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3 septembre 2018 - 14:44

Élections : j’appuie mon agriculture, j’appuie ma forêt

Réunis à Saint-Alexis-des-Monts pour faire le point sur les défis agricoles et forestiers de l’heure et convenir des priorités de l’automne, l’Union des producteurs agricoles (UPA), ses 12 fédérations régionales et ses 27 groupes spécialisés ont profité du lancement officiel de la campagne électorale pour demander au prochain gouvernement québécois d’appuyer davantage l’agriculture et la foresterie privée.

« L’agriculture répond à un besoin essentiel : nourrir le monde. Elle génère aussi des retombées économiques importantes pour le Québec. La concurrence est toutefois féroce et les marchés sont de plus en plus ouverts. L’État québécois doit donner suite aux préoccupations des producteurs et investir aux bons endroits », a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

Rappelons que les quelque 28 000 entreprises agricoles de chez nous procurent de l’emploi à près de 57 000 personnes. Chaque année, ils investissent près de 550 M$ dans l’économie régionale du Québec. En 2017, le secteur agricole québécois a généré 8,5 G$ de recettes, ce qui en fait la plus importante activité du secteur primaire au Québec et un acteur économique de premier plan, particulièrement dans nos communautés rurales. Les 30 000 producteurs forestiers du Québec récoltent quant à eux de la matière ligneuse pour une valeur annuelle de plus de 350 M$, générant un chiffre d’affaires de 2,5 G$ par la transformation de leur bois. L’apport économique combiné des producteurs agricoles et forestiers québécois est impressionnant, mais il est fragile.

Ces enjeux sont notamment la protection du territoire agricole et l’accès aux terres pour la relève, la fiscalité foncière, l’agroenvironnement, la gestion des risques et l’augmentation accélérée du salaire minimum. À tous ces égards, on demande aux producteurs québécois de répondre aux attentes grandissantes de leurs concitoyens et de saisir toutes les opportunités sur les marchés d’ici et d’ailleurs, sans pour autant imposer les mêmes contraintes aux aliments importés et sans mettre à leur disposition les mêmes outils que leurs compétiteurs nationaux et internationaux.

« Les producteurs agricoles et forestiers du Québec acceptent volontiers de répondre aux attentes grandissantes de leurs concitoyens. Ils le font avec une passion hors du commun et souhaitent continuer de se distinguer sur tous les marchés, comme en témoignent l’approvisionnement soutenu des grandes surfaces, la montée des exportations, la croissance des aliments biologiques et l’augmentation du nombre de marchés publics », a conclu M. Groleau.

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