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Dans l'objectif de François Drouin

21 janvier 2013 - 18:35

Le fleuve

6 Commentaire(s)
Je l'aime mon fleuve! Si j'habite Rivière-du-Loup aujourd'hui, c'est à cause de lui. Dès ma première visite en 1991, j'en ai été sous le charme. Mes trois années d'études au Cégep de Rivière-du-Loup se sont écoulées à son rythme. Il s'est gravé en moi.

Quand je suis débarqué à l'Université du Québec à Trois-Rivières, j'en portais encore les effluves salés. Bon Dieu ce que je me suis ennuyé durant ces trois-années. À mon retour, sans le sou et sans emploi, la première chose que j'ai faite, c'est aller à sa rencontre.

Depuis ce temps, j'ai trouvé du travail,  j'ai fondé une famille, acheté une maison. Mais sans le fleuve, je ne serais pas là. Et il me le rend bien.


C'est ce fleuve, majestueux et fragile, qui me retient. C'est mon ancre. On parle d'une terre d'attache, moi je vous dis un fleuve d'attache. Celui de Kamouraska au Bic.


Quelques photos supplémentaires prises ce weekend (comme les deux affichées ici) ICI : http://www.zoomcommunication.net/nikon-1-et-des-photos/

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6 réaction(s)
  • Moi aussi je l'aime mon fleuve ! J'en ai véritablement pris conscience exactement à 19 ans en octobre 1983. Ayant toujours vécu à Rivière-du-Loup, j'étais alors parti pour étudier en chimie à l'Université de Sherbrooke. Quand je suis revenu à Rivière-du-Loup pour la première fois à la mi-session, c'est-à-dire précisément quand je descendais la grande côte de l'autoroute 20 juste avant la sortie du boulevard Hôtel-de-Ville, c'est là que j'ai vu le fleuve se dérouler à l'horizon et que j'ai réalisé que c'est ça qui me manquait à Sherbrooke, mon fleuve !
    Michel Morin - 2013-01-21 19:23
  • Comme d'habitude, vos photos sont merveilleuses même si vous avez l'air de dire que votre appareil n'est pas le must, mais j'avoue avoir une préférence pour les noir et blanc. Je ne comprends que trop ce que vous ressentez, j'ai également un immense besoin d'eau et avant d'avoir notre maison dans le Témis, il nous arrivait, lorsque je n'en pouvais plus et que l'eau me manquait tellement, d'aller nous asseoir sur le bord du fleuve pendant des heures, juste pour le plaisir, pour la tranquillité, le silence, l'air et le bruit des vagues. Prendre le temps de s'arrêter sur le bord d'un cours d'eau nous calme, nous revigore, nous aide à nous recentrer sur les choses importantes de notre vie. Lorsqu'on a goûté à ça, il est très difficile de s'en passer...
    La plus pro policier du Témis - 2013-01-21 19:43
  • @ Michel Morin Cette vue là, à laquelle vous faites allusion, je me rappelle mon retour à Rivière-du-Loup après trois ans d'absence. La côte et puis boum, le fleuve, la ville… mon coeur battait la chamade. Je savais que je revenais « chez moi ».

    @ La plus pro policier du Témis Merci! J'ai passé mes étés, 3 1/2 mois par année sur les rives du lac (réservoir) Taureau à Saint-Michel-des-Saints. C'est ici que j'ai retrouvé ce sentiment que vous décrivez si bien. Et quand le lac me manque trop, je déboule (et le mot est juste) jusqu'au lac Témiscouata ou Pohénégamook. J'ai besoin de l'eau, c'est intrinsèque.
    François Drouin - 2013-01-21 21:15
  • Vous me faites bien plaisir et sourire en reprenant mon expression: Mon fleuve. Comme je le nomme toujours quand je parle de lui. Moi je l'ai vu toute mon enfance et entendais ma mère qui faisait une pause café sur sa galerie arrière. Dans le temps,les patios n'étaient pas encore un must...LOL:) Et notre mère qui nous répètait chaque soir: Regardez comme c'est beau ce soir, y'en n'a jamais un de pareil, des couchers de soleil les enfants! Et nous répondions : ben oui mais y'a rien de l'fun de s'assoir pour regarder juste le soleil qui se couche. Et nous partions jouer en courrant sans perdre une minute pour les mille et un jeux d'enfants qui faisaient notre bonheur. J'ai quitté ma rue Fraser, pour vivre ma vie d'adulte dans un autre quartier, puis un jour que j'emmenageais sur la rue Laval, dans mon tour du propriétaire, avant de signer mon bail, j'ai vu, dans mon futur salon: ce fleuve et tout l'horizon, qui m'ont donné un réel choc émotionnel. C'est cette journée que j'ai compris que j'avais un vide qui venait de trouver sa raison d'être. Depuis lors je l'ai appelé Mon fleuve, car j'ai su qu'il m'avait manqué et que je voulais lui rendre ce qu'il m'avait donné de plus cher, ce sentiment de bien-être immense juste en le contemplant. Alors, même si je ne le vois plus de ma fenêtre, aujourd'hui je prends quelques rues et je me rends l'observer, plûtot, l'admirer et savoure sa présence. C'est un privilège qui est rare et le plus beau c'est que c'est gratuit!
    Claire Tremblay - 2013-01-22 00:10
  • J'ai vécu ce choc en 1990 alors que je revenais de l'Université d'Ottawa pour la première fois! Chaque fois que j'arrivais à cette grande côte, quelque chose se passait. Je crois que je l'ai vraiment réalisé bien des années plus tard. Aujourd'hui, à Tourisme Rivière-du-Loup, je maintiens que le fleuve est notre plus grande force. De nombreux témoignages le confirment. Le fleuve, il est devenu(je dirais même redevenu...les années passent et se ressemblent!) l'essence même de notre nouvelle image. C'est ce pouvoir magique du fleuve que je tente de véhiculer auprès de notre clientèle. Une fois qu'on y a goûté, on ne peut plus s'en passer. Continue François de louanger notre fleuve, ça fait de toi un excellent ambassadeur pour notre région!
    Monique Dionne - 2013-01-22 10:37
  • @Claire : c'est ça! Vous résumez tout. Merci pour votre témoignage, c'est apprécié.

    @Monique : je partage (c'est pas nouveau!) ton point de vue. Oui, le fleuve est notre plus grande force, un atout inestimable. Et s'il m'arrive (oh, rarement) de l'oublier, quand ma famille ou mes amis de l'extérieur me rendent visite, leur réaction devant la beauté et la majuestuosité de ce fleuve me le rappelle assez vite.
    François Drouin - 2013-01-22 13:25