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17 juillet 2018 - 11:06 | Mis à jour : 19 juillet 2018 - 09:14

La SAQ en grève à Rivière-du-Loup

Info Dimanche

Par Info Dimanche, [email protected]

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À 10 h 05 ce matin, les salarié-es des 404 succursales de la Société des alcools du Québec, dont ceux et celles de Rivière-du-Loup, ont quitté leur lieu de travail et entamé une première journée de grève. Les membres du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ) avaient voté à 91 % pour un mandat de six jours de grève, en juin.  

À Rivière-du-Loup, ils étaient près d’une dizaine, incluant un représentant de la CSN, à faire le pied de grue devant la porte de la succursale. Localement, aucune entrevue ne sera accordée, a-t-on appris. 

Cette première journée de débrayage survient après deux séances de négociation qui se sont déroulées les 12 et 13 juillet. «On dirait que l'employeur ne nous prend pas au sérieux, et ce, malgré le vote massif des membres en faveur de la grève. Il est encore en demande pour modifier les horaires et couper des heures. Aujourd'hui, notre message est on ne peut plus clair : nous n'accepterons aucun recul sur nos conditions de travail. Si la SAQ veut régler, qu'elle retire ses demandes sur nos planchers de postes et d'horaires», affirme Katia Lelièvre, présidente du SEMB-SAQ, par la voie d’un communiqué. 

Les points en litige demeurent les mêmes depuis le début de la négociation. Pour les membres du syndicat, améliorer la conciliation travail-famille-études et diminuer la précarité d'emploi restent les grandes priorités alors que l'employeur, de son côté, souhaite qu'il y ait un maximum de salarié-es disponibles en tout temps, tout en diminuant le nombre d'heures.

«Ce n'est jamais de gaieté de cœur que les travailleuses et les travailleurs choisissent de faire la grève, ajoute Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP-CSN). Les demandes de la SAQ viendraient fragiliser davantage bon nombre d'emplois déjà précaires, et ça, ça ne passe tout simplement pas. Avec 70 % de ses salarié-es à temps partiel et une moyenne de douze ans pour obtenir un poste régulier, la SAQ n'a pas de quoi se vanter.»

Le comité de négociation du SEMB-SAQ espère que cette première journée de grève fera bouger les choses. Plusieurs séances de négociation sont prévues au cours des prochaines semaines, dont une aujourd'hui même.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • 70% des salariés à temps partiel?

    bob - 2018-07-18 19:33