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6 mai 2019 - 06:02

Le comité Mes soins restent ici souligne le 2e anniversaire de la grande marche

Le 7 mai 2017, plus de 5 000 personnes marchaient dans les rues de La Pocatière pour dénoncer les pertes de soins de proximité à l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima. Des professionnels de la santé ainsi que des citoyens se sont joints aux deux instigateurs de la marche, Luc Pelletier et Sylvain Lemieux, entrainant ainsi la formation du comité Mes soins restent ici.

À l’aube du 2e anniversaire de la grande marche, le comité souhaite effectuer un retour sur tout le travail accompli au cours de ces deux dernières années. Mes soins restent ici est un comité citoyen formé d’une quinzaine de personnes. Il se donne pour mission d’assurer une vigilance relativement aux pertes de soins de proximité dans notre région et d’informer la population du Kamouraska de l’état du réseau de santé.

ACTIONS

À la suite de la grande marche du 7 mai 2017, des membres du comité se sont rendus à l’Assemblée nationale pour dénoncer l’état de la situation à La Pocatière. Le comité a invité le ministre de la Santé de l’époque, Gaétan Barette, à le rencontrer directement à l’hôpital de La Pocatière. Durant les quelques heures de la rencontre, Mes soins restent ici a pu énumérer les pertes de services auxquelles l’hôpital était confronté.

À l’hiver 2018, le comité a poursuivi la mobilisation populaire en créant le cœur rouge du Kamouraska. Plus de 5 000 cœurs ont été distribués pour rappeler à la population l’importance de continuer à soutenir son hôpital.

Le 7 mai 2018, le comité a annoncé, lors de la conférence de presse qui commémorait le 1er anniversaire de la marche, que plus de 80 organismes de la région avaient signé une déclaration commune en appui au comité pour dénoncer les pertes de soins de proximité.

Le 15 mai 2018, des membres du comité se sont rendus, une fois de plus, à l’Assemblée nationale, pour rencontrer les représentants en matière de santé de chaque parti politique.

En septembre 2018, pendant la campagne électorale, le comité a réalisé des capsules vidéo avec les candidats de la circonscription de Côte-du-Sud pour connaitre leurs engagements en matière de santé.

En décembre 2018, le comité a rencontré la nouvelle députée de Côte-du-Sud, Marie-Eve Proulx. Elle a réitéré l’importance de l’hôpital de La Pocatière pour la région et a annoncé sa volonté de mettre sur pied un comité.

En avril 2019, le comité a rencontré pour la première fois des représentants du CISSS Bas-Saint-Laurent qui ont alors reconnu certaines pertes de services et exprimé leur volonté d’apporter certains correctifs pour améliorer la situation.

RÉALISATIONS

Grâce à cette mobilisation de la communauté, l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima a été privilégié lors de la signature de l’entente avec la Fédération des médecins spécialistes pour combler les besoins en anesthésiologie. La situation des soins de santé à La Pocatière a été soulevée, à deux reprises, pendant un débat des chefs lors de la dernière campagne électorale. Le comité a été nommé par Radio-Canada Bas-Saint-Laurent en tant qu’organisation citoyenne de l’année 2018.

DÉFIS

Le comité poursuit son travail de vigilance et surveillera de près au cours des prochains mois l’accessibilité des soins au Kamouraska. Il déplore dernièrement de trop nombreux déplacements vers les centres hospitaliers de Rivière-du-Loup et même de Rimouski pour des examens ou des rendez-vous avec des médecins spécialistes. Le comité insiste sur l’importance d’être proactif et de rendre les postes attractifs pour combler les besoins de main-d’œuvre. Il veillera également à la participation d’acteurs locaux dans la prise de décision et aura à l’œil le respect des délais pour l’accès à des services spécialisés.

L’avenir de l’accès aux soins de proximité à l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima repose sur les décisions que prendront le CISSS du Bas-Saint-Laurent et le gouvernement du Québec.

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