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10 juin 2020 - 14:19 | Mis à jour : 15:42

«Le Mois de l’Everest Catherine Thériault»

Le Défi Everest se réinvente à l’ère de la COVID-19

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Si vous croyiez qu’il n’y aurait pas de Défi Everest cette année en raison de la pandémie de la COVID-19, c’était bien mal connaître l’équipe derrière cet événement sportif, à caractère communautaire, qui gagne le Québec. Non seulement le rendez-vous annuel aura lieu cet automne, mais il proposera sans doute la formule la plus accessible et familiale jusqu’ici. 

L’organisation du Défi Everest a annoncé ce matin un nouveau concept virtuel : «Le Mois de l’Everest Catherine Thériault», nommé en l’honneur d’une partenaire et donatrice sans qui l’activité n’aurait pu être tenue cette année.

Le principe reste le même, soit toucher le sommet de l’Everest, par la marche en dénivelé urbain, en équipe de 2 à 20 participants. Ceux-ci bénéficieront toutefois d’un mois complet pour atteindre leur objectif en famille, entre amis ou collègues. 

«Évidemment, nous sommes en contact avec la santé publique depuis un bon bout de temps déjà. On voulait d’abord tenir l’activité sur une semaine dans chaque ville partenaire, mais on a décidé de se réinventer et de tenir le Mois de l’Everest durant tout le mois de septembre», partage le fondateur du Défi Everest, Yvan L’Heureux. 

«Il y a eu des doutes au début, mais tout le monde est vraiment emballé, a-t-il poursuivi. Nous avons déjà une belle réponse de personnes d’un peu partout au Québec. Les gens trouvent ça super qu’on ait réussi à tenir l’événement, alors que plusieurs courses au Québec et ailleurs dans le monde tombent à l’eau.» 

APPLICATION MOBILE

Du 1er au 30 septembre, dans les milieux hôtes du Défi Everest comme Rivière-du-Loup, Témiscouata-sur-le-Lac, La Pocatière, Rimouski, Edmundston et Sherbrooke, les grimpeurs accumuleront les montées de leur côté. Ils pourront surveiller leur progression, et celle de leur équipe, vers le sommet de l’Everest (8 848 mètres) grâce à une toute nouvelle application mobile mise à leur disposition. 

Chaque fois qu’un grimpeur terminera quelques montées, il pourra les comptabiliser dans cette application. Ces dernières seront cumulées à celles des autres membres de son équipe. Chacune des équipes sera notifiée lorsque son sommet sera atteint.

«C’est un projet qu’on prépare depuis plusieurs années, mais qu’on prévoyait réaliser dans deux ans. Au lieu d’investir sur l’organisation physique du Défi, on a pris cet argent-là et on l’a mis en programmation.»

En plus des côtes officielles de chacun des milieux, quelques côtes supplémentaires seront suggérées afin de faciliter le respect des consignes de distanciation physique. Entre cinq et dix nouvelles villes devraient aussi joindre la famille du Défi Everest au cours de la saison estivale.  

Autre belle nouveauté : il sera possible de faire équipe avec des participants d’ailleurs au Québec. «Ce qui est aussi intéressant avec cette formule, c’est que ma sœur qui est à Québec pourra monter la côte Gilmour, par exemple, et se greffer à mon équipe. Elle n’aura qu’à indiquer le nombre de mètres de sa côte locale et le nombre de montées qu’elle aura accompli dans l’application. Nous allons donc avoir des équipes formées de membres d’une même famille, qui vont grimper pour la même cause, pour une même ville hôte, à travers la province.»

Les personnes ambitieuses qui voulaient vivre l’expérience du Macadam Ultra n’ont pas non plus été oubliées, puisqu’ils pourront se lancer un défi supplémentaire en s’inscrivant en solo. Pour les habitués, le défi individuel devient une alternative intéressante. L’idée fait d’ailleurs son chemin et plusieurs athlètes du milieu de la course y participeront. 

«Avec l’application, la personne intéressée pourra faire son Macadam Ultra à Mont-Joli, Gaspé ou Québec. Elle va compter ses côtes, se donner 48 h, une semaine ou un mois pour réussir. Ça devient intéressant et accessible pour plusieurs», explique Yvan L’Heureux qui a décidé de se lancer son propre défi à Rivière-du-Loup.

«J’aimerais qu’il y ait toujours quelqu’un, 24 h sur 24 h, qui grimpe dans la côte St-Pierre pendant le mois de septembre. Les participants s’échangeront un bâton lumineux et créeront un mouvement solidaire pour la relance économique, le retour à l’école, etc.»

LEVÉE DE FONDS

Toutes les équipes inscrites devront effectuer une levée de fonds dont les dons seront remis à 100% à l’organisme de leur choix. L’organisation a d’ailleurs décidé de retirer le plafond minimal de 100 $. Tous les dons seront acceptés, quels qu’ils soient. «Plus que jamais, les organismes ont besoin d’un coup de main. C’était primordial de garder cet élément-là.»

Pour ce concept revisité du Défi Everest, le montant d’inscription a aussi été revu à la baisse et fixé à 10$, et ce, pour tous les participants, jeunes comme moins jeunes. Les participants Yétis (jeunes entre 3 et 15 ans) feront aussi exceptionnellement partie intégrale des équipes et leurs montées seront donc comptabilisées à celle de leur équipe. L’organisation souhaite un Défi Everest familial et convivial. 

INSCRIPTION

À l’inscription, tous les participants recevront un dossard virtuel qu’ils pourront imprimer, personnaliser et porter lors de leurs montées. Ils seront invités à se prendre en photo et à partager le tout sur la page Facebook du Défi Everest à la suite de leurs différentes sorties. L’équipe du Défi souhaite être très active.

Les inscriptions sont déjà ouvertes. Les grimpeurs sont invités à s’inscrire le plus tôt possible ce qui leur permettra de débuter leur collecte de fonds plus tôt et ainsi augmenter leurs chances d’atteindre, voire de surpasser leurs objectifs. Du même coup, les organismes à but non lucratif des milieux hôtes doivent eux aussi s’inscrire comme organisme bénéficiaire.

Rappelons qu’après les 7 premières éditions, l’organisation du Défi Everest a remis plus de 1 M$ à plus de 400 organismes. 

 

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