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14 septembre 2018 - 06:55

D’immigrants à entremetteurs

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Dimitri Torrent et Martin Méndez-Isla ont deux choses en commun. Ils sont des immigrants qui ont choisi le Québec pour vivre et ils travaillent pour les MRC de Témiscouata et des Basques pour guider les entrepreneurs dans leur recherche de main-d’œuvre étrangère et aider les travailleurs provenant d’un autre pays à s’intégrer dans leur nouvelle communauté.

«C’est dans notre mandat futur de guider des immigrants qui vont arriver ici et nous pourrons accompagner les entreprises dans le recrutement», explique M. Méndez-Isla qui réside à Trois-Pistoles. «Nous sommes des entremetteurs, pas des embaucheurs. Nous accompagnerons les immigrants dans ce qu’ils vivront au quotidien», ajoute M. Torrent qui s’est établi à Témiscouata-sur-le-Lac.

Tous les deux ont été embauchés il y a quelques semaines comme agent de développement en immigration afin d’accompagner les communautés, les organismes et les entreprises dans les diverses démarches visant à répondre aux besoins grandissants de main-d’œuvre. Actuellement, ils sont au début de leurs interventions, ils rencontrent les gens du milieu, notamment des entrepreneurs, pour vérifier leur intérêt à embaucher des immigrants.

MARTIN MÉNDEZ-ISLA

Martin Méndez-Isla a vécu deux grands changements comme immigrant. Alors qu’il avait 22 ans, sa famille a décidé de quitter l’Argentine, son pays d’origine, pour s’établir en Espagne. «J’ai vécu 17 ans à Barcelone et j’y ai rencontré ma conjointe Vanessa Serrano», note-t-il. Tous les deux travaillaient dans un hôpital public, elle à titre de médecin et lui comme préposé à la clientèle.

«En 2010, l’Espagne était moins bien financièrement, nous avons donc regardé pour immigrer au Québec. Nous sommes arrivés en novembre 2015 à Trois-Pistoles, c’était donc une deuxième immigration pour moi. Je ne parlais pas du tout français, ma conjointe, elle, se débrouillait très bien», raconte-t-il.

«Maintenant, Trois-Pistoles et le Québec ça m’appartient autant même si je ne suis pas officiellement un citoyen canadien, j’ai un permis de travail temporaire. À Trois-Pistoles, l’adaptation fut facile, les gens ont envie de savoir, de parler, et il y a déjà des immigrants», note l’homme de 40 ans.

DIMITRI TORRENT

Le parcours de Dimitri Torrent est différent. Natif de la Guadeloupe dans les Caraïbes, il est arrivé au Québec en aout 2010, plus précisément à Rimouski afin d’y effectuer des études. «Je m’étais d’abord inscrit en administration au Cégep, mais j’étais porté davantage vers l’humain. J’ai poursuivi des études à l’Université du Québec (UQAR) pour terminer en mai 2017 un baccalauréat en psychosociologie. Après j’ai travaillé six mois pour le Carrefour Jeunesse Emploi à Rimouski», explique ce célibataire de 32 ans établi depuis peu au Témiscouata.

«À certains endroits, les immigrants peuvent être vus comme une menace, des voleurs de jobs. Au Témiscouata, depuis deux mois que je suis ici, j’ai pu constater que les gens sont ouverts à notre présence. Les immigrants ont déjà les services d’immigration sur le dos, ils ont d’autres choses à vivre. Nous devons faciliter leur intégration», ajoute-t-il.

DIVERSITÉ CULTURELLE

Dimitri Torrent et Martin Méndez-Isla représentent cette diversité culturelle de plus en plus présente au Québec et dont les régions veulent s’imprégner pour combler des besoins de main-d’œuvre évidents. «Notre rôle consiste d’abord à sensibiliser la population pour faciliter l’intégration d’immigrants. Il faut que ça se passe bien en entreprise mais aussi dans le milieu où ils habitent», mentionne M. Torrent. «Nous aimerions créer des liens de confiance et de solidarité entre les personnes de toutes les origines», ajoute M. Méndez-Isla.

Les deux MRC ont investi chacune 11 000 $ pour permettent l’embauche des deux agents de développement en immigration. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) a accordé 102 000 $ dans le cadre du programme Mobilisation-Diversité. Leur travail s’articule autour de cinq orientations : mettre en valeur la région et les emplois disponibles; renforcer les mécanismes d’intégration; sensibiliser la population locale; assurer une meilleure cohésion des organismes mis à contribution dans l’intégration de ces clientèles; préparer les entreprises afin qu’elles soient en mesure d’entreprendre des démarches visant l’embauche de personnes immigrantes et issues de la diversité.

Leurs premières interventions s’articulent autour de la connaissance du milieu et de ses besoins. «Notre travail servira à créer une boite à outils pour les MRC et les Municipalités de même qu’un service pour accompagner les personnes immigrantes en recherche d’emploi qui ne peuvent pas accéder aux services existants», précise Dimitri Torrent.

«Dans notre mandat futur, nous aurons à guider des immigrants qui vont arriver ici et à accompagner des entreprises dans leur recrutement. C’est possible, nous, on est ici. Nous serons là pour aider les immigrants à se sentir chez eux», conclut Martin Méndez-Isla.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • D'accord avec cela mais pendant ce temps on déporté des mère ou père d'enfants canadien qui veulent être la pour leur enfant à cause dune erreur ou histoire de papier bien on les déporté au lieu de les laisser travailler on les met en détention à Laval qui coûte appartement 300 et plus par jour on les laisse la sans leur donner une une chance ou une seconde chance et la dedans oui il y en qui parle le français diplômée de leur pays mais non on en déporté mais se sont des humains derrières eux il en ont qui laisse leur enfant ne au Canada mais quand reverrai je papa ou maman mais le Canada le déporté vous savez sa doit pas toujours être facile les nuit court de bebe les enfants à s'occuper et pas droit detre malade car si tu es malade tu es seule ou seul pour s'occuper des petits familles reconstitué dans tout ca la qui sont brisee de perdre leur beau père ou belle mère c'est inhumain c'est pas juste pour ses immigrants c'est inhumain pour ces enfants ne au Canada après je pourrais en dire des enfants en détention car se sont des enfants d'immigrants je vais dire comme le père de mon fils le Canada tue ses propres enfants en les privant de leur parent. Des fois on voit juste leur erreur qui ont commis et la dernière fois au bureau de mon député je me fais dire cest la loi mais quand mon fils reverra son père les canadiens aussi font des erreur ont les met en prison on les ressort puis la dedans il en a plein qui récemment on les remet en détention mais parce que se sont des immigrants on ne leur laisse même pas de chance ne serait ce que pour travailler et rester avec leur enfant c'est inhumain je le désirerais un million un fois le père de mon fils la paie sa conséquence en étant dans un prison . En plus il on sont passeport et une fois son temps faite on le met en détention pour immigration et après on le déporté même pas le droit de voir son propre enfants c'est inhumain mais si c'était vous sérieux sa me dégoute que tout le monde dit le Canada cest notre pays et non cest pas leur pays non mais franchement eux aussi se sont des humains ils ont des connaissances des métiers appris je sais pas quoi penser mais wow que sa m'énerve de savoir ses choses detre une propre canadienne et de ne pas avoir de soutien de député de ministre ou bref des élections et je vous promets si sa sa mais pourquoi on ne peut pas s'exprimer pourquoi on est ainsi avec les immigrant vous saviez je parlais l'autre jour avec quelqu'un si je me trompe pas quand tu es immigrants ici pour être soignée on paie à ce que je sache mais paris non mais voyons pourquoi sommes nous si méchant envers ces petits êtres qui veulent être auprès de leur père ou leur mère j'ignore si c'est gens liront mais merci à ceux qui ont pris le temps certains pensent que les immigrants sont dangereux mais as tu regarder à côté de toi un canadien à côté de toi pourrait l'être avant de juger ne devrait ton pas apprendre a la connaître au lieu de se fier à des mauvaises expérience chaque être humain est différent mon? J'espère que mon fils et que tout ses enfants canadiens ne seront pas privés de leur père ou leur c'est terriblement inhumain

    Patricia Bussiere - 2018-09-14 21:00