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3 janvier 2020 - 06:54 | Mis à jour : 07:40

Une année de défis pour Michel Lagacé

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Quel que soit le chapeau qu’il a porté, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup ou président de la SÉMER, Michel Lagacé a fait face à des défis importants ces douze derniers mois. Malgré tout, c’est avec positivisme et enthousiasme qu’il s’apprête maintenant à entamer une nouvelle année.

Le futur de l’usine de biométhanisation, opérée par la Société d’économie mixte et d’énergie renouvelable, est sans doute l’un des sujets qui a fait le plus souvent partie de l’actualité en 2019. L’année a été marquée par la décision de miser sur la production de gaz comprimé, par les doutes et les demandes répétées envers les états financiers, ainsi que par la récente hausse de la tarification pour les municipalités. 

«Il est clair que la SÉMER a vécu des défis ces derniers mois, a convenu Michel Lagacé en décembre. Mais je crois, sans l’ombre d’un doute, que 2019 aura été la dernière année où il y avait davantage d’incertitudes que de certitudes dans le cas de la SÉMER. L’année 2020, pour moi, sera celle de la certitude.»

Malgré les embuches du passé, M. Lagacé a confiance en l’avenir. Les prochains mois devraient en théorie permettre à l’usine de biométhanisation d’aller de l’avant dans le dossier du gaz comprimé avec Énergir, même si la décision du gouvernement du Québec quant à la demande d’aide financière, primordiale, se fait toujours attendre.

«Si nous n’avons pas de réponse dans les trois premiers mois de l’année, je vais devenir plus impatient, mais je comprends que le gouvernement veut être confortable quant à la demande que nous avons faite. S’assurer d’une réponse tangible et positive de sa part, c’est notre priorité numéro 1», affirme le président de la SÉMER. 

Michel Lagacé croit aussi que la nouvelle année permettra à l’usine de biométhanisation de traiter davantage de tonnes de matières organiques. S’il reste encore beaucoup de travail de sensibilisation à effectuer auprès des citoyens afin qu’ils mettent l’épaule à la roue, M. Lagacé croit que les matières provenant du secteur privé sont appelées à augmenter. 

«Nous sommes en discussions avec des territoires de MRC, des villes et des partenaires privés. Dans le cas des partenaires privés, ils ont des tonnages importants à portée de main. Actuellement, nous sommes en discussion intense avec un entrepreneur et si ça se concrétise, on parle de plusieurs milliers de tonnes qui vont rentrer à la SÉMER», a-t-il déclaré. 

MRC DE RIVIÈRE-DU-LOUP

Comme préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé retiendra des derniers mois tout le travail qui a permis l’adoption du récent schéma d’aménagement et de développement révisé et le dépôt officiel d’une demande de zone d’innovation au ministère de l’Économie et de l’Innovation.

À propos du schéma d’aménagement et de développement révisé, M. Lagacé souligne qu’une collaboration efficace a été mise en place avec le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation depuis le printemps dernier, moment où ce dernier avait demandé des corrections et des précisions à ce sujet. «On a eu une excellente collaboration avec les gens du ministère et nos ressources ont beaucoup travaillé […] Tout a été validé. C’était important de mettre ce dossier-là derrière nous avant de tomber en 2020, par respect pour les communautés, par respect aussi pour l’équipe de l’aménagement du territoire. C’est le cadeau mutuel qu’on s’est offert avant la période des Fêtes», a-t-il souligné.

Quant à la création d’une zone d’innovation sur le territoire de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé se fait optimiste et enthousiaste. «Nous avons déposé aux noms des collaborateurs une demande présentant l’ensemble de l’œuvre, tous les projets qui ont été identifiés par les partenaires privés et les partenaires publics, au gouvernement. Nous sommes très très fiers de cela. Quand on pourra en parler plus amplement, les gens de la région seront aussi très fiers du travail réalisé.»

Enfin, Michel Lagacé se réjouit de constater que la dernière année a de nouveau prouvé que la région était chanceuse de pouvoir compter sur des gisements éoliens de qualité avec les parcs Nicolas-Riou et Viger-Denonville, Roncevaux. Les importants revenus récoltés en millions, dit-il, ont de quoi donner des sourires aux municipalités actionnaires. 

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Bonjour Monsieur Lagacé, Pour ce qui est de souhaiter à ce que les citoyens mettent davantage l'épaule à la roue en matière de récupération de matière putrécibles, moi je vous dirais qu'il faudrait commencer par vous assurer que toutes les municipalités vous supportent pour une collecte hebdomadaire VS aux 2 semaines... Personnellement, je nous considère extrêmement patient, mais je peux vous dire que je n'ai pas beaucoup de voisins qui le sont et les petits verres blancs sont tout simplement dégueulasses... La collecte à la semaine ferait toute la différence... À vous de choisir!

    Bob - 2020-01-03 14:39