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6 décembre 2019 - 06:00

Avec 30 % de rejet, Acti-Familles se dit performante à La Braderie

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Jane Breton, directrice générale, et Ginette Michaud, présidente, ont répliqué à une ex-employée, Constance Castonguay, qui soutient que l’organisme Acti-Familles rejette trop d’articles, principalement des vêtements, dans le bac à ordures. Elles considèrent même que La Braderie est performante après avoir visité d’autres friperies.

«Nous avons 30 % de rejet, des vêtements qui ne sont pas vendus dans la boutique. Et dans ce pourcentage, il y a les vêtements donnés à la RIDT (Régie intermunicipale des déchets du Témiscouata) et ceux transformés en guenilles. Oui nous mettons des vêtements dans le bac brun, des vêtements que la RIDT ne veut pas et vraiment ce que personne veut nous prendre», a expliqué Mme Breton.

  >> Aussi à lire : Une ex-employée accuse Acti-Familles de gaspillage

Concernant les vêtements photographiés par Mme Castonguay près et dans le bac brun, la réponse de la directrice générale est sans équivoque : «Mes employées m’ont dit qu’elles n’ont jamais jeté ces choses-là». Dans les articles montrés par l’ex-employée, il y avait également des livres pour les enfants. «Les livres, on a une étagère pour les mettre. Tous les livres encore utiles et non détériorés, on les donne», a précisé Mme Breton.

La directrice générale a expliqué que le départ de Constance Castonguay (voir autre texte) était volontaire, elle n’a pas voulu élaborer davantage si ce n’est pour dire que c’est un dossier d’employé, donc confidentiel. Acti-Familles compte à La Braderie quatre employées, une à temps plein et trois à temps partiel dont une couturière. «Sans subvention, La Braderie peut se payer une couturière seulement deux jours par semaine», a précisé la directrice générale.

«C’est excessif cette histoire, on a des membres du conseil d’administration qui sont impliqués, on sait ce qui se passe et on déplore cette sortie dans les médias. Si elle avait des problèmes, elle aurait dû venir nous en parler», a pour sa part indiqué Mme Michaud. Outre la présidente, une autre membre du CA et bénévole depuis quatre ans à La Braderie, Michelle Bard a mentionné ceci : «nous sommes allées visiter d’autres friperies et nous avons constaté que notre taux de rejet est vraiment bas».

DES VÊTEMENTS À PRIX TRÈS ABORDABLE

La Braderie est une boutique de vêtements de qualité à prix très abordable pour toutes les familles où on retrouve aussi: jouets, vaisselle, articles utilitaires variés pour la maison. Les prix vont de 2 à 5 $ pour un vêtement, pour la plupart. Des machines industrielles ont été achetées pour laver les vêtements avant leur mise en vente. Mme Castonguay suggérait de donner les vêtements qui sont rejetés pour aider les personnes plus démunies. En plus d’un prix extrêmement bas en temps régulier, La Braderie tient à chaque fin de saison une journée spéciale au cours de laquelle les gens peuvent se procurer un sac (modèle d’épicerie) plein de vêtements pour la somme d’un dollar. «De plus, on fait des dons dans les écoles, ces temps-ci des bottes et des bas de laine, à la maison d’hébergement L’Autre Toit du KRTB pour aider des personnes en difficulté, et ça c’est gratuit», a souligné Mme Breton.

Dans son rapport d’activités 2018-1019, Acti-Familles souligne que La Braderie a réalisé 5339 transactions, vendu 16 545 articles pour des ventes de 49 799 $. La Braderie occupe tout le deuxième étage d’une ancienne école du quartier Sully à Pohénégamook. Acti-Familles a d’ailleurs reçu une subvention de 12 000 $, soit 50 % du projet total, du Pôle d’économie sociale du Bas-Saint-Laurent, pour l’aménagement d’un nouveau local visant à agrandir la surface de vente de La Braderie. Il sera orienté davantage vers les enfants, pour des vêtements mais aussi des couchettes, des jeux, etc. «On est serré et on veut garder le maximum. Il y aura aussi un coin café, il y a des gens qui passent l’après-midi ici. On notera aussi une étagère pour une joujouthèque (prêt de jouets) pour les membres d’Acti-Familles. Cela donnera également de l’espace pour des artisans qui voudront vendre des choses, on leur fait une place dans La Braderie», a expliqué la directrice générale.

 

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