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17 juin 2014 - 11:13 | Mis à jour : 11:25

Mort de Jean-Pierre Ouellet: la CSST identifie des manquements

Info Dimanche

Par Info Dimanche, [email protected]

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Saint-Cyprien - C'est ce matin que la CSST rendait publiques les conclusions de son enquête à la suite de l'accident qui a coûté à vie à Jean-Pierre Ouellet, le 11 décembre 2013, sur un lot à bois privé à Saint-Cyprien.

Jean-Pierre Ouellet, qui exploitait une entreprise individuelle, s'est retrouvé coincé mortellement entre la roue arrière gauche du panier d'un débardeur et la structure d'une chargeuse au cours de manœuvres de dégagement d'une semi-remorque qui s'est enlisée en bordure d'un chemin forestier.

Parmi les causes à l'origine de l'accident, la CSST identifie des manquements dans la méthode pour coordonner les manœuvres de dégagement d'un véhicule enlisé. La CSST a rendu publiques mardi les conclusions de son enquête afin de rappeler aux employeurs et aux travailleurs l'importance de ne pas circuler à l'intérieur de la zone dangereuse d'une machine forestière en marche.

MANOEUVRES NON SÉCURITAIRES

Le jour de l'accident, M. Ouellet et ses travailleurs se trouvent sur des lots privés pour transporter les billes de bois jusqu’à une scierie de la région. Lors du deuxième voyage, une des semi-remorques utilisées s'enlise en bordure du chemin forestier. On commence par utiliser un camion porteur muni d'une chargeuse pour alléger le chargement de la semi-remorque enlisée. Un débardeur est ensuite approché pour pousser cette dernière.

Lors de ces manœuvres, l'employeur se tient à l'arrière gauche du camion porteur. Lorsque le conducteur du camion, auquel est attachée la semi-remorque enlisée, lui signale, à l’aide des avertisseurs sonores, que l’avant de son camion atteint l'amas de neige, l'employeur se déplace vers le débardeur, en passant par l'arrière du camion porteur, pour indiquer au conducteur de cesser de pousser.

Au même moment, le panier du débardeur se désaxe en direction du camion porteur, jusqu’à ce que sa roue entre en contact avec la structure de la chargeuse, coinçant mortellement l’employeur.

MIEUX REPÉRER LES DANGERS

L'enquête de la CSST a permis de retenir deux causes pour expliquer l'accident. D'abord, la méthode de travail établie pour coordonner les manœuvres de dégagement d’une semi-remorque enlisée a fait en sorte que l’employeur circule dans la zone dangereuse d’une machine forestière en mouvement, ce qui l’exposait à un danger de coincement. De plus, le déplacement du panier du débardeur, qui entre en contact avec le camion porteur, coince l’employeur contre la structure de la chargeuse installée à l’arrière du camion.

À la suite de l'accident, la CSST a exigé des employeurs concernés par cet accident de s'assurer que l'organisation du travail et les méthodes et techniques utilisées pour dégager un véhicule enlisé sont sécuritaires.

MESURES DE PRÉVENTION

La CSST rappelle l’importance de maintenir, aux alentours des véhicules automoteurs un espace d’exclusion des personnes à pied et, lorsqu’une personne doit diriger les opérations à partir du sol, de mettre en place un moyen de communication bidirectionnel efficace entre les opérateurs des véhicules et cette personne. La personne au sol doit être hors d’atteinte des véhicules et à la vue des opérateurs. De plus, les manœuvres doivent être arrêtées immédiatement lorsque cette personne disparaît du champ de vision des opérateurs.

Le rapport d’enquête de l’accident est accessible dans le site Web de la CSST, au www.centredoc.csst.qc.ca/pdf/ed004019.pdf.
 

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Autant de temps en d'argent dépense par la csst pour finalement dire que le gars n'étais pas à la bonne place!! Pauvre famille de se faire dire de telle niaiserie!!

    Paul - 2014-06-17 21:02