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De l’éperlan à 2 700 $ la douzaine!

durée 12 février 2017 | 06h49
  • Mario Pelletier
    Par Mario Pelletier

    Journaliste

    La pêche à l’éperlan est une activité hivernale qui peut s’avérer très intéressante si elle est faite dans les règles. Elle peut aussi être très couteuse dans l’illégalité. La somme de 2 700 $, c’est ce que vous devrez payer si vous êtes condamné devant un tribunal pour avoir vendu ou acheté de l’éperlan arc-en-ciel.

    «Pour une première infraction, l’amende minimale prévue pour une personne reconnue coupable de vente ou d’achat d’éperlans arc-en-ciel provenant d’une pêche sportive est de 1 825 $, à cela s’ajoutent des frais de 456 $ et un montant de 456 $ de contribution pour le CAVAC, soit un total de 2 743 $», a expliqué Luc Forest, agent de protection de la faune.

    L’employé du Service de la protection de la faune de La Pocatière a ajouté que l’amende minimale s’applique pour chaque vente, donc si les pêcheurs vendent le total de 60 éperlans à 5 personnes différentes (12 éperlans par personne), l’amende minimale serait de 13 715 $ (5 X 2 743 $).

    La population d’éperlans arc-en-ciel du sud de l’estuaire du Saint-Laurent possède un statut d’espèce vulnérable en vertu de la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du Québec depuis plusieurs années. Pour diminuer la pression de la pêche récréative sur l’éperlan arc-en-ciel, la limite quotidienne de capture a été coupée de moitié, passant de 120 à 60. Et toute pêche commerciale a été interdite.

    «C’est déjà une grosse pression sur une espèce vulnérable. Si, en plus, des gens dépassent les quotas et en font le commerce, la situation de l’éperlan risque de se dégrader et de nouvelles mesures de protection pourraient être prises au détriment des vrais pêcheurs sportifs. Si vous achetez des éperlans, capturés par des pêcheurs sportifs, vous contribuez à l’augmentation de la pression de pêche et vous encouragez les braconniers à capturer des surplus. Sans acheteur, il n’y a pas de vendeur», a commenté M. Forest.

    «La pêche à l’éperlan, comme celle qui se pratique sur la rivière Verte à L’Isle-Verte et dans la rivière du Loup à Rivière-du-Loup, est une activité fort agréable et, si elle est pratiquée en respectant les règles, pas trop dispendieuse», a conclu l’agent de protection de la faune.

    commentairesCommentaires

    3

    • TP
      ti-pit
      temps Il y a 5 ans
      Je trouve votre article un peu tiré par les écailles. Je suis très en faveur du respect des quotas et de la défense de vendre de l'éperlans capturés sportivement . De plus, l'achat de ce poisson est aussi prohibé. Pourtant, d'où provient les éperlans que nous achetons dans les poissonneries, les épiceries et autres. Y a-t-il deux poids , deux mesures, si cela est commercial, on peut le vendre mais capturer à la ligne, un à la fois, cela n'est pas bien, mais aux filets ou autres moyens , cela est acceptable, car ces derniers n'affectent pas la ressources, ne vident pas le fleuve. S'il est nécessaire de faire de l'éducation pour la conservation de l'éperlan, j'en suis d'accord mais dites-nous la vérité, dites nous des preuves et je suis persuadé que les pêcheurs vont comprendre la situation. Tant qu'au montant pour les amendes , il serait peut être bien de comparer ce qui en coute pour un cerf ou un orignal lorsqu'il y a effraction, à la livre et je suis certain qu'encore il y a des décisions discutables. Je me dois de vous dire que je suis pour le respect des règlements et que je suis contre le braconnage mais cela n'empêche personne de se servir de son jugement.
    • C
      Capitaine
      temps Il y a 5 ans
      Et les éperlans vendus au métro, ils viennent de où ??? certainement de pêcheurs sportifs qui prennent plus que leur quota......
    • CM(
      Contrôle machine (GARNEMENT)
      temps Il y a 5 ans
      Nous sommes gérer par des requins qui donnent des amendes pour grossir les coffres. Pourtant les bélugas se régalent de ces petits poissons, eux autres ont le droit d'en manger autant qu'ils en veulent. C'est cela notre belle société. Comme dans le temps qu'il y avait des machines à sous dans les bars et que le fait de donner ou de réclamer son prix te conduisait directement en prison, nous connaissons tous la suite de l'histoire le garnement s'est permis de décriminaliser le tout en s'emparant des revenus de ces machines. Il y a 1$ à faire avec profitons-en pour remplir les coffres qui se vident par une mauvaise administration gouvernementale. C'est cela vivre en société, combien de mauvaises gestions ont réussi à faire en sorte que cela nous arrive ????
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