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Alcool au volant: un crime lourd de conséquences pour trois victimes

durée 20 novembre 2022 | 06h59
  • Andréanne Lebel
    Par Andréanne Lebel

    journaliste

    Une douzaine de côtes fracturées, une hémorragie cérébrale, un traumatisme crânien ne sont que quelques-unes des blessures causées lors d’un violent accident de la route survenu le 21 mai 2022, en plein cœur du centre-ville de Rivière-du-Loup. La conductrice du véhicule fautif, Sylvie Lévesque de Saint-Pascal, a plaidé coupable à neuf accusations de conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool causant des lésions corporelles et conduite dangereuse, le 16 novembre.

    La séquence d’évènements a débuté le 21 mai vers 22 h 20. Un témoin sortant du dépanneur Saint-André de Rivière-du-Loup a entendu le moteur d’un véhicule vrombir tout juste avant de voir une minifourgonnette filant à toute vitesse avec le hayon arrière ouvert. Il a composé le 911. La vitesse du véhicule était alors estimée à 93 km/h, selon le reconstitutionniste de la Sûreté du Québec. La scène a été captée par une caméra du dépanneur. La limite de vitesse dans ce secteur est de 40 km/h.

    Le véhicule a tourné sur la rue Desjardins, a omis de faire son arrêt obligatoire à l’intersection de la rue Landry et a poursuivi sa route à toute vitesse. La minifourgonnette de l’accusée a percuté de plein fouet un autre véhicule à l’intersection de la rue Saint-Pierre après avoir effectué son arrêt obligatoire. Selon le technicien en scène d’accident de la Sûreté du Québec, la vitesse du véhicule de l’accusée était de 118 km/h à 0.2 seconde avant l’impact.

    Quatre personnes prenaient place à bord, deux personnes âgées accompagnées de leurs deux petits enfants à l’arrière, dont un mineur de 14 ans. Les deux septuagénaires sont restés coincés dans l’habitacle et ont subi de graves blessures. Une des victimes a été transférée dans un hôpital de Québec, où elle a été hospitalisée pendant trois semaines en raison de 12 côtes fracturées et d'un pneumothorax. Son conjoint ne garde aucun souvenir de l’événement et a subi une hémorragie cérébrale ainsi que des fractures aux côtes et à une omoplate.

    Les pompiers du Service de sécurité incendie de la Ville de Rivière-du-Loup ont eu recours aux pinces de désincarcération pour sortir les deux victimes assises à l’avant de la voiture. Les deux passagers arrière ont eu plus de chance, subissant des blessures légères.

    Lorsque la procureure de la Couronne, Me Roxanne Bossé-Morin a énuméré les nombreuses blessures subies par les occupants de la voiture, l’accusée a éclaté en sanglots. «Je n’étais pas consciente de tout ce que j’avais fait, des blessures que j’avais causées. Je m’excuse à la famille. C’est grave», a-t-elle exprimé en direction d’une des victimes présente dans la salle d’audience. L’accusée est représentée par Me Pierre Gagnon.

    Plusieurs témoins ont vu Sylvie Lévesque sortir de la minifourgonnette après l’impact et tenir un discours décousu. Selon les policiers de la Sûreté du Québec qui sont intervenus lors de l’accident, elle dégageait une forte odeur d’alcool. Selon l’échantillon sanguin prélevé à l’hôpital, l’accusée avait un taux d’alcool dans le sang de 204 mg / 100 ml de sang, alors que la limite est de 80.  Le soir même de l’accident, les policiers de la Sûreté du Québec ont placé la conductrice âgée d’une quarantaine d’années en état d’arrestation pour conduite avec les facultés affaiblies causant des lésions. 

    La juge Luce Kennedy a demandé la confection d’un rapport présentenciel afin de mieux connaître le profil de l’accusée pour imposer sa sentence. Les victimes pourront se faire entendre en personne ou en déposant des déclarations par écrit. Le dossier devrait revenir en mars au palais de justice de Rivière-du-Loup.

    » À lire aussi : Deux blessés graves à la suite d'une collision à Rivière-du-Loup

    commentairesCommentaires

    1

    • JFSH
      Jean-Francois St-Hilaire
      temps Il y a 1 an et 3 mois
      Si vous voulez écrire un article, soyez objectif. Premièrement, Mme Lévesque a elle aussi subit de graves blessures dont elle porte encore les séquelles aujourd'hui. Deuxièmement, vous avez oublié 4 autres victimes qui souffrent énormément. Soit Mme Lévesque elle même, son conjoint, sa fille et son petit garçon de 8 ans qui n'a pas vu sa mère depuis près de 6 mois. Si les autres victimes, Dieu soit loué, se sont rétablis, lui ne se remettra jamais complétement de cet longue absence de sa mère. Et finalement, personne ne se lève un matin en se disant: Aujourd'hui, j'ai le goût de boire, de prendre ma voiture et de blesser des gens. L'alcoolisme est une maladie grave et reconnue. Les gens qui causent se genre de tragédie ne sont pas des monstres sans volonté et sans jugement ce sont des personnes malades qui ont besoin de soins. Et quiconque a déjà côtoyé un alcoolique, sait très bien que dès le processus du premier verre enclenché, ils n'ont plus aucun contrôle sur le reste. Ma famille et moi avons énormément d'empathie pour les gens que Sylvie a blessés. Nous avons prié pour eux et avons remercié Dieu qu'ils s'en soit sorti. Alors dans votre prochain article, n'oubliez pas de mentionner les victimes collatérales qui souffrent, elles aussi , énormément.
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