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2 mars 2019 - 06:52

Le marché locatif en ébullition à Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le marché locatif est en pleine effervescence entre les mois de janvier et mars. Les locataires doivent décider s’ils renouvèlent leur bail ou non, et à Rivière-du-Loup, le taux d’inoccupation des appartements privés est passé de 3,2 % en octobre 2017 à 1,8 % en octobre 2018, d’après la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Cet indicateur est témoin du dynamisme du marché de l’emploi de la région et du solde migratoire interne positif à 0,42% pour 2017-2018.

«Tout se tient actuellement. L’an dernier, on a fait un recensement des emplois disponibles à Rivière-du-Loup, il y en avait plus de 350. Nos entreprises vont bien. Elles embauchent, mais la difficulté qu’on a, c’est d’attirer suffisamment de gens», explique Denis Goulet, directeur du développement économique à la Ville de Rivière-du-Loup.

Le rapport sur le marché locatif 2018 de la Société canadienne d’hypothèques et de logement révèle que le taux d’inoccupation global est descendu à 2,3% au Québec, en se basant sur les logements vacants en octobre 2018. À Rivière-du-Loup, le taux d’inoccupation pour 2018 se chiffre à 1,8%, une baisse significative par rapport à 2017, où il se trouvait à 3,2%.

«Il s’agit d’une mesure de l’évolution de la demande locative par rapport à l’offre. La demande peut augmenter en raison du développement économique et de la démographie du milieu. Le marché de l’emploi a été plutôt vigoureux au Québec au cours des dernières années, ce qui fait que la demande est probablement plus forte», explique Nicolas Bernatchez, économiste à la Société canadienne hypothèques et de logement. 

M. Bernatchez ajoute qu’il n’y a pas de taux visé, mais que le taux idéal est celui où les locataires ont un choix suffisant et où les propriétaires obtiennent un rendement satisfaisant. «À 1,8%, les locataires ont moins de choix sur le marché, ce qui peut être un incitatif à construire», précise-t-il. C’est précisément le message qui sera propagé par la Ville de Rivière-du-Loup au cours des prochains mois.

«Par rapport au taux d’inoccupation, c’est un signal qui sera envoyé aux promoteurs. Ça veut dire qu’il y a de la place pour construire, et nous avons des endroits qui sont disponibles également pour les constructions», précise M. Goulet. Selon la SCHL, «l’accélération de la croissance du nombre de ménages dont le soutien est âgé de 75 ans et plus a également contribué à alimenter la demande locative».

SOLDE MIGRATOIRE INTERNE POSITIF

Rivière-du-Loup affiche un solde migratoire interne positif en 2017-2018, tous groupes d’âges confondus, selon les dernières données de l’Institut de la statistique du Québec. Elle est, avec Rimouski, la seule MRC du Bas-Saint-Laurent qui a vu son solde migratoire interne se chiffrer dans le positif, à 0,42%. À Rimouski, ce taux est de 0,19%. Près de 2,5% de la population québécoise a migré d’une région administrative à une autre à l’intérieur de la province au cours de l’année 2017-2018, soit 198 800 personnes.

Un solde migratoire interne positif signifie que plus de gens viennent s’établir dans la région qu’ils ne la quittent, donc ils contribuent à rendre la demande de logements plus forte. Ce facteur est aussi lié à l’économie et aux opportunités d’emplois, et est également favorable au marché locatif.

«On commence à travailler à Rivière-du-Loup sur une stratégie d’attractivité pour voir comment on peut devenir plus attractif et on va vérifier ce qu’on fait bien et où il y a certaines pistes d’amélioration. On va travailler là-dessus au cours des prochains mois», complète Denis Goulet.

Voici l’évolution du loyer moyen des appartements d’initiative privée selon le nombre de chambres pour la région de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, par la Société canadienne d'hypothèques et de logement: 

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