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4 janvier 2019 - 06:54

Denis Tardif : à cœur ouvert

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

En cette fin d’année 2018, Info Dimanche a rencontré le nouveau député de la circonscription de Rivière-du-Loup – Témiscouata à l’Assemblée nationale, Denis Tardif de la Coalition Avenir Québec (CAQ). «J’ai un beau rôle. À 62 ans, je peux me permettre d’aller au fond des choses. Je n’ai pas un plan de carrière, je n’ai pas d’ambition autre que d’avoir une efficacité dans ce que je fais avec les gens. Honnêtement, c’est mon ambition», a mentionné M. Tardif.

Les électeurs souhaitaient du changement dans la circonscription de Rivière-du-Loup - Témiscouata et ils se le sont offert, le lundi 1er octobre dernier, alors que le candidat de la CAQ, Denis Tardif (39,18 % des voix), a détrôné le député sortant Jean D’Amour (33,45 %).

Réalisant du porte-à-porte même après la campagne électorale, M. Tardif souhaite être près de ses concitoyens. «Les dossiers personnels des gens, c’est moi qui les traite ici. C’est moi qui est l’attaché politique responsable des dossiers individuels de comté. Je ne veux pas perdre le contact personnel avec les gens, c’est très important. Je ne veux pas perdre leurs commentaires, leurs perceptions. Je leur explique que la loi c’est ça, tu te fais engueuler à l’occasion mais des fois tu peux aller plus loin. Cette relation-là est importante, comme député je continue à croire à ça», a mentionné Denis Tardif.

À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Ses débuts à l’Assemblée nationale, le député de la CAQ les a pleinement appréciés. «Ce fut une rentrée intensive, de 7 h du matin à 10 h 30 le soir, et on reprenait le lendemain; ce ne sera pas tout le temps comme ça. J’ai apprécié de rencontrer des collègues et de me familiariser avec le fonctionnement de l’Assemblée nationale où tu fais partie d’une équipe d’élus, tous partis confondus. Je suis un député qui travaille avec les gens en place et qui peuvent m’amener des éléments pour améliorer le mieux-être des gens du comté que je représente et aussi de l’ensemble des Québécois», a-t-il souligné.

Du travail a été déposé très rapidement sur le bureau du nouveau député. «Le soir même du 1er octobre, il y a des gens qui sont venus me porter des dossiers à l’Hôtel Universel. 48 heures après, j’avais au-delà de 600 demandes de dossiers qui étaient rentrées», a expliqué le député.

Denis Tardif et son équipe s’occupent du suivi à apporter. «À chaque semaine, j’ai un certain nombre de dossiers à monter, après je rencontre les ministres. Rivière-du-Loup – Témiscouata – Les Basques vous a fait parvenir ça, c’est à tel sujet, une priorité. Je prends deux, trois minutes pour l’expliquer, c’est comme ça que ça marche, savoir vite et savoir bien et je termine en disant que votre chef de cabinet a déjà eu le dossier. Le suivi est fait à l’intérieur d’un calendrier de travail. Quand j’ai les réponses, oui ou non, je les donne aux gens» a-t-il expliqué.

TÉMISCOUATA-SUR-LE-LAC

Rapidement également, une controverse est venue ternir le début du mandat du député alors qu’il a fait parvenir aux médias un communiqué de presse laissant sous entendre que le transfert des fonds pour l’aréna dans le quartier Cabano à Témiscouata-sur-le-Lac avait été refusé, suite à une première analyse. Le jour même, le maire Gaétan Ouellet confirmait qu’une demande plus complète était toujours en analyse par le ministère et quelques jours plus tard qu’elle avait été acceptée par le gouvernement provincial; il restait à obtenir l’aval du fédéral.

«J’en tire une leçon, cependant je continue à dire que l’éthique et la transparence c’est important. Je n’avais pas de réponse, certains en avaient. J’aurais probablement pu y aller avec un délai un peu plus long entre mon intervention et l’arrivée du nouveau maire. Le complément d’information qui manquait, personne n’a rendu cette information publique. Je n’accepterai pas de me faire induire en erreur. Je crois fermement au droit à l’information, je ne peux pas négocier sur cet affaire-là, ça fait partie de mes convictions, de mes valeurs», a mentionné le député.

ANNÉE 2019

La CAQ s’était fixée trois priorités, soit l’éducation, l’économie et la santé. Dans la circonscription de Rivière-du-Loup – Témiscouata, le député Denis Tardif entend également avoir une attention particulière à cet effet. En santé, il souhaite attirer des médecins en région et avoir le personnel nécessaire dans les CHSLD. En éducation, M. Tardif voit davantage de pédagogie administrée par l’école. «Au niveau de la réforme de la taxe scolaire, on nous amène à 10 cents. Oui on est gagnant entre autres pour les régions comme la nôtre. Ça peut représenter des montants intéressants pour les familles», a-t-il souligné.

Le député apportera aussi une attention particulière aux transports, que ce soit l’autoroute 85, la 20 ou les traversiers. «La 85, elle va se faire, mais je veux être certain que l’on ne trouve pas des raisons pour retarder. Je demande au ministère de mieux communiquer avec les gens, de mieux les informer sur ce qui s’en vient, où on est rendu», a-t-il lancé.

Les dossiers des traversiers de Rivière-du-Loup, de Trois-Pistoles et du lac Témiscouata sont également sur la table de travail du député. Le tourisme, l’agriculture, l’acériculture, la forêt, le besoin de main-d’œuvre, la téléphonie cellulaire et internet, autant de sujets pour lesquels le député de Rivière-du-Loup - Témiscouata entend faire des démarches.

PARC MARITIME

Concernant le Parc maritime à la Pointe de Rivière-du-Loup, le député considère qu’il reste des étapes importantes à franchir. «La question des utilisateurs, on sait qu’il n’y a pas l’unanimité entre eux actuellement. Deuxièmement, il faut une permission pour occuper l’emplacement, un permis d’occupation de la part du MTQ. Ce n’est pas un permis de 10 ans ou 15 ans que je veux avoir; on travaille là-dessus, la Ville également avec qui on a une très bonne collaboration. Il y a une autre condition, ça prend de l’eau pour faire flotter un bateau, donc s’assurer du dragage. Je veux être réaliste dans ce qu’on souhaite, on ne fera pas semblant que l’on peut quand on ne peut pas. Quand les conditions seront réglées, on parlera des chiffres et de la bâtisse. Je ne suis pas rendu là et je pense que personne n’est rendu là; ça il faut le dire aux gens», a soutenu Denis Tardif.

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