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7 juin 2022 - 06:52

Philippe L’Italien remporte le Marathon Baie-des-Chaleurs 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Le marathonien Philippe L’Italien n’aurait pu demander un meilleur dénouement pour sa participation au 9e Marathon Baie-des-Chaleurs, ce samedi 4 juin. Le Louperivois d’adoption, natif de la région de Carleton-sur-Mer, a remporté les grands honneurs de l’événement devant sa famille et ses amis. 

Malgré la pluie, le froid et les rafales de vent qui ont atteint plus de 30 km/h, Philippe L’Italien s’est imposé en parcourant les 42,5 km en 3 heures, 5 minutes et 58 secondes pour récolter sa première victoire lors d’un marathon. Il s’agit d’ailleurs de son meilleur temps en carrière - un record personnel -, ce qui ajoute au scénario de rêve. 

«Avant la course, mon objectif était de passer sous la barre symbolique des trois heures, mais dans les conditions, célébrer une première victoire dans mon coin, devant mes parents, c’était parfait», a-t-il partagé, lundi. 

Le Marathon Baie-des-Chaleurs a toujours été un événement spécial pour l’athlète. Par le passé, il a fait partie du peloton de tête à plusieurs reprises sans jamais réussir à prendre le 1er rang. Il a terminé en 2e position en 2013, en 6e position en 2017 et en 4e position en 2019. Cette fois, sa 4e participation est celle qui lui a souri.  

«J’ai toujours voulu remporter cette course-là, puisque c’est moi et je savais qu’elle était à ma portée», a-t-il dit. «C’est vraiment un bel événement. Nous sommes chanceux d’avoir un marathon dans cette région. Les athlètes sont accueillis comme des rois. Les gens sont fiers et ça paraît.» 

Le coureur de 39 ans aura toutefois dû payer le prix pour franchir la ligne d’arrivée au premier rang. Lors de la première quinzaine de kilomètres, les athlètes avaient le vent dans le dos, mais ils savaient fort bien que le retour allait être compliqué. 

«Je me suis laissé aller un peu au début, mais pas trop parce que je devais me garder de l’énergie. Sur la 132, sur le bord de la Baie-des-Chaleurs, les vagues frappaient la route et il fallait lutter contre le vent. C’était vraiment difficile», a raconté celui qui travaille à Rivière-du-Loup depuis 2016 comme policier.   

Bénéficiant d’une bonne avance sur ses principaux concurrents, Philippe L’Italien a néanmoins fait face aux éléments par lui-même sans broncher. Il a même réussi à maintenir un rythme intéressant pour terminer le parcours en force. 

«Cet hiver, à Rivière-du-Loup, j’ai couru dans des conditions pires que celles qu’on a connues cette fin de semaine. Mon coach, Karl Hébert, est exigeant. Il entraine ses athlètes en puissance, il les entraine fort. J’étais prêt à faire face à la musique, même avec cette météo-là», a-t-il confié en riant. 

Coureur depuis une dizaine d’années, Philippe L’Italien compte participer à de petites compétitions au courant de l’été. Amoureux de course à pied, il tentera maintenant de travailler à éventuellement arrêter le chrono sous les trois heures pour le marathon. Un processus qui achève, mais dont il appréciera chaque foulée. 
 

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