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Dans l'objectif de François Drouin

17 février 2011 - 15:07

La Sainte Trinité, version 2.0

8 Commentaire(s)
Si Twitter et Facebook sont inévitables quand vient le temps de parler des médias sociaux, 2010 a littéralement vu exploser la popularité des médias alternatifs spécialisés en géolocalisation. Où êtes-vous ? Voilà ce que veulent savoir et faire connaître Foursquare, Plyce, Gowalla et cie. Ces derniers pullulent maintenant sur nos téléphones intelligents. La mode est aux « check in ».  Un jeu? Pas tout à fait.



Les nouvelles vedettes de l’heure ont en fait leur propre écosystème social, qui a la particularité de vous situer tout en le partageant avec vos autres réseaux sociaux. C’est l’heure de gloire des GPS équipant nos téléphones intelligents (Smartphone). C’est ludique… et addictif.



Foursquare et Plyce proposent trois couches de services : un réseau social, un « jeu » et une application de géolocalisation. Le premier, américain, est fortement implanté en Amérique du Nord. Le second, discret au Canada, est beaucoup plus répandu en terre européenne. Je dois même être le seul utilisateur de Plyce à Rivière-du-Loup.

Êtes-vous plutôt maire ou capitaine ? La question vous surprend ? Alors, c’est que vous n’êtes pas adepte de Foursquare et de Plyce. C’est là le jeu. Vous êtes en fait « challengé » d’inscrire des lieux dont vous en devenez le maire (Foursquaire) ou le capitaine (Plyce). Selon vos activités, vous amassez des points, des badges et des médailles. On s’y prend facilement.

Peu importe votre choix, l’engouement est mondial. Même l’anémique app catalogue du système WebOS, racheté par la firme HP, propose les services de Foursquare et de Gowalla. C’est vous dire.

Le « newbie » est facile à reconnaître. Il effectue ses « check in », le signalement de sa position si l’on peut dire, à tout moment et sans aucune raison.  Il n’a pas encore saisi que ce signalement doit apporter quelque chose s’il veut être intéressant pour les autres.  Exemple, un « check in » de Vincent Bélanger (@vincebel) à L’Express Café est intéressant, car c’est une invitation à l’y rejoindre.

Le petit nouveau, lui, se géolocalise pour tout et pour rien. Parfois même au gaz-bar du coin, et excusez-moi, mais ça, on s’en fout un peu, sauf si c’est pour signaler que l’essence s’y vend 4 sous de moins le litre. Quand je poste de la SAQ, je ne me contente pas de me signaler, j’y vais aussi d’une suggestion vinicole. Je bonifie mon signalement, j’y apporte une valeur ajoutée… Sauf si vous n’aimez pas le Château Rouquette sur Mer (La Clape)!


Ça, c’est pour nous autres, boulimiques effrénés du Web 2.0. Mais n’allez pas croire que ces entreprises ne sont là que pour notre bon plaisir. Comme pour Facebook, cela doit rapporter. Eh oui, la pub, encore et toujours. Pas question de laisser cette manne d’informations critiques et privilégiées amasser la poussière.

Comprenez bien, grâce à Facebook on connaît vos amis, vos goûts musicaux, littéraires, vos artistes préférés, et maintenant avec Foursquare, Plyce et compagnie, on sait maintenant où vous vous trouvez, quels restos, quels hôtels et quels commerces vous fréquentez.

C’est la Sainte Trinité!




Avec Google on sait ce que vous cherchez, avec Facebook on sait qui vous êtes et avec Foursquare, ce que vous fréquentez. La Sainte Trinité quoi… C’est ludique, social, et payant.

Petite ombre au tableau, en plus de savoir ce que vous aimez, ce que vous achetez et ce que vous fréquentez, on sait où vous êtes. Mieux (ou pire, c'est selon), c’est maintenant archivé.

Comme dans tout le reste, il faut y aller avec parcimonie. Tiens, voici l’exemple de M. X (il se reconnaîtra), une des personnes que je suis avec intérêt sur Twitter, qui a posté à partir de l’application mobile de Foursquare : « I'm at Comfort Inn East Monctom (20 Maplewood Drive, Moncton) http://4sq.com/f6xxx ». Les moins bien intentionnés pourront se dire qu’il s’agit du temps idéal pour visiter son appartement de la rue Laval.

Bref, la Sainte-Trinité, la foi vivante et l’essence même du Web 2.0, c’est amusant, certes, mais à consommer avec modération et intelligence.

*****

Depuis mardi, Foursquare est maintenant disponible en français. Ainsi, nous pourrons suivre les tribulations et déplacements de M. X dans la langue de Molière. Cette star montante du Web, pas M. X mais Foursquare (quoi que) annonce avoir dépassé les 5 millions d’utilisateurs dans le monde. Sa courbe de croissance rappelle celle de Twitter, les revenus en plus.

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Avec son service de pub mobile et son interrelation avec Google Maps, Google pourra vous afficher la distance « exacte » vous séparant de ladite boutique qui vous est si « gentiment » proposée. À quand la photo de la vendeuse?

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Certains commerces vont même jusqu’à offrir des rabais aux clients qui y effectuent le plus de « check in ». C’est la carte privilège, version 2.0.

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Toutes vos réactions

8 réaction(s)
  • Ce qui est « drôle » avec Foursquare, c'est que même si je me suis inscrit à l'aide de l'application mobile, le site Internet ne semble pas avoir François Drouin de Rivière-du-Loup dans sa base de données. Vivement Plyce, tellement plus intuitif!
    François Drouin - 2011-02-17 16:58
  • [...] This post was mentioned on Twitter by infodimanche.com and François Drouin, François Drouin. François Drouin said: La Sainte-Trinité, mais où êtes-vous? http://bit.ly/dJhmx9 [...]
    Tweets that mention La Sainte-Trinité | Blog à part -- Topsy.com - 2011-02-17 18:30
  • si je comprend bien, tu me recommande Plyce plutôt que Foursquare?

    J'ai reçu mon iPhone 4 la semaine dernière et un peu comme tu l'as écrit il y a quelque temps, je me fais prendre au jeu!
    Robert R. - 2011-02-17 19:26
  • @Robert : En fait, non. Je vous recommande plutôt Foursquare. Vous y retrouverez sans doute plus d'amis. Sans compter qu'il est maintenant francisé, même si perfectible. Dans mon cas, comme je préfère être hors des sentiers battus, Plyce est tout indiqué. J'apprécie aussi sa convivialité, contrairement à Foursquare qui fait un peu usine à gaz. L'idéal est de tester les deux (ce que je fais) et ensuite faire son choix.

    À vous de voir.
    François Drouin - 2011-02-17 20:01
  • Bar Le Monroe... check!
    Attaboy - 2011-02-17 23:22
  • Nous voilà maintenant aussi amis sur Foursquare. Tu pourras constater que j'ai le "check in" rare et que si je le fais, c'est effectivement pour une raison précise. En région, ces outils sont moins populaires. On peut avoir des raisons personnels de les utiliser, mais on n'aura pas de rabais du maire ou de promotion locale grâce à ça puisque les commerces n'ont pas encore emboité le pas. Qui sera le premier à se démarquer en utilisant de façon originale Foursquare? À suivre... la saison touristique pourrait apporter avec elle une belle manne d'utilisateurs de Foursquare.
    Cindy Rivard - 2011-02-19 19:05
  • Bonjour Cindy, actuellement, je suis toujours en période d'essai. Je préfère nettement Plyce, mais en même temps, j'y suis un peu comme sur une île déserte. Je trouve le site Internet de Foursquare détestable, mais l'application iPhone relève le niveau.

    Quant aux commerces, quand j'effectue un « check in », j'en profite pour sensibiliser le commerçant. Eux aussi devront choisir entre les différents médias (Foursquare, Plyce, Gowalla et cie). Mais poser la question, c'est y répondre. Par contre, j'en connais au moins un qui démontre un intérêt marqué.

    Aussi, tu soulèves là un excellent point avec la saison touristique. Bien vu. Voyons voir si les chambres de commerce, l'OTC et les ATR sauront prendre la balle au bond ou s'ils se retrouveront à la remorque de leurs clients. Avec un peu d'éducation et d'informations, les plus proactifs ne devraient pas se faire tirer l'oreille longtemps.

    @Attaboy : Heu... sans commentaire.
    François Drouin - 2011-02-19 19:40
  • La sainte-trénité! C'est assez juste comme comparaison.

    Je ne suis plus capable des marketeux du 2.0, qui veulent le vendre tous leur clients comme un outil. Des experts dont leur expertise vient de... Où?

    Ils sont les vendeurs d'automobiles des années 70 du web 2.0. Une dose d'assurance, une part de vérité et beaucoup de bullshit. Même Twitter fait pas un sou et les voilà qui ventent à leur client l'impact d'être sur Twitter. Ils vont nous le tuer ce web 2.0. Il sera plus le fun mais $$$ alors nous le déserterons pour autre chose.

    Twitter et facebook, c'est social avec des coups d'éclats comme l'Egypte ou la Tunésie, pas pour y vendre sa présumé expertise. Ça devient trop le je-me-moi comme vous dites du marketing.

    En fait, c'est qu'on semble confondre web 2.0 et marketing 2.0.
    Karen - 2011-02-24 08:26