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22 août 2018 - 14:22 | Mis à jour : 16:46

Deuxième journée de grève pour les employés de la SAQ

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Une quarantaine de personnes, majoritairement des salariés syndiqués de la Société des alcools du Québec (SAQ), ont manifesté devant les bureaux du député et ministre Jean D’Amour, ce mercredi 22 aout, dans le cadre d’une 2e journée de grève.

Présent à son bureau de comté, à la grande surprise de tous, M. D’Amour a d’ailleurs accepté de rencontrer un petit groupe de délégués, dont Nancy Legendre, présidente du CCBSL-CSN.

«Nous sommes très contents qu’il ait accepté de nous recevoir. C’était important pour nous de lui demander de passer notre message à son gouvernement pour que de la pression soit mise sur la société d’État. On a eu l’occasion de lui faire état de ce que vivent au quotidien les travailleurs et M. D’Amour a été d’une belle écoute. Il s’est dit très préoccupé par la situation», a-t-elle partagé.

Contrairement à la 1re journée de grève, survenue de façon surprise le 17 juillet, le syndicat cible cette fois le gouvernement et non l’employeur. À l’aube de la campagne électorale, on souhaite qu’il donne le mandat à la SAQ de régler la négociation et ainsi qu’il illustre concrètement l’importance, pour lui, de la conciliation travail-famille-études.

«Le gouvernement doit passer de la parole aux actes s'il veut être pris au sérieux (…) Comme client, on ne réalise pas qu’il y a beaucoup d'employés, 70 %, qui sont à temps partiel. C’est 700 à 800 employés qui ont entre 0 et 10 heures de travail par semaine et qui attendent le téléphone. Vous comprenez que c’est difficile de se faire un budget familial quand on ne sait pas combien d’heures on va travailler la semaine prochaine», a ajouté Nancy Legendre.

Plus de cinquante séances de négociations ont eu lieu entre les deux parties, sans succès. Rappelons que les syndiqués de la SAQ ont voté en juin dernier pour le recours à six journées de grève à être utilisées à des moments jugés opportuns.

 

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