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22 juin 2019 - 06:59

Tollé concernant l’euthanasie de 11 chats à Saint-Jean-de-Dieu

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Aux prises avec une problématique de chats errants, la Municipalité de Saint-Jean-de-Dieu s’est vue forcée d’agir et a demandé l’euthanasie de 11 chats mal en point, après les avoir gardé pendant neuf jours dans l’espoir de les sauver ou de leur trouver un refuge.

Une publication partagée sur les réseaux sociaux dénonce que la municipalité ait «utilisé la mise à mort comme moyen de gestion animalière pour régler un problème de chats errants», ce qui a soulevé l’ire des internautes.

«Cela fait quelques années qu’on recevait des plaintes de citoyens en raison d’une présence animale importante dans une propriété privée. Il en émanait une forte odeur d’urine qui se rendait chez le voisinage. La propriétaire d’une maison voisine a fait une offre d’achat sur la maison qui a été acceptée, dans le but de la démolir, de nettoyer le site et de se débarrasser de ce problème», raconte le directeur général de la Municipalité, Daniel Dufour. Les deux résidents se sont trouvé un autre logis, où il leur est interdit de posséder des animaux. Les chats erraient dans tout le quartier, dans le secteur de la rue Ouellet. Les employés municipaux ont été en mesure d’en capturer 11 et les ont mis dans des cages en attendant de pouvoir les relocaliser.

«Notre règlement municipal est clair, après trois jours, il faut leur trouver une famille d’adoption ou les euthanasier. Nous avons accepté d’attendre neuf jours, puisqu’une dame qui avait un lien avec un refuge animal m’avait convaincu. À la date convenue, nous étions sans nouvelles, alors nous avons demandé à un vétérinaire d’euthanasier les chats, qui étaient en mauvaise santé et dont certains étaient porteurs de maladies contagieuses comme la teigne», précise M. Dufour.

Il ajoute que si les animaux avaient été en bonne santé, la situation aurait pu être différente. Des employés municipaux devaient nettoyer chaque jour les cages, et selon lui, il fallait prendre une décision, puisque s’occuper d’animaux errants n’est pas dans leur mandat. C’est la première fois que Saint-Jean-de-Dieu est aux prises avec une problématique animalière de cette ampleur. «Normalement, après trois jours, nous trouvons une famille d’adoption et nous évitons l’euthanasie. C’est une situation unique dans l’histoire de la Municipalité», conclut le directeur général de Saint-Jean-de-Dieu.

Le règlement 406 concernant les animaux, entériné par la Municipalité, stipule qu’il est «interdit de garder dans une unité de logement ou sur le terrain où est située cette unité d’occupation, plus de trois chats».

 

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5 réactionsCommentaire(s)
  • Si chaque propriétaires se responsabiliserais de leurs animaux; en les fessant stériliser la ils en auraient plus de problèmes de surpopulation ... Chaque maître doit être responsable. Mais si aux lieux d'acheter des chatons ou des chiots tout aussi mignons qu'ils soient adoptés le dans un refuge la ils ont leur vermifuges stérilisés et tout ... Et faire comprendre a leur enfants que un animal tel qu'ils soient vive un certain temps et qu'il grandissent .

    CHRISTIANA LEVESQUE - 2019-06-23 06:01
  • Ceux qui se plaignent de l euthanasie de 11 chats a st-jean de Dieu auraient du s impliquer et ramasser les chats pour s en occuper, les faire soigner et les garder a leur maison. Ce sont les premiers a se plaindre mais aussi ceux qui ne font que chialer. Tous des pas dans ma cour

    Robert - 2019-06-23 00:19
  • Voyons donc...ce ne sont pas des humains .. ce sont des animaux ..

    Charles michaud - 2019-06-22 17:09
  • Bonjour
    À la lecture de cet article et malgré le fait que je connais pas le dossier et qu en plus je n habite pas cette région, je suis d accord avec vous, surtout s ils étaient mal en point, je pense que vous avez pris une bonne décision.
    À bon entendeur!
    Bonne continuité!

    Lucie Wilson - 2019-06-22 16:26
  • Une situation qui se retrouve partout au Québec malheureusement !!!

    Y des gens qui ne savent pas s’occuper d’animaux et ne savent pas s’occuper d’enfants... malheureusement d’où la présence de la DPJ.

    Plate à dire mais la municipalité a agit comme elle le pouvait et les règlements existent..... à un moment donné il faut les appliquer. Aux gens de prendre leurs responsabilités.....

    Denis - 2019-06-22 08:51