Publicité
13 septembre 2018 - 06:53

«La course d’une vie» d’André Pouliot

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Le Louperivois d’origine André Pouliot a réalisé un rêve, à la fin aout, lorsqu’il a franchi l’arche mythique confirmant la fin de sa course à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), à Chamonix, en France. Un moment qui donne des frissons…surtout après 57 kilomètres en montagne. 

L’athlète s’était imaginé vivre ces quelques pas d’innombrable fois depuis qu’il participe à des courses «ultras», ces distances de 42 kilomètres et plus parcourues en autonomie. Mais cette fois, c’était réel. Il était là, il l’avait fait. 

«L’Ultra Trail du Mont-Blanc est le plus gros évènement de trail au monde. Pour moi, c’était tout un accomplissement de franchir la ligne d’arrivée. Je l’ai encore plus réalisé quand ça s’est finalement produit», raconte-t-il, le sourire dans la voix. 

Il faut dire que l’opticien de profession n’a pas «seulement» fait acte de présence dans les Alpes. Il a traversé les 57 km et les 3400 mètres de dénivelés positifs entre Orsières (Suisse) et Chamonix (France) rapidement. Tellement qu’il a réalisé le 3e meilleur temps parmi les Canadiens présents. Au classement général, il a terminé 299e sur les 1500 coureurs internationaux sélectionnés. Un très bel exploit. 

«Mon ami Bastien suivait ma course et venait m’encourager aux points de ravitaillement que l’on retrouvait aux 10 km pour l’eau et la nourriture. Au dernier, je lui ai demandé, par curiosité, mon classement. Je m’attendais à entendre 800e et j’allais être content, mais il m’a répondu que j’étais top 300. Je n’y croyais pas.»

Depuis le début de l’épreuve, André courait à son rythme et il se sentait bien. Même s’il avait un objectif de performance en tête, il n’hésitait pas à s’arrêter rapidement pour prendre des photos. Il voulait s’en «mettre plein les yeux». Après tout, il était d’abord là pour le plaisir. 

«Une fois le dernier ravitaillement passé, c’était de plus en plus dur. La course était souffrante. On me passait dans les descentes, très techniques, mais je me reprenais dans les montées. J’ai finalement été en mesure de garder ma place», ajoute celui qui court depuis quelques années déjà.. Il a terminé la course OCC, l’un des 5 formats de course disponibles, en 8 heures 42 minutes, explosant au passage son pronostic personnel. 

RÉALISER UN RÊVE

André Pouliot ne s’en cache pas, il a réalisé un rêve en participant à l’UTMB, le «plus grand festival de l’ultra». L’expérience dans son ensemble s’est révélée être «au-dessus de ses attentes». 

«La semaine a été formidable. Pendant l’évènement, Chamonix doit passer de 10 000 à 40 000 habitants. D’être sur place, avec l’élite du sport, des Européens très très forts, c’était vraiment spécial», explique-t-il. «Dans la rue, nous avons croisé les Anton Kuprika, Killian Jornet et Zack Miller. J’ai même souhaité bonne course à Tim Olsen (…) C’était irréel, je me sentais comme un jeune garçon qui rencontre toutes ses idoles de la LNH.»

Nul doute que participer à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc est une expérience unique. Non seulement faut-il se qualifier (ce qu’avait fait André il y a quelques années à Bromont), mais il faut être pigé au sort tellement il y a de demandes. Les athlètes ont environ une chance sur quatre que cela se produise. 

André Pouliot a profité de son moment au maximum et il est revenu à la maison comblé, le 1er septembre. Il tenait d’ailleurs à remercier publiquement Amélie Bellavance de Kinatex Sport Physio et Pierre Burgelin de Julbo Eyewear sans qui son expérience au Mont Blanc aurait été impossible.

 

Publicité

Commentez cet article