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18 août 2018 - 06:53 | Mis à jour : 07:42

Dossier - Artistes en affaires

Artrh : une marque, un mode de vie

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

L’aventure entrepreneuriale peut être tentante pour les artistes, mais rares sont ceux qui ont l’audace de s’y lancer à temps plein. Info Dimanche est allé à la rencontre des artistes derrière les petites entreprises Artrh et Kapé, qui ont décidé d’exploiter leur talent pour le mettre au service de leurs clients, tout en restant ancrés dans la région de Rivière-du-Loup.

Avoir leur propre compagnie qui leur ressemble, c'est le défi que se sont lancé quatre jeunes hommes de la région, Élie Desgreniers de Notre-Dame-du-Portage, Charles Morin, Émile Perreault et Alex Vézina de Rivière-du-Loup. Voici la petite histoire d'Artrh.

«Les quatre, nous voulions avoir une compagnie, quelque chose qui nous appartient par rapport au skate et à notre mode de vie au Bas-Saint-Laurent. Il n’y avait pas vraiment ça à Rivière-du-Loup, on ne se reconnaissait pas. On voit le skate comme une forme d’art et ça nous permet de faire une marque qui nous ressemble», expliquent-ils, se passant la parole tour à tour.

Artrh unit donc à son bord deux graphistes, un skateur et un étudiant dans le domaine de la vente. En équipe, ils conçoivent les dessins et font de la sérigraphie sur divers types de vêtements dans un atelier situé à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Ils s’occupent également de la mise en images de leur site web et de la gestion des réseaux sociaux, bref, tout ce qui peut toucher de près ou de loin leur petite entreprise.

Élie, Charles, Émile et Alex disent se connaitre depuis toujours. Ils ont d’ailleurs pu compter sur le soutien de leurs parents dans le développement de leur projet. La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre dans le cas d’Émile Perreault, qui est le fils de l’entrepreneure Danielle Amyot, propriétaire des restaurants Les Jardins de Lotus et La Nouillerie de Rivière-du-Loup.

«C’est certain que ça m’a poussé vers l’entrepreneuriat. Nous avions du soutien et une base assez solide avec des gens d’expérience qui nous ont aidés à prendre de meilleurs décisions», ajoute Émile.

Les vêtements qu’ils illustrent sont disponibles dans une boutique en ligne seulement. Cette manière de procéder leur permet de produire des quantités bien précises en s’assurant que tout leur stock s’écoule. «C’est plus facile de magasiner sur le web, tu y vas quand tu veux et nous on s’occupe de ta commande. Nous nous ajustons aux clients et notre site est ouvert tout le temps. À part les vêtements, tout est conçu au Québec», explique Alex Vézina.

Pour le moment, tous leurs profits sont réinvestis dans la production d’autres vêtements, ils ne se versent aucun salaire. «On a mis 20 $ chaque au début pour le démarrage et c’est tout. On a conçu notre propre site et on fait tout nous-mêmes. On trouvait important de prendre notre temps. On s’est préparé pendant six mois avant de se lancer», souligne Charles Morin.

Ils misent sur les réseaux sociaux comme Instagram, à l’aide d’«influenceurs» comme Lysandre Nadeau et Jemcee pour se faire connaitre. Ils ont d’ailleurs déjà répondu à des commandes en provenance de la France et de Belgique. Le commerce sur le web connait bien peu de frontières. Récemment, ils ont décidé de s’orienter vers le graphisme sur des planches à roulettes, une nouvelle corde qui s’ajoute à leur arc et continuera de faire croitre leur compagnie. Plus d'information : http://www.artrhclothing.com

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