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10 juillet 2018 - 06:55 | Mis à jour : 07:53

Le défi d'Yvan L'Heureux

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

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Yvan L'Heureux a tout pour être un homme comblé. Tant dans son métier d'acuponcteur, que pour son école du Qi, que ses performances d'ultramarathonien tous marqués par le succès. Mais voilà, pour mieux relever un défi, son défi, il a chambardé sa vie. Son but: mener le Défi Everest vers de nouveaux sommets.

Il a donc fermé sa clinique d'acuponcture pour la prochaine année afin de s'engager à temps plein dans l'organisation et le déploiement du Défi Everest. Un engagement qu'il dit marqué par le désir de porter plus loin le Défi Everest, mais aussi de changer son point de vue.

«Y croire, c'est le secret, ça résume tout. Il faut s'engager à 100 %, valider ses valeurs, et le troisième point, et c'est là où nous étions confrontés au Défi, c'est changer son point de vue.»

Yvan L'Heureux le reconnait, le déploiement des activités liées au Défi était confronté à un certain plafonnement. «Alors j'ai décidé de changer l'angle d'attaque», lance-t-il.

C'est à l'occasion d'un «Ultra» aux États Unis, ces compétitions dans lesquelles les athlètes doivent parcourir parfois plusieurs centaines de kilomètres, qu'il a trouvé sa réponse. «Après 300 kilomètres, j'étais 5e sur 30, je me suis arrêté. Je venais de trouver ma réponse. J'étais hanté, et en plein milieu de la nuit, la solution que certains diront illogique m’est apparue, j'allais me consacrer au Défi à temps plein, avec la même énergie que pour mes ultras.»

Quelques semaines plus tard, ses clients étaient avisés. Ses partenaires aussi. Fort de son nouveau commanditaire, Premier Tech, Yvan L'Heureux se dédie aujourd'hui entièrement au développement et à la croissance de cette activité unique au Québec. Un défi qu'il entend bien étendre à d'autres municipalités.

«J’espère entrainer les gens dans mon sillage, les inciter à changer leur point de vue sur leur problème. Trouver des réponses dans la santé physique, dans l’engagement aussi», souligne le principal intéressé.  Ce dernier ne s’est fixé aucun objectif, mais il souhaite rapidement voir une ville, ou deux, s’ajouter à Rivière-du-Loup. «Pour cette année, je veux créer un effet WOW!»

L’acuponcteur balaie rapidement les questions pécuniaires.  Les conséquences d’une année sans salaire sont toutefois nombreuses. «L’argent ne représente pas une fin, mais plutôt un moyen. J’ai un peu d’argent de côté. Mais ce sont les patients... ça, ça m’a profondément déchiré», admet-il.

Après une pause, il reprend : «Je suis convaincu de pratiquer l’acuponcture jusqu’à 102 ans, c’est une passion. Mais le Défi Everest, cette opportunité ne se présentera pas deux fois. C’est maintenant. T’embarques ?», lance tout sourire Yvan L’Heureux.

DÉFI EVEREST

Le Défi Everest qui en sera à sa sixième présentation en septembre 2018 a déjà permis de redistribuer pas moins de 630 000 $ en cinq ans à la communauté. L'organisme est le premier à remettre 100 % des dons, soit 90 % au choix de l’équipe et 10 % à la Fondation-Jeunesse de la Côte-Sud.

Le Défi régulier mets en scène des équipes dont les membres doivent effectuer un total de 150 montées de la côte St-Pierre. Ces remontées peuvent se diviser entre les participants, comme bon leur semble. De plus en plus populaire, le Macadam ultra s'effectue en moins de 48 heures alors que les participants peuvent effectuer plus de 48 remontées. Quant aux ultramarathoniens, ces derniers peuvent  faire l’ascension de 100, 150 et même de 200 montées.

Pour plus d'information, visitez le defieverest.com.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Je reconnais bien la cet homme genereux, salutation

    Roger Mailloux - 2018-07-10 12:45