Publicité

2 mai 2020 - 06:59

Hausse de prix médian de 24 % pour une résidence unifamiliale dans l’agglomération de Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

En excluant les régions métropolitaines, l’une des plus fortes hausses de prix médian au Québec pour une résidence unifamiliale a été enregistrée dans l’agglomération de Rivière-du-Loup, avec une augmentation de 24 % pour le premier trimestre de 2020, se chiffrant à 185 500 $. Cette donnée est l’un des éléments importants du baromètre de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec.

L’agglomération de Rivière-du-Loup comprend les municipalités de Saint-Arsène, Cacouna, Rivière-du-Loup, Saint-Modeste, Notre-Dame-du-Portage et Saint-Antonin. Deux autres agglomérations ont connu des hausses plus fortes de prix pour l’unifamiliale au Québec, il s’agit de Mont-Tremblant (+32%) et de Sainte-Adèle (29%). D’après le directeur de l’analyse du marché de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, Charles Brant, un ensemble de facteurs peuvent faire augmenter le prix des résidences à long terme. «L’économie québécoise qui fonctionnait à plein régime depuis les trois dernières années a profité à toutes les régions dont le Bas-Saint-Laurent. La conjoncture mondiale favorable a fait baisser le prix des matières premières, en plus des taux d’intérêt relativement bas», explique-t-il.

Les investissements gouvernementaux majeurs dans les infrastructures dans la région comme les routes a de quoi rassurer et donner la confiance pour investir. «Depuis quelques années, le Bas-Saint-Laurent se distingue avec son tissu économique de petites et moyennes entreprises vraiment florissant», ajoute M. Brant.

Beaucoup de transactions sur le marché immobilier de l’agglomération louperivoise, elles se chiffrent à 22 714 milliers de dollars en hausse de 58 % pour ce premier trimestre de 2020, et une augmentation du nombre de ventes créent une baisse de l’offre et des inscriptions pour les courtiers. Les acheteurs se retrouvent donc devant moins de choix et plus de convoitise, ce qui fait monter les prix. «Il faut faire attention parce que ça peut fluctuer rapidement, l’inventaire n’est pas très grand. L’impact de ventes de propriétés est plus important sur les données de l’agglomération de Rivière-du-Loup et cela peut créer de la volatilité», précise Charles Brant.

Le délai de vente moyen dans l’agglomération de Rivière-du-Loup a connu une forte baisse de 55 jours au cours du premier trimestre de 2020, avec une moyenne de 106 jours. Les effets de la COVID-19 ne se font pas sentir pour les données du premier trimestre de 2020 de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec.

«Avec près de 28 000 transactions (+18 %), le premier trimestre de 2020 marquera le sommet du marché de la revente au Québec. Cela contrastera avec un brutal repli attendu au deuxième trimestre du fait de l’application de mesures sanitaires de distanciation sociale et de la suspension des activités économiques dites non essentielles imposées par le gouvernement », fait remarquer Julie Saucier, présidente et chef de la direction de l’APCIQ. Malgré tout, M. Brant croit que le marché immobilier de l’agglomération de Rivière-du-Loup est en bonne posture pour passer à travers la crise dans trop de déséquilibre sur le marché.

En bref pour le 1er trimestre de 2020 dans l’agglomération de Rivière-du-Loup :

  • 113 ventes résidentielles (+28%)
  • 137 nouvelles inscriptions (-12%)
  • 228 inscriptions en vigueur (-19%)
  • Le prix médian d’une résidence unifamiliale dans l’agglomération louperivoise est de 185 500$ (+24%) alors que le prix moyen se chiffre à 201 752 $ (+19%).

Publicité


Publicité

Commentez cet article