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21 novembre 2019 - 06:56

La Coop de solidarité santé Saint-Hubert se retire du projet-pilote de gériatrie sociale

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Lors d’une annonce réalisée en juin dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a sélectionné la Coop de solidarité santé Saint-Hubert afin qu’elle fasse partie d’un projet-pilote de gériatrie sociale, en collaboration avec la Fondation AGES. Elle a toutefois préféré se retirer du projet, souhaitant plutôt offrir un service permanent à la population de la région.

«La Coop n’était pas prête à recevoir un projet-pilote comme celui-là, avec plein de services offerts aux ainés pendant seulement 18 mois, sans pouvoir s’assurer de les maintenir. On préfère travailler sur un projet plus permanent, et continuer de donner les services à nos membres», explique la directrice générale de la Coop de solidarité santé St-Hubert, Josée Ouellet. La mise en place du projet-pilote de gériatrie sociale demandait également la mise en place de beaucoup de ressources et d’énergie, dans un court laps de temps.

Autrement dit, la Coop de solidarité santé ne voulait pas créer d’attentes envers la population en offrant pendant un an et demi des services qu’elle ne serait pas en mesure de poursuivre dans le futur.

Ainsi, la Coop n’obtiendra pas de financement (une enveloppe de 220 000$ était disponible) et ne participera pas au projet-pilote, malgré l’annonce réalisée en juin par le gouvernement du Québec. L’annonce prévoyait aussi l’embauche de deux ressources, appelées des navigateurs, chargés d’aller rencontrer les ainés à leur domicile.

La directrice générale de l’organisme, Josée Ouellet, a reçu le mandat de la part du conseil d’administration de travailler sur l’élaboration de nouveaux services en gériatrie sociale sur le territoire desservi par la Coop. Elle a notamment travaillé sur un projet d’échanges intergénérationnels pour instaurer les bases d’une démarche de gériatrie sociale dans la région.

La Coop de solidarité santé de Saint-Hubert poursuit sa collaboration avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent et le cabinet de la ministre des Ainés et des Proches aidants, Marguerite Blais dans ce dossier, malgré sa décision.

L’équipe du député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Denis Tardif, confirme son intention d’octroyer le financement à un autre organisme de la circonscription toujours dans un contexte de gériatrie sociale. Il est cependant trop tôt pour savoir à qui ira cette enveloppe.

Une aide financière de 1,3 M$ a été accordée pour trois projets-pilotes de gériatrie sociale dans la province, dont un dans un milieu rural.

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