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18 décembre 2018 - 06:58 | Mis à jour : 09:00

Hausse de taxes de 2,24 % à Rivière-du-Loup

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Les propriétaires résidentiels sur le territoire de Rivière-du-Loup verront leur taux de taxation augmenter en 2019. Les membres du conseil municipal louperivois ont en effet adopté, ce lundi 17 décembre, un budget qui comprend une hausse moyenne de 2,24 % du compte de taxes pour l’année à venir.

Pour une résidence moyenne de 199 596 $, cette augmentation correspond à 58,58 $ ou 2,4 % (foncière et tarification). Le rôle d’évaluation imposable atteint 1 850 884 700 $, en hausse de 1,33 % par rapport à 2018. Les taux pour les industries (2,0509 $) et les immeubles non résidentiels (1,8814 $) ont aussi été majorés à la hausse.

L’administration municipale mentionne que la croissance naturelle du rôle d’évaluation, la hausse des revenus de mutations et des compensations tenant lieu de taxes permettent d’équilibrer le budget avec «une hausse de taxes foncières équivalente à l’inflation».

«On veut faire du développement, mais avec précaution, puisqu’on veut s’assurer que les citoyens puissent être capables de payer. On y a été d’une réflexion profonde», mentionne la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet. «On essaie par exemple de faire en sorte d’avoir des participations de particuliers dans nos projets de développement afin que les citoyens aient le moins d’impacts possible. On essaie de garder ça raisonnable.»

Du côté des tarifs pour les services, la Ville souligne un gel pour l’eau potable (205 $), pour la vidange des fosses septiques (95 $) et pour la collecte et le traitement des ordures, matières récupérables et organiques (140 $). Le tarif pour les égouts passe quant à lui de 165 à 172 $.

REVENUS ET DÉPENSES

Pour 2019, les revenus de la Ville de Rivière-du-Loup atteignent 42 947 902 $, ce qui correspond à une hausse de 3,08 % comparativement à 2018, soit 1 284 765 $. Les taxes correspondent à 69 % du montant global.

De leur côté, les dépenses de fonctionnement ont été augmentées de plus de 2 M$, soit 5,98 % par rapport au budget précédent, ce qui les porte à 35 915 224 $. La Ville mentionne à cet effet que des dépenses avaient été sous-évaluées ces dernières années comme l’enlèvement de la neige et les opérations du site d’enfouissement technique (depuis l’opération du site a été confiée au privé), notamment. La Ville mentionne également que le budget de police a été ajusté à 2,8 M$. Malgré une augmentation du budget de 2 %, en raison d’une sous-évaluation de la dépense l’an dernier, le cout reste nettement inférieur à celui d’un corps policier local (4,4 M$ en 2011).

Soulignons que l’achat de biens et de services correspond à 48 % des dépenses avec près de 17,3 M$. La rémunération des employés municipaux compte pour 26 % avec plus de 9,2 M$ en 2019, en hausse de 3,93 %.

ENDETTEMENT

Si tous les projets envisagés par la Ville se réalisent – ce qui n’est pas encore fait pour différentes raisons - l’endettement total net estimé se chiffrerait donc à près de 50 M$ pour 2019, soit une hausse de 11 M$. «On le sait déjà qu’on ne pourra probablement pas tout faire les projets planifiés. Mais oui, si on veut qui se passe quelque chose, il faut investir et regarder la direction dans laquelle on veut aller [...] Les choix seront faits selon l’accès aux programmes de subventions», a ajouté Mme Vignet, soulignant que le ratio d’endettement est toujours inférieur à 30 % et que la valeur des immobilisations augmente, en proportion, plus rapidement que l’endettement net.

Pour la prochaine année, le service de la dette totalisera 5 844 361 $, soit 14,4 % du budget total, ce qui est en deçà de la limite de 18 % que le conseil s’est fixé. «Il y a là une marge de manœuvre nécessaire à la réalisation de projets futurs», a-t-on expliqué.

PTI

Concernant la réalisation de projets, le plan triennal d’immobilisations totalise plus de 128 M$ d’ici 2021. En 2019, ceux-ci correspondent à des investissements de 31,5 M$, si tout se réalise. De ce montant, 5,8 M$ proviennent de différents programmes de subventions, alors que 4 M$ proviennent de financement autre que la dette et les subventions.

Parmi les grands chantiers à l’ordre du jour, Sylve Vignet mentionne l’agrandissement et l’amélioration du Centre de tri, le remplacement du système de réfrigération du Centre Premier Tech, l’élaboration des plans et devis pour l’agrandissement de la bibliothèque municipale et la réfection de différentes rues. Le réaménagement de la caserne incendie sera aussi réévalué, tous les scénarios compris.

De nombreuses rues du secteur du vieux Saint-François seront également refaites au cours des prochaines années. Les investissements consacrés au pavage seront d’ailleurs bonifiés de 100 000 $ annuellement. En 2019, on parle de 1,7 M$ consacré aux rues. «Les travaux de la dernière année ont vraiment fait une différence. Il a fallu prendre action et nous n’avons pas terminé», a promis la mairesse de Rivière-du-Loup.

Enfin, beaucoup d’efforts (et de sous) seront aussi consacrés au développement économique. Il faut penser à la mise en place d’un parc territorial régional, qui comprendra 4 emplacements, dont le Technopôle et la phase 4 du Parc industriel. À cela s’ajoutent le développement de l’entrée ouest, l’augmentation de la capacité de traitement des étangs aérés (pour laquelle la Ville souhaite obtenir de l’aide financière gouvernementale). Sans oublier le Carrefour maritime, projet dépendant de l’obtention du permis d’occupation.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Concernant la sous-évaluation du coût de l'enlèvement de la neige, il me semble évident qu'en construisant des fanfreluches appelées aussi avancées de trottoir, on créerait automatiquement des coûts supplémentaires de déneigement. Encore heureux qu'il n'y ait pas eu plus d'accidents aux roues des voitures depuis l'installation de ces cochonneries d'accroches pneus.

    GB3 - 2018-12-19 14:01