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14 mai 2019 - 12:05 | Mis à jour : 15 mai 2019 - 07:58

Des bacs bruns qui pourraient être payants

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

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Le président de la Société d’économie mixte d’énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup (SÉMER), Michel Lagacé, voit arriver la période estivale d’un bon œil. Après les mois d’accalmie d’hiver, il estime que la quantité de matières organiques provenant des bacs bruns augmentera à l’instar du mercure, c’est-à-dire, considérablement.

Le bac brun en hibernation ? Presque, l’hiver correspond aux mois les moins fructueux pour la collecte. «Clairement, les mois de janvier et de février sont les moins productifs, ce sont les pires mois de l’année. Il n’y a pas de jardins, de jardinages... Nous regardons les volumes d’entreprises privées afin d’uniformiser les volumes d’entrée de matières. Mais on se reprend dès le printemps jusqu’à l’automne», souligne M. Lagacé.

Dans un communiqué de presse, le Réseau d’information sur les municipalités qui qualifie de «flop monumental» les bacs bruns, observe qu’en janvier dernier seulement 15,03 tonnes métriques de matières organiques ont été recueillies dans les 11 municipalités participantes, excluant Rivière-du-Loup. Une quantité bien en deçà d’un objectifs de 5574 tonnes.

«De présenter les chiffres de janvier pour établir un argumentaire... c’est être mal intentionné. Nous obtenons, sans avoir les chiffres précis sous les yeux, environ 3 600 tonnes avec la collecte dans les municipalités. Nous souhaitons en obtenir plus. Mais le chiffre global sera de 14 000 tonnes cette année, c’est ça la réalité», réplique Michel Lagacé.

Pour atteindre cette quantité, ce dernier estime que ce sont près de 10 000 tonnes qui proviendront de matières industrielles comme les boues d’abattoirs et les résidus de lait notamment. Une partie de ce volume proviendra aussi de l’extérieur permettant donc à la SÉMER d’obtenir 14 000 tonnes de matières organiques. De quoi, soutient son président, assurer le bon fonctionnement et la production de gaz comprimé.

Michel Lagacé, aussi préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et maire de Saint-Cyprien, rappelle que dès 2020, il sera interdit d’envoyer les matières putrescibles dans les sites d’enfouissements, ce qui devrait augmenter la récolte de matières organiques dans les bacs bruns.

Rappelons qu'en mars dernier, la SÉMER a annoncé qu'elle optait dorénavant pour la production de gaz comprimé, qui offrirait un meilleur potentiel commercial, tout en conservant la technologie liée à la liquéfaction. On soulignait alors que des profits de l'ordre de 2,5 M$ par année pourraient être engrangés.

La production de gaz liquéfié a rencontré de nombreux problèmes de production. Au dernier état financier de décembre 2017, la Société affichait un déficit de près de 5,2 M$. À raison de 100 000 $ de pertes mensuelles, il pourrait s'élever aujourd'hui à 6,9 M$.

Encore une fois cette année, le défi sera de convaincre les citoyens du bienfondé de la collecte du bac brun. Des retombées qui sont à la fois environnementales et économiques plaident les dirigeants de la SÉMER.

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8 réactionsCommentaire(s)
  • A mon avis, il serait temps d’abolir ou de faire du ménage avec certain poste important de la semer .Le conseil d’administration devrait etres constituer de personnes moin proches ou moin impliquées dans les environs de la politique. Les motifs sont assez évident maintenant. Si un boulanger raterait son pain régulièrement, croyez vous qu’il resterait en poste?? Si une infirmière se tromperait dans sa médication à répétition , croyez vous qu’elle continuerait de pratiquer??Gênés d’aller chercher leurs payes et de faire comme si tout allait bien .?en mettant le blâme sur les citoyens peiné à payer leurs compte de taxe ,, l’usine compte 4 à 5 employés,,, à t-on besoin d’un directeur ? La biométhanisation liquéfiée est terminée et c’etait la partie la plus compliquée. La nouvelle partie n’est pas encore commencée (gaz comprimé) et le sera pas de si tôt alors tout le beau gaz de 2019 va fort probablement passer dans la torchère et se faire brûler jusqu’à l’an prochain ,,, le titre du présent article est (Des bacs bruns qui pourrait être payant) , coup donc!!voyons là ,franchement, payant pour qui ? C’est beau le positif mais là on abuse du désintérêt de la majorité de la population. Je ne crois pas que Le profits sera de 2,5 millions par Année,,, je pense que c’est 2,5millions pour toute la durée du contrat,, de 20 ans

    Vladimir Guererro Jr - 2019-05-15 20:55
  • Faites. Donc régulièrement de la pub sur ce sujet .les citoyens seront donc plus enclin @ participer au projet

    benoit tremblay.Chambly - 2019-05-15 16:01
  • a ben avec l accumulation des dechets fruit de notre consommation avons nous le choix...

    clement - 2019-05-15 09:57
  • L'écologie tel qu'on la pratique est un leurre tout comme l'a été le bog de l'an 2002 et ce, pour gonfler artificiellement l'économie. Le problème de l'écologie origine bcp plus du fonctionnement de l'économie. J'appel ça l'économie de l'endettement. Ce mode de fonctionnement exige que le PIB augmente exponentiellement et à l'infini. Juste de le dire on voit bien
    qu'il y a un problème. Aussi longtemps que nous allons fonctionner de cette façon on ne s'en sortira pas coté pollution et épuisement des ressources.
    Lisez donc ceci en passant:
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1137184/voiture-electrique-pollution-empreinte-environnement-batterie-production-fabrication

    Jules - 2019-05-15 08:41
  • Mes prédécesseurs ont tout dit, ou presque. Le pire c'est que la nature travaille pas mal mieux que toutes ces conneries. Au mieux, une captation en dépotoir et utilisation à basse pression à proximité serait probablement la seule façon de rentabiliser un tel projet. Pour y arriver, faudrait que les plans d'urbanisme obligent certains grand consommateurs industriel d'énergie, à se localiser près des lieux d'enfouissement. Aussi que d'enlever la matière organique des dépotoirs ralentira la biodégradation des autres matière. Une simple règle de trois avec les meilleurs chiffres(réels) possible concernant la possibilité de production de gaz permet de voir l'absurdité du projet. Qu'un fermier produise du gaz pour l'utiliser, c'est une chose, mais à un niveau industriel avec les contraintes, le transport et les conséquences sur le reste de la masse des déchets, ça ne fonctionne pas. On commence par la fin. Bien avant les restriction sur les sacs de plastique, qui ont eu l'effet inverse, soit l'achat de sacs plus épais, ont aurait du forcer l'industrie et le commerce à réduire l'emballage. Les Métro, IGA, etc. vous ont manipuler mais n'ont jamais étés écolo, loin de là.

    Jules - 2019-05-15 06:12
  • Il faut vraiment nous prendre pour des imbéciles pour nous faire croire que des camions, carburant au diesel, parcourant des milliers de KM pour ramasser des peaux de bananes et des rognures de pommes seront un jour lointain producteurs de biomasse donnant plus d'énergie que celle qui est dépensée. Il y en a un qui, parait-il a changé l'eau en vin...il n'a jamais été prouvé que chimiquement c'était possible. Faire du GNL avec des déchets organiques, ça c'est possible, mais pas à si petite échelle avec de si grosses dépenses de base.

    écolo - 2019-05-14 18:18
  • Cest simplement une joke un erreur monumentale et qui va payer certainement pas m lagace si c'est si bon que ceux qui y crois paie et que sa devienne une entreprise privée.

    Pas un cave - 2019-05-14 16:50
  • Je me questionne où est l'économie environnementale depuis la mise en place de cette affaire. La fabrication de bacs, la construction de l'usine, les camions qui circulent pour le ramassage... et toutes autres choses connexes similaires. Personnellement je ne crois pas à la viabilité économique et écologique de cela

    Ben - 2019-05-14 15:02