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11 septembre 2018 - 15:03 | Mis à jour : 15:43

Caserne incendie : des soumissions plus chères que prévu

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Le projet d’agrandissement et de réaménagement de la caserne incendie à Rivière-du-Loup n’avance pas comme prévu. La plus basse soumission reçue lors de l’appel d’offres s’est avérée être plusieurs centaines de milliers de dollars plus onéreuse que ce qui avait été anticipé. Résultat, les élus devront réévaluer différents scénarios, dont la réalisation d’une caserne neuve. 

Cette soumission, proposée par l’entreprise Marcel Charest et Fils Inc. de Saint-Pascal, s’élève ainsi à plus de 8,3 M$ avec les taxes. C’est plus de 400 000 $ au-dessus des estimations de 7,9 M$ de l’architecte pour ce projet. Les deux autres soumissions reçues étaient respectivement d’environ 8,49 M$ (Construction Citadelle Inc.) et 8,57 M$ (Kamco Construction Inc.). 

Après la séance du conseil municipal, lundi soir, la mairesse Sylvie Vignet a signifié au micro de Radio-Canada Bas-Saint-Laurent que la Ville tenait à respecter le budget établi initialement, mais qu’elle ne fermait pas la porte à regarder de nouveau le projet de caserne neuve. Pendant plusieurs mois, l'administration municipale a martelé que des travaux de rénovation étaient la meilleure avenue. 

«Est-ce qu’il y a des choses que l’on peut modifier à l’intérieur du plan pour arriver au cout qu’on avait dit? On va regarder (…) À ces prix-là, est-ce qu’on est mieux de construire une caserne neuve au lieu de faire du neuf avec du vieux? S’il faut se poser la question, on va se la poser», a lancé Mme Vignet. 

Selon le Service des communications, la Ville de Rivière-du-Loup est toujours en attente d’une subvention du ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) avant toute acceptation, même conditionnelle, d’une soumission. Chose certaine, les élus devront prendre position pour la suite des choses. Ils auront à en discuter lors du prochain plénier, le 17 septembre prochain.

Rappelons que le 3 avril 2018, lors d’une séance d’information portant sur le réaménagement de l’édifice Rosaire-Gendron, le directeur du SSIRDL, Éric Bérubé, avait avoué que le projet de nouvelle caserne en était déjà un de compromis. Une visite des lieux par Info Dimanche s’était avérée révélatrice des maux qui affectent le bâtiment. Il n’est pas seulement vétuste, il est mal en point.

 

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Quoi de plus prévisible… quand avez-vous entendu parlé d'un projet qui était dans
    les limites du budget ?

    A chaque annonce, il y'a toujours les ballounes du party… des uns(unes…) et des autres
    que les CONS-tribuables vont, quasi systématiquement devoir avaler !

    Quelque chose ne tourne pas rond, ou justement en rond… au royaume de la belle province.

    Ne sommes nous pas en période électorale ? Y'a t-il eu une commission d'enquête par la
    madame… Charbonneau et Ti-coune'- La Chance (… tu parle !) chose qui a chier dans ses
    bobette a la dernière minute.


    Y'a du monde qui ne savent pas compter et-ou d'autres qui ne sentent rien quand ils se font
    fourrer !

    Me Too Much - 2018-09-12 21:38
  • Toujours drôle d'entendre dire que les appels d'offres sont plus haute que l'estimation. Soyez conscients que les estimations sont habituellement établies pour des travaux généraux, alors que les appels d'offres déposés sont calculés en fonction des taux du marché, du prix des matériaux et des particularités pouvant survenir, et à cela est ajouté une marge de profit (je ne connais pas beaucoup d'entreprise qui demeure en affaire s'il ne font pas de profit) je n'apprends rien a personne avec ça, sauf, peut-être au donneur d'ouvrage qui critique ses entrepreneurs locaux.

    Estimateur - 2018-09-11 15:21