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20 février 2016 - 07:02 | Mis à jour : 07:27

DOSSIER - Industrie forestière

Un réseau forestier en pleine expansion

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Rivière-du-Loup – La refonte de la plateforme web du Réseau forêt-bois-matériaux de Témiscouata n’est que le bourgeonnement d’une transformation et d’une renaissance qui s’annoncent pour l’industrie forestière de la région.  

Le Réseau compte maintenant près d’une quarantaine de membres enregistrés et entend bien poursuivre son expansion au cours des prochaines années. Guylaine Sirois, préfet de la MRC de Témiscouata, et présidente du Réseau rappelle que la forêt est un joueur industriel majeur. «Il faut faire une 2 et une 3e utilisation des ressources et être des ambassadeurs en la matière. Nous posons des actions pour maximiser l’utilisation de la forêt», a-t-elle expliqué.

Bien que le Réseau soit une entité indépendante, il peut compter sur un appui de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) du Témiscouata pour sa coordination.

«On essaie de plus en plus de sensibiliser les entrepreneurs, que les gens prennent conscience qu’on doit être proactifs, non seulement concernant l’épidémie de tordeuse mais aussi pour l’exploitation des ressources», a expliqué Caroline Roy, conseillère en développement économique à la SADC de Témiscouata.

Expertise, partenariat, réseautage et innovation sont les quatre mots-clés qui font partie du plan de développement économique du réseau. «On essaie de développer des entreprises innovatrices, pas seulement de rester dans les produits de commodités, mais aller chercher une valeur ajoutée», précise Mme Roy.

LE TÉMISCOUATA

Le couvert forestier occupe environ 87% de la superficie totale de Témiscouata. La forêt est de 49% sous gestion privée et 51% du domaine public. Parmi les filières identifiées par le Réseau, on compte la production de matière ligneuse, le bois d’œuvre et la première transformation, les pâtes et papiers, l’ébénisterie, l’acériculture, l’exploitation des extractibles forestiers, les produits forestiers non-ligneux, la fibre de bois, la bioénergie et les exportations. «Ça brasse partout. Beaucoup de secteurs sont en ébullition. Il faut diversifier nos secteurs d’activité et protéger nos acquis», a commenté Roger Robitaille, consultant-expert du Réseau. Il souligne que le secteur forestier est en pleine innovation, notamment avec la transformation de Norampac en bioraffinerie.

La production acéricole de Témiscouata, qui compte plus de 280 entreprises, représente environ 70% de toute la production du Bas-Saint-Laurent et génère des revenus de plus de 40 M$. Certaines de ces entreprises se convertissent aux granules de bois et à la biomasse, en remplacement du mazout, dans une optique de chaine circulaire économique. Le Réseau mise avant tout sur une bonne communication entre les différents entrepreneurs de la région afin de favoriser une économie de complémentarité et de créer une chaine complète d’exploitation des ressources.

SUITE DU DOSSIER :

» Épidémie de tordeuse de bourgeons de l’épinette : inévitable en 2016

» Une femme dans un monde d’hommes

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