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31 juillet 2020 - 16:05 | Mis à jour : 4 août 2020 - 11:19

Direction la France pour Justine Pelletier 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

La pandémie de COVID-19 est source de nouvelles opportunités pour la joueuse de rugby louperivoise, Justine Pelletier. Ce dimanche, l’athlète s’est envolée pour la France afin de continuer son développement avec les Lionnes du Stade Bordelais (Bordeaux), une équipe élite de première division. 

Au cours des prochains mois, Justine Pelletier aura ainsi la chance d’évoluer dans le calibre féminin le plus élevé en France. Surtout, elle jouera des matchs dans un pays où la culture du rugby est forte et importante. L’aventure promet d’être hors du commun. 

«En France, le rugby, c’est un peu comme le hockey ici. Il y a des clubs dans chaque village et les gens sont très très partisans […] Il y a une grosse effervescence autour du sport. J’ai hâte de vivre ça, d’être dans un environnement où le rugby est sur un plateau d’argent, le centre de l’attention.»

Voilà maintenant quelque temps que Justine Pelletier évalue la possibilité d’aller jouer au rugby en Europe. Cette fois, le timing était parfait. Non seulement l’athlète a-t-elle terminé son baccalauréat en kinésiologie à l’Université Laval, il y a aussi actuellement beaucoup d’incertitude concernant la présentation de la prochaine campagne universitaire au Québec en raison de la COVID-19. Le réseau universitaire canadien a même déjà annulé les prochains championnats nationaux. 

«Ça fait plusieurs années que je vois ce qui se fait à l’extérieur et je trouve ça intéressant. J’ai eu la chance d’aller en Australie et Angleterre pour le rugby et ça m’a donné le gout de continuer à voyager pour le sport […] L’opportunité s’est ouverte et c’est finalement cette année que ça va se passer», explique-t-elle, soulignant qu’elle continuera tout de même d’étudier à distance, puisqu’elle s’est inscrite à un microprogramme en optimisation de la performance à temps partiel.

Justine Pelletier a évalué la possibilité de se joindre à différentes formations. Finalement, c’est à Bordeaux qu’elle déposera ses pénates pour les neuf prochains mois. «J’ai envoyé des vidéos et ma fiche de joueuse. Les responsables du club ont ensuite montré de l’intérêt et ils m’ont fait une offre avec différents services […] Je vais pouvoir être bien et vivre un peu du rugby pendant les prochains mois. Ils vont m’accommoder sur certains aspects de la vie, m’aider financièrement pour mes dépenses», ajoute-t-elle, soulignant aussi avoir pu compter sur l’aide de l’entraineur-chef du Rouge et Or, Kevin Rouet, membre du programme national français, dans ses recherches. 

En Europe, la Louperivoise sera accompagnée de quelques coéquipières du Rouge et Or. Quatre d’entre elles, dont Fabiola Forteza, athlète par excellence au Canada cette année, la rejoindront à Bordeaux. 

«C’est un club de milieu de tableau et ils ont comme projet de monter les échelons et de devenir l’un des gros clubs en France. C’est sûr qu’ils comptent beaucoup sur nous pour amener un plus à leur équipe et atteindre leurs objectifs. C’est une pression le fun, un beau challenge», confie Justine, heureuse d’affronter ce nouveau défi avec des amies. 

«Nous allons occuper les quatre places pour les athlètes internationales. On joue ensemble depuis plusieurs années. On se connaît sur le terrain. Ce n’est donc pas juste une personne qui arrive dans une équipe et qui essaie de se démarquer. En groupe de quatre, je pense que ça va vraiment être positif», ajoute-t-elle. 

Pour Justine Pelletier, ce voyage est une opportunité en or d’acquérir une «nouvelle vision du jeu, d’autres conseils et d’autres tactiques» qui feront d’elle une joueuse plus complète encore. Celle qui fait aussi partie du programme national canadien compte d’ailleurs bien maximiser cette expérience et être au sommet de son art en vue la Coupe du monde de rugby 2021.

 

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