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8 mars 2019 - 10:51 | Mis à jour : 11:00

Huit pionnières québécoises honorées pour la Journée internationale des femmes

En cette Journée internationale des femmes, la ministre responsable de la Condition féminine du gouvernement du Québec, Isabelle Charest, s'est donné comme mission de mettre en valeur le rôle qu'ont joué les femmes dans notre histoire et d'inspirer les nouvelles générations à poursuivre le travail pour atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes.

Elle annonce que la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, désigne huit pionnières québécoises comme personnages historiques en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Sur la photo, il est possible de reconnaitre en ordre Laure Gaudreault (Société d’histoire de Charlevoix), Maude Abbott (Musée McCord), Marie-Aveline Bengle (Archives Congrégation de Notre-Dame – Montréal), Elizabeth Carmichael Monk (Université McGill), Thérèse Casgrain (Bibliothèque et Archives Canada), Idola Saint-Jean (Archives de la Ville de Montréal), Irma LeVasseur et Marie Lacoste-Gérin-Lajoie (Bibliothèque et Archives nationales du Québec). 

Les actions que ces femmes ont menées ont eu une incidence majeure sur l'amélioration des droits collectifs des femmes, tant sur le plan politique, juridique et médical qu'éducatif. Ces femmes ont été au cœur des premières grandes revendications pour l'égalité des droits civils et pour la reconnaissance sociale. Elles se sont engagées et ont lutté pour le droit de vote et d'éligibilité, l'accès à l'éducation supérieure, la syndicalisation et l'accès aux professions libérales.

Le gouvernement du Québec dévoile également que les femmes sont de plus en plus nombreuses à siéger au sein des conseils d'administration de l'ensemble des sociétés d'État, selon les données du dernier rapport annuel du Secrétariat aux emplois supérieurs (SES). Les statistiques mentionnées dans le rapport indiquent que la représentation des femmes est passée de 27 % en décembre 2005 à 55,6 % en décembre 2018. Le SES est mandaté pour produire ce rapport en vertu de la Politique concernant la parité entre les femmes et les hommes au sein des conseils d'administration des sociétés d'État, adoptée par décret en décembre 2007.

REPRÉSENTATION FÉMININE SUR LA SCÈNE MUNICIPALE

La ministre Charest participe le 8 mars au lancement de la Politique d'égalité et de parité entre les femmes et les hommes de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Cette politique a été élaborée dans le cadre de la Stratégie gouvernementale pour l'égalité entre les femmes et les hommes vers 2021. La FQM a reçu une aide financière de 400 000 $ du gouvernement pour l'élaboration de cette politique et pour la réalisation d'autres projets en matière d'égalité entre les femmes et les hommes.

«Je suis fière des actions annoncées aujourd'hui puisqu'elles contribueront à l'atteinte de l'égalité de fait. C'est en étant toutes et tous des alliés que nous arriverons à bâtir un Québec où chaque personne peut choisir la place qui lui convient. Je profite de cette journée du 8 mars pour remercier les groupes de femmes et les organismes qui s'impliquent dans le but de mettre en valeur le rôle des femmes, défendre leurs droits et faire avancer l'égalité», a commenté Isabelle Charest, ministre déléguée à l'Éducation et ministre responsable de la Condition féminine.

Le gouvernement du Québec poursuit le déploiement des mesures prévues à la Stratégie gouvernementale pour l'égalité entre les femmes et les hommes vers 2021 (Stratégie Égalité), dont les objectifs sont les suivants :

  • réduire les inégalités persistantes et préoccupantes;
  • agir en ayant la préoccupation de considérer l'ensemble des femmes, notamment les aînées, les femmes handicapées et celles issues des communautés ethnoculturelles ou LGBTQ;
  • mobiliser les femmes et les hommes pour qu'ils fassent progresser ensemble l'égalité de fait, et ce, dans tous les milieux et dans toutes les régions.

LES HUIT PIONNIÈRES

«Les femmes que nous désignons aujourd'hui sont de véritables modèles pour notre nation, en particulier pour la jeunesse québécoise. Ce geste revêt une grande valeur puisque notre gouvernement a à cœur de redonner à ces femmes marquantes la place qui leur revient dans notre mémoire collective et de les faire connaitre aux nouvelles générations.»

Considérée comme l'une des pionnières du mouvement féministe, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie a cofondé la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (1907) et le Comité provincial pour le suffrage féminin (1922). C'est en grande partie grâce à elle que l'Assemblée législative modifie, en 1931, le Code civil du Québec pour donner à la femme mariée le plein contrôle de ses avoirs et de son salaire.

Idola Saint-Jean est une des figures importantes de la lutte pour l'obtention du droit de vote pour les femmes québécoises. Elle est la fondatrice de l'Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec (1927) et la première Québécoise à s'être présentée à des élections fédérales (1930).

Thérèse Casgrain est la plus connue des suffragettes québécoises. Elle est reconnue comme l'une des principales artisanes de l'obtention du droit de vote et d'éligibilité par les femmes québécoises (1940). Elle est à l'origine de la création de la Fédération des femmes du Québec (1966).

À une époque où les jeunes filles n'avaient pas accès aux études supérieures, Marie-Aveline Bengle, dite mère Sainte-Anne-Marie, a joué un rôle clé dans la lutte pour le droit à l'instruction en fondant le premier collège classique féminin au Québec (1908).

Première Canadienne française à exercer la médecine au Québec et pionnière de la pédiatrie québécoise, Irma LeVasseur est à l'origine de la fondation des deux premiers hôpitaux pour enfants au Québec, soit les hôpitaux Sainte-Justine (1907) et de L'Enfant-Jésus (1923).

Deuxième femme diplômée en médecine au Québec (1894), Maude Abbott est reconnue comme la première femme à avoir enseigné la médecine au Québec. Elle a aussi contribué à la fondation de la Fédération des femmes médecins du Canada (1924).

Laure Gaudreault est une pionnière du syndicalisme dans le monde de l'éducation. Elle a joué un rôle déterminant dans la mise sur pied des syndicats d'enseignants au cours des décennies 1930 et 1940.

Elizabeth Carmichael Monk est une pionnière de l'accession des femmes québécoises à la profession juridique. Elle est l'une des premières femmes admises au Barreau du Québec (1942).

 

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