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9 avril 2019 - 06:54 | Mis à jour : 09:05

Chauffage à la biomasse forestière : des économies de 20 % à Rivière-Bleue

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

L’expérience du chauffage à la biomasse forestière a donné de bons résultats pour la Municipalité de Rivière-Bleue. Démarré en octobre 2015, le nouveau système permet aujourd’hui une économie de plus de 20 % du cout de chauffage pour chaque utilisateur.

La Municipalité est elle-même le principal client puisque quatre de ses bâtiments bénéficient de cette technologie : le bureau municipal, la caserne du service incendie, la bibliothèque municipale et le complexe sportif. L’église, appartenant à la Fabrique, et l’école, une propriété de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, sont deux autres bâtiments branchés au réseau de chauffage à la biomasse forestière.

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«Ça va bien, la Municipalité est gestionnaire du projet. Nous ne sommes pas en déficit d’exploitation, mais nous ne faisons pas un gros surplus. Ce sont des employés municipaux qui opèrent les installations. De temps en temps, nous avons eu à effectuer des modifications au système, mais rien de majeur», a mentionné Claudie Levasseur, directrice générale.

Outre le gain au niveau du cout de chauffage pour chaque client du réseau, Mme Levasseur a noté les retombées économiques locales. Un contrat d’approvisionnement a notamment été signé avec le Groupement forestier de Témiscouata. «Avec de la bonne biomasse forestière, il y a moins d’arrêts», a-t-elle souligné. La directrice générale a également mentionné le transport des copeaux comme apport à la communauté.

RÉSUMÉ DU PROJET

Ce projet a nécessité un investissement de près de 900 000 $. Le 15 septembre 2014, le député-ministre Jean D’Amour avait annoncé l’attribution d’une aide financière de plus de 200 000 $ à la Municipalité de Rivière-Bleue. Le projet a été bonifié avec la participation du gouvernement fédéral.

Le nouveau système devait permettre de remplacer plus de 60 000 litres de mazout par environ 300 tonnes de biomasse forestière résiduelle, ce qui représente une réduction d’au moins 160 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre. La puissance de la chaudière au bois est de 500 kw. On note également une chaudière d’urgence au mazout. Des conduits en plastique enfouis relient les bâtiments et la chaudière qui est installée à l’arrière de l’hôtel de ville.

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