situation assez unique que l’on vit, [le travail] a beaucoup diminué du côté commercial, mais d’un autre côté, j’ai vendu plus de photos que jamais, ce qui a compensé», confie-t-il.

Ce dernier a observé une augmentation drastique de ses ventes d’impressions, alors qu’auparavant la demande était beaucoup plus faible. «Tout gérer est devenu vraiment imposant, mais c’est un beau problème auquel je ne m’attendais pas, avoue le photographe. Ç’a porté fruit. Je me sens privilégié de pouvoir vivre de ma passion.» Son temps libre lui permet de prendre de nouveaux clichés à des endroits différents pour découvrir la région et pour essayer, parfois, de répondre aux requêtes des gens qui souhaitent immortaliser un lac ou un paysage en particulier. Plusieurs de ses clients se situent dans la région, mais avec son expérience et ses réseaux sociaux, sa clientèle commence à s’élargir à travers le Québec. Certains trouvent tout simplement les paysages magnifiques, d’autres ont des racines dans le coin et veulent un souvenir. «Ils aiment ça avoir un bout du Bas-Saint-Laurent chez eux», explique-t-il. Pour lui, être la personne qui confère une nostalgie à ses clients est gratifiant.

COUCHERS DE SOLEIL ET PAYSAGES

Sur les réseaux sociaux du photographe, sa signature saute aux yeux. Les couchers de soleil et paysages de Rivière-du-Loup, Cacouna, Notre-Dame-du-Portage, Témiscouata-sur-le-Lac, Pohénégamook et de nombreux autres coins de paradis s’étendent sur l’écran. Les photos prises des airs et les panoramiques font partie du lot et impressionnent les internautes. Avec son drone, il apporte de la diversité dans sa photographie. Ses clients se retrouvent donc avec des choix d’angles et de perspectives de tout horizon pour accrocher dans leur maison.

Ce que Patric trouve beau dans les couchers de soleil, «ce sont les couleurs qui ressortent dans les nuages : l’orange, le rouge. Ce n’est pas spectaculaire, c’est magique. C’est quelque chose qui ne se produit pas souvent, et c’est encore plus apprécié quand ça se passe.»

La difficulté dans ce type de photo réside dans la rareté du ciel à s’enflammer : «Ça n’arrive pas fréquemment et, en plus, il faut être là avant que le paysage ne se colore pour se dénicher une place. Ça ne dure pas longtemps, entre cinq et dix minutes seulement. Si tu n’es pas déjà paré, tu le manques. C’est frustrant aussi parce que de nombreuses fois, aucune couleur ne se pointe à l’horizon, alors que l’on pensait que ce serait beau. Il faut être chanceux, mais il faut créer sa chance en y allant à plusieurs reprises, en se choisissant préalablement un emplacement et en étant prêt à l’avance» explique Patric Nadeau.

S’il avait un conseil à donner à un photographe amateur qui veut réussir sa photo de paysage, c’est d’explorer. L’important, ce n’est pas la caméra, mais bien un bel endroit avec un décor intéressant qui rend la composition du cliché unique. Découvrir des lieux et essayer de trouver ce qui fera que l'image se démarquera est la clé. «L’appareil est un luxe. C’est sûr qu'on aime avoir du plus haut de gamme, mais ça reste que s’il n’y a rien de joli dans la photo, la caméra ne l’habillera pas», laisse tomber Patric.

SES DÉBUTS

Le photographe a découvert la photo vers 26 ans en aidant un ami à apprendre à utiliser sa nouvelle caméra. Il a fait des recherches, puis en comprenant le fonctionnement de l’appareil, son amour pour la photographie est né.

Avant d’être travailleur autonome et de vivre de sa passion, il était machiniste en usine à l’extérieur de la région. Il est revenu pendant la crise de 2017, car l’entreprise pour laquelle il travaillait allait fermer ses portes. Pendant cet été-là, il avait assez de travail avec sa photographie pour subvenir à ses besoins. Il a pris le taureau par les cornes et il s’est ensuite lancé. «Je me suis dit que j’allais voir ce qu’il adviendrait après l’été pour décider si j’allais continuer à vivre de la photo et ça a marché. Je suis arrivé au bon moment», se souvient Patric. C’est important d’essayer, de créer sa chance», répète-t-il.

 

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Moi ta tante je suis fier de toi ainsi que toute la famille. Après tout ces efforts accomplis. Tu reçois la récompense de ton dur travail. Bravo

    Marthe Nadeau - 2020-07-18 21:35
  • Ont est fiere de toi cousin, continue tu fait du bon travail. Tu la pas toujours eu facile, mais la tu semble épanouie.

    Carl Beaulieu - 2020-07-18 20:21