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8 décembre 2018 - 10:37

La FTQ fait le portrait socioéconomique de la région

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ et l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), poursuit sa tournée du Québec auprès des leaders syndicaux de la FTQ et de ses affiliés pour faire campagne pour une transition énergétique juste de l’économie.

À chaque étape de la tournée, l’IRÉC profite de l’occasion pour rendre public le portrait socioéconomique de la région visitée. Les 28 et 29 novembre, c’est donc un portrait sommaire du Bas-Saint-Laurent – Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine qui est rendu public.

«Les effets des changements climatiques sont une réalité et cette transformation aura tôt ou tard des effets sur nos économies, nos emplois. C’est pour cela qu’il faut dès maintenant s’atteler à la tâche et réfléchir collectivement sur les conséquences de ces changements et ses impacts sur les emplois, les travailleurs et les travailleuses. Nous devons planifier dès à présent la transition énergétique pour éviter que les travailleurs et travailleuses soient laissés pour compte. Connaitre son présent pour mieux anticiper le futur c’est le défi que se donne la FTQ», déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Le portrait de la région Bas-Saint-Laurent – Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine dressé par la FTQ indique les faits suivants: la population de la région est en fort déclin; le niveau de scolarité de la région est inférieur à la moyenne québécoise; le taux de chômage, bien qu’il diminue, continue d’être supérieur à la moyenne québécoise; les revenus médians du Bas-Saint-Laurent (64 150 $) et de la Gaspésie-Iles-de-la-Madelaine (61 840 $) sont inférieurs à celui du Québec (69 840 $); le produit intérieur brut (PIB) de la région est en hausse depuis 2010 grâce à la foresterie, l’agriculture et la pêche - toutefois, la contribution de la région au PIB québécois est constante; le secteur primaire est plus important pour la région comparativement au reste du Québec.

La région présente les défis socioéconomiques et écologiques suivants : le besoin de développer de nouveaux créneaux et de se diversifier; accroitre la formation et le recrutement de la main-d’œuvre; revoir la structure de peuplement et la configuration des services; le bilan de la région en matière de consommation de carburant est plus important que la moyenne du Québec.

Quelques exemples d’avenues pour une transition juste de la région : la modernisation dans le secteur du papier; la mise en veille d’une centrale thermique et développement d’un micro réseau; la symbiose industrielle, les déchets des uns deviennent des ressources pour les autres.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

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