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2 juillet 2013 - 14:20

L’Ange «déchu» de la montagne

Hugues Albert

Par Hugues Albert, Journaliste

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Saint-Éloi – L’Ange de la montagne pourrait être rebaptisé l’Ange déchu, suggère l’artiste Danielle Samson, l’auteure de cette œuvre qu’elle a sculptée en 2012, « gossée » pour reprendre son expression, à la scie mécanique. L’ange est déchu en raison du vandalisme qu’il a dû subir ; l’artiste est quant à elle déçue du traitement qu’on lui a infligé. Elle ne sait qui a osé profaner l’ange de façon aussi grossière mais qu’importe, il se trouve maintenant dans un environnement moins hostile, à l’abri de mains malfaisantes.

Plusieurs fois vandalisé, l’Ange est descendu de la montagne pour prendre place dans le jardin de WeZo, comme on surnomme l’artiste qui éprouve un réel penchant pour la faune ailée.

Danielle Samson a sculpté récemment Ama, la déesse de l’eau dont les cheveux se transforment en fleuve. « Source de vie, je l'ai faite pour souligner la journée des Amérindiens le 21 juin et pour rappeler l'importance de l'eau potable. »
Il existe à Saint-Éloi plusieurs sources d'eau potable presque oubliées, mentionne l’artiste originaire de la région de Québec et qui s’est installée en 2005 dans la coquette municipalité qu’est Saint-Éloi.

« J'en ai redécouvert quelques-unes que j'espérais marquer d'une sculpture, une gargouille en l'occurrence, comme au temps des fontaines de villages. Mais étant donné l'accueil qui a été fait à l'Ange de la montagne et l'absence d'intérêt de la municipalité pour la culture, mon projet est resté un projet », déplore-t-elle.

Mais les gens intéressés peuvent faire le tour du jardin de WeZo  et y découvrir l'Ange de la montagne qui il n’y a pas encore longtemps projetait son regard sur un panorama incroyable sur le fleuve Saint-Laurent et le fjord du Saguenay. L’Ange n’est pas seul au jardin. Il a la compagnie du petit Chaperon rouge, d’un elfe, d’Ursula l'ourse et  de quelques diablotins.

ART POPULAIRE

« Ma démarche s'inscrit dans l'art populaire, répertorié dans le livre d'Adrien Levasseur. On y retrouve plusieurs artistes « gosseux » habitant les villages alentour. Depuis quelques années, on voit une nouvelle vague de touristes intéressés par ce courant. »

Danielle Samson mentionne que le Bas-du-Fleuve est le berceau de l’art populaire avec des artistes, les « vieux de la vieille », comme elle les appelle, qui ont contribué à la notoriété du genre, les Roger Dumont de Saint-Arsène, Félicien Lévesque de Cacouna, Robert Morency de Saint-Jean-de-Dieu, les Desmeules de Saint-Paul-de-la-Croix, etc.

« Pour ma part , je garde mordicus, envers et contre tous, l'envie de sculpter à la scie à chaîne. Si vous voyez ma pancarte WeZo au bord de la 132 au pied de la montée vers Saint-Éloi, montez tout droit cinq kilomètres plus haut, au centre de Saint-Éloi, une artiste vous recevra dans son atelier. »

 

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3 réactionsCommentaire(s)
  • je sème des ange...

    danielle samson - 2014-11-17 11:21
  • C'est ce que l'on appelle avoir du plomb dans l'aile!

    Philo - 2013-07-04 18:23
  • On récolte ce qu'on sème...

    wezzo - 2013-07-02 21:13