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23 juillet 2018 - 06:56

Vox pop : des vacances à tout prix?

Lydia Barnabé-Roy

Par Lydia Barnabé-Roy, Journaliste

L’été et les températures chaudes sont maintenant bien installés après un long hiver et, désormais, le temps des vacances se fait sentir. Les esprits des gens ne sont tournés que vers ce moment de repos tant attendu pour pouvoir profiter du beau temps, voir des proches, faire ses loisirs favoris, se détendre, décompresser et vivre le moment présent. Cependant, il est important de tenir compte de son portefeuille.

Info Dimanche s’est entretenu avec Bruno Pelletier, planificateur financier chez Valeurs Immobilières Desjardins pour en savoir davantage sur les vacanciers et leur budget estival. Selon ce dernier, les gens planifieraient leurs vacances à l’avance, en revanche, peu le feraient en respectant un budget. Dépendamment de sa situation financière, il est important de prévoir ses dépenses estivales, a relaté M. Pelletier.

À titre d’exemple, une personne retraitée, aisée, pourrait se permettre de se laisser aller, tandis que de jeunes familles, plus serrées dans leur argent, devraient calculer le montant qu’elles allouent à leurs vacances. M. Pelletier croit qu’il faudrait préserver environ 1000$ pour son congé estival, compte tenu du type de vacances effectué.

Aussi, un conseil qu’il avait à donner aux gens qui veulent prendre quelques semaines à eux et qui n’ont pas l’argent en ce moment, c’est : « Prévoir pour l’année prochaine, faire des retraits systématiques, 20$ par semaine, le retirer, le placer pour un budget vacances, comme si c’était une dette mais qui évite d’emprunter pour l’année suivante ». Ce montant retiré chaque semaine équivaudrait à 1040$ accumulés à la fin de l’année.

Vox pop

La majorité des personnes qu’Info Dimanche a approché ont soutenu qu’elles restaient au Québec cette année pour camper, pêcher, faire du vélo, se promener en véhicule tout-terrain ou pour visiter de nouveaux endroits en voiture. Deux personnes, Virginie et Roxanne, pour leur part, ont décidé de partir pour d’autres régions, l’Ouest canadien et les États-Unis, pour parfaire leur anglais ou voir leur famille. Pour les autres, ils restent dans leurs régions et ont des activités à leur agenda. La plupart des personnes rencontrées n’avaient pas de budget planifié, mais s’étaient fixé un montant limite à ne pas dépasser, pour ne pas avoir de mauvaise surprise: « Mais c’est ça la vie, on se paie du beau temps pendant qu’on peut. », a dit Jean Soucy. Même si cette pause est cruciale pour plusieurs, il vaut peut-être mieux se restreindre une année que de s’endetter de quelques centaines, voire des milliers de dollars.

 

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