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13 août 2019 - 06:56

Sur la route de la sensibilisation à l’anxiété avec Patrice Coquereau

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le comédien et conférencier Patrice Coquereau s’est arrêté le 12 aout à Rivière-du-Loup, dans le dernier droit de son périple de 570 kilomètres à pied sur la route 132 entre Longueuil et Rimouski débuté le 11 juillet. Son projet, intitulé Pas à pas, vise à faire de la sensibilisation à propos des troubles anxieux, à raison de 15 à 20 kilomètres par jour d’ouest en est du Québec.

Sur sa route, il recueille divers témoignages de gens qu’il croise et échange avec eux à propos de l’anxiété et des phobies. «En 1983, quand mon monde s’est effondré lors que j’ai fumé un joint et que j’ai très mal réagi au THC, il y a eu un ‘’avant’’ le joint et un ‘’après’’ le joint. Autant pour la marche, il y aura un ‘’avant’’ marche et un ‘’après’’ marche, parce que c’est majeur», explique le comédien. Ce dernier se considère maintenant rétabli et affranchi d’une anxiété sévère qui nuisait à ses activités quotidiennes. Il a opté pour la stratégie «faire face», au fil du temps, soit confronter ses peurs peu à peu afin de se désensibiliser, de relativiser ou encore de transformer sa vision de la situation.

«L’anxiété, c’est un signal qui traduit un élan de la nature d’une personne qui veut se déployer, un peu comme un papillon qui veut sortir de sa chrysalide et un conditionnement qui enferme la personne (…) Pour moi, ce qui est anxiogène, c’est le connu. Les gens qui ont des troubles obsessionnels compulsifs font des rituels pour s’apaiser. Ils restent dans le connu, ça les soulage temporairement, mais ensuite, c’est pire», explique M. Coquereau. Il ajoute avoir eu une réponse positive partout où il est passé, que ce soit pour trouver des lieux d’hébergement, ou encore concernant la couverture médiatique. Des cyclistes, automobilistes, motocyclistes, ou encore simplement des curieux sont allés à sa rencontre, lui permettant de récolter des témoignages sonores et visuels de personnes touchées par des phobies, des peurs irrationnelles ou divers types d’anxiété.

«Ce n’est pas qu’un voyage d’agrément ou de divertissement, pour moi c’est beaucoup plus profond (…) Ça m’a permis de confirmer ce que je savais déjà, soit qu’on a tous besoin d’être aimé, de se sentir utile, qu’on a des talents particuliers, un égo, une histoire de famille. Les différences apparentes le sont en fonction de nos croyances, nos dogmes».

Cette grande marche est aussi une occasion pour lui de faire une levée de fonds pour l’organisme Phobies-Zéro dont il est le porte-parole depuis 2016, et de financer un premier épisode télévisuel ou un documentaire abordant l’anxiété avec le matériel qu’il produit lui-même pendant son aventure.

Il est possible de suivre son périple sur sa page Facebook ou encore sur son site www.patricecoquereau.com.

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