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5 mars 2019 - 14:04

Signature d’une entente-cadre entre la Première Nation Malécite de Viger et le Canada

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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La Première Nation Malécite de Viger et le gouvernement du Canada ont officiellement apposé leur signature au bas d’une entente-cadre visant le renouvèlement de la relation de nation à nation le 5 mars à Rivière-du-Loup.   

Pour le Grand chef de la Première Nation Malécite de Viger, Jacques Tremblay, cette reconnaissance est très importante pour les Malécites. «C’est la première fois qu’on est reconnu de cette façon par le gouvernement du Canada. L’entente nous permet de négocier avec le Canada de nation à nation, de gouvernement à gouvernement. Cela va nous permettre de faire le démarrage d’autres projets d’entente», explique-t-il.

Les discussions visant à conclure une entente-cadre avaient débuté lors des années 2000, puis avaient repris plus activement en 2017. Elle permettra à la Première Nation Malécite de Viger d’aborder avec le gouvernement fédéral le développement de la pêche commerciale, des projets récréotouristiques et du secteur de Whitworth, notamment et devrait faciliter les discussions.

«Bien que nous ayons toujours habité et que nous habitons encore ce territoire, trop longtemps, nos droits, nos traditions et notre mode de vie ont été bafoués. Heureusement, des membres de notre Première Nation se sont levés et se sont battus pour se faire reconnaitre. Il y a environ 30 ans, la Première Nation Malécite de Viger fut officiellement reconnue par le Canada et le Québec», a rappelé le Grand chef Jacques Tremblay. Pour ce dernier, l’entente-cadre reconnait non seulement l’existence de la Première Nation Malécite de Viger, mais également les droits ancestraux issus de divers traités. Le gouvernement s’engage également à les accompagner dans leur mise en œuvre.

«C’est le premier pas d’un processus vers l’autodétermination. C’est une reconnaissance des droits, une marque de respect, une approche de coopération et un vrai partenariat (…) C’est très important d’avoir une approche flexible et axée sur les priorités de chaque nation», a commenté la ministre des Relation Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett.

CACOUNA

Concernant le projet de développement du port de Gros-Cacouna, le Grand chef Jacques Tremblay a confirmé que les négociations se poursuivent avec les deux paliers gouvernementaux, en vue du transfert formel du port au gouvernement provincial, qui aura lieu en mars 2020. La Première Nation Malécite de Viger a montré son intérêt pour les terres adjacentes au port, près de la montagne. Elle souhaite être un partenaire dans la gestion de l’ensemble de l’infrastructure et travailler de concert avec les divers intervenants du milieu.

La Première Nation Malécite de Viger regroupe plus de 1 650 membres qui habitent hors réserve partout au Québec, compte deux réserves, une à Cacouna et l’autre à Whitworth, sur le territoire ancestral du Bas-Saint-Laurent.

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5 réactionsCommentaire(s)
  • Merci François Drouin.

    Marcel Lemieux - 2019-03-07 11:07
  • À François Drouin: Les peuples que vous citez sont opprimés. Ici, les autochtones sont privilégiés. Dans tous les pays ou presque qui ont été colonisés par les Espagnols, tous ont les mêmes droits et obligations, autochtones, anciens esclaves, noirs, etc..Pour ce qui est du racisme, il n'est que très réel, pourquoi ont-ils un ministère particulier qui leur accorde des avantages insultants? Les Syriens, les chinois, les grecs, les tunisiens qu'on a accueilli ici forment-ils une nation différente ? Est-il possible de devenir citoyen autochtone ? Non ? C'est ça du racisme. Pourquoi donc ne payent-ils pas d'impôt et sont subventionnés par nous tous ? Réveillez-vous que diable!

    Égalitaire - 2019-03-06 11:34
  • @Égalitaire : «Ailleurs dans le monde, tous sont égaux dans un même pays, quelle que soit leur origine ethnique.» Parlez-en aux Rohingyas en Birmanie, aux Kurdes en Turquie, aux Chiites au Moyen-Orient. Renseignez-vous sur le sort réservé aux Tibétains par la Chine, sur l'espace permis aux communautés autochtones de certains pays d'Amérique du Sud. L'apartheid en Afrique du Sud, ça ne vous rappelle rien ? L'Irlande? Et je ne vous parle même pas des inégalités entre Noirs et Blancs aux États-Unis. L'époque du «Speak white» n'est pas bien loin derrière nous. Pour voir le monde, il faut d'abord sortir sa tête de son nombril. Quant à votre tentative d'inversion du racisme...

    François Drouin - 2019-03-06 08:57
  • Des nations dans des nations, on ne voit ça que dans les dominions anglais. Ailleurs dans le monde, tous sont égaux dans un même pays, quelque soit leur origine ethnique. La Canada offre sa nationalité aux autres qui immigrent. Les autochtones refusent d'offrir leurs avantages aux autres. On doit donc conclure que c'est une forme de racisme. S'ils forment une nation différente, pourquoi alors les subventionner avec nos impôts ?

    Égalitaire - 2019-03-05 18:24
  • Après la vente de fausses cartes à des "supposés" autochtones... je m'interroge sur leur projet d'autodétermination. L'animateur de la radio locale en parlait ce matin le 5 mars. Lui-même avait reçu des formulaires à remplir qui lui aurait donné des droits et privilèges.

    Mamie - 2019-03-05 16:47