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10 juillet 2019 - 06:56

La ministre Chantal Rouleau prend le pouls de nos projets maritimes

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

La ministre déléguée aux Transports du Québec, responsable de la mise en œuvre de la stratégie maritime de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Chantal Rouleau, était de passage dans la circonscription de Rivière-du-Loup – Témiscouata le mardi 9 juillet, plus particulièrement à Cacouna, où elle a eu des discussions avec les acteurs du milieu maritime au sujet du développement du port de mer Gros-Cacouna.

«On veut développer une vision commune avec les différentes communautés le long du Saint-Laurent, c’est notre colonne vertébrale, notre richesse nationale. C’est de faire du Saint-Laurent un vecteur de développement économique, social et environnemental», a mentionné Mme Rouleau. L’objectif final de cette consultation est de doter le Québec d’une nouvelle stratégie maritime.

«Il faut mieux utiliser le fleuve pour le transport des marchandises et des personnes, parce qu’actuellement il est utilisé à 40 % de son potentiel. Nous devons aussi développer ce qu’on appelle l’économie bleu pour les régions qui bordent le Saint-Laurent. C’est une vision sur 15 ans que l’on veut», a expliqué la ministre.

Sous la forme d’une table ronde, la ministre s’est entretenue à Cacouna avec une quinzaine de personnes provenant des milieux portuaires, municipaux, touristiques, nautiques et de l’industrie ainsi que la Première Nation Malécite de Viger. «Cette séance de consultation est une occasion privilégiée pour nos interlocuteurs d’exprimer à la ministre, la vision de l’avenir du port de Gros-Cacouna dans le Québec maritime du 21e siècle afin de mettre à contribution cet outil de développement régional», a pour sa part indiqué Denis Tardif, député de Rivière-du-Loup – Témiscouata.

Rappelons que le gouvernement du Canada a accepté le transfert de quatre ports à celui du Québec : Cacouna, Rimouski, Matane et Gaspé. L’entente de principe pour le transfert, qui sera effectif en date du 30 mars 2020, comprend à Gros-Cacouna les quais commerciaux, les bâtiments et aires d’entreposage et les brise-lames.

Le gouvernement précédent du Québec avait déjà amorcé des discussions avec des intervenants sur l’avenir du port de mer. Dans un premier temps, le volet commercial de Gros-Cacouna serait maintenu. L’importance d’une rampe ro-ro au port de Gros-Cacouna qui permettrait un chargement plus rapide des navires et des échanges commerciaux inter-rives a aussi été abordée.

Les activités qui pourraient être ajoutées sur le site sont : des centres d’interprétation et de recherche malécites en collaboration avec la Première nation Malécites de Viger, une marina complémentaire à celle de Rivière-du-Loup et la possibilité d’accueillir des bateaux de croisière. De plus, la Municipalité de Cacouna souhaitait que l’on redonne accès au site du port de mer à sa population.

«On discute des différents projets, il n’y a pas de décisions qui sont prises lors de ces rencontres, ce que nous faisons c’est d’entendre les préoccupations et les idées des gens pour développer le Saint-Laurent», a précisé la ministre. «Je ne me prononce pas aujourd’hui sur un projet en particulier», a-t-elle ajouté.

Rencontrée au quai de Rivière-du-Loup, Info Dimanche a également questionné Chantal Rouleau sur le traversier NM Trans-Saint-Laurent qui arrive en fin de vie et la possibilité de mettre en place un service à l’année entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon. «Je connais la préoccupation, la Société des traversiers du Québec est en train d’analyser ces besoins-là et je m’y intéresse beaucoup», a mentionné la ministre déléguée aux Transports.

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