Publicité

Le blogue de Richard Levesque

19 août 2011 - 08:46

Poètes, avions et rires en rimes

1 Commentaire(s)
18 août : On parle beaucoup de Louis Blériot (photo), qui fut le premier à traverser la Manche en avion.  Mais saviez-vous que c’est un fils de Québécois, Jean-Baptiste Moisan, qui fut le premier aviateur à traverser la Manche avec un passager?



C’était le 18 août 1910, il y a 101 ans ans aujourd’hui.  Il aurait sans doute accompli d’autres exploits s’il ne s’était tué le 31 décembre de cette même année 1910, en essayant un nouvel avion…

19 août : Je voudrais vous citer quelques vers d’Alfred de Musset, un court extrait de La Nuit d’août.  Ça vous donnera peut-être le goût d’aller lire le reste…

Dépouille devant tous l'orgueil qui te dévore,
Cœur gonflé d'amertume et qui t'es cru fermé.
Aime, et tu renaîtras; fais-toi fleur pour éclore.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore;
Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.

RIRE EN RIMES

20 août : Plus haut je vous citais un extrait d’un grand poème romantique.  Mais vous savez, contrairement à ce qu’on pense, la plupart des poètes sont avant tout de grands farceurs.  Jean Cocteau, par exemple, a écrit ce petit truc pour une certaine Odile…

Odile rêve au bord de l`île,
Lorsqu'un crocodile surgit;
Odile a peur du crocodile
Et, lui évitant un “Ci-gît”,
Le crocodile croque Odile.

Caï raconte ce roman,
Mais sans doute Caï l'invente.
Odile alors serait vivante,
Et, dans ce cas-là, Caï ment.

Un autre ami d'Odile, Alligue,
Pour faire croire à cette mort,
Se démène, paye et intrigue.
D'aucuns disent qu'Alligue a tort.

ENCORE DES CURIOSITÉS
21 août :
Il m’arrive de me faire cette réflexion cruelle : dans les grandes villes, les gens gagnent leur vie.  Dans les campagnes, les gens vivent leur vie.

C’est un drôle de paradoxe.  Les gens qui aiment la ville justifient leur choix en disant qu’ils ont tout proche d’eux : magasins, théâtres, musées, etc.  Or ils courent comme des dératés toute la journée, passent des heures dans les embouteillages, bref sont enfermés dans l’infernal « métro-boulot-dodo ».

Les gens « des régions », censés être loin de tout, ont le temps de flâner, d’aller au théâtre, de cultiver leur jardin…


22 août :    «
Si l'amour donne de l'esprit aux sots, il rend quelquefois bien sots les gens d'esprit. »  (Ninon de Lenclos)

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Toutes vos réactions

1 réaction(s)
  • Votre réflexion me rappelle un peu un courriel que j’ai reçu il y a quelque temps. Je n'en connais pas la source, mais le voici.

    ****
    Un jour, le père d'une très riche famille amène son fils à la
    campagne pour lui montrer comment les gens pauvres vivent.

    Ils y passent quelques jours sur la ferme d'une famille qui n'a
    pas beaucoup à leur offrir.

    Au retour, le père demande à son fils. : "As-tu aimé ton séjour?"

    "C'était fantastique papa!"

    "As-tu vu comment les gens pauvres vivent?" demande encore le père.

    "Ah oui !" répond le fils

    "Alors, qu'as-tu appris?"

    Le fils lui répond :
    "J'ai vu que nous n'avions qu'un chien alors qu'ils
    en ont quatre.

    Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont
    une grande crique.

    Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles
    partout dans le ciel.

    Nous avons une immense galerie à l'avant et eux ont l'horizon.

    Nous avons un domaine, mais eux ont des champs à perte de vue.

    Nous avons des serviteurs alors qu'eux servent les autres.

    Nous achetons nos denrées et eux les cultivent.

    Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger.
    Eux ont des amis qui les protègent."

    Le père en resta muet.

    Le fils rajouta : "Merci Papa de m'avoir montré tout ce que nous
    n'avons pas".
    M.Thériault - 2011-08-22 08:22