Publicité
16 octobre 2019 - 15:35 | Mis à jour : 15:47

Centenaire battue: la coroner livre son rapport

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

Twitter François Drouin

Malgré l'agression dont Ozélina Dionne, 106 ans et résidente au Centre d’hébergement et de soins de longue durée des Chauffailles de Rivière-du-Loup, a été victime le 17 janvier dernier, c'est plutôt d'une pneumonie dont est décédée la centenaire. C'est la conclusion à laquelle en est venue la coroner Dr Renée Roussel.

Le 17 janvier, alors qu'elle était installée dans son lit, malade, voire mourante selon la coroner, Mme Dionne a été frappée à la tête à l’aide d’un objet contondant (probablement une statuette) par une autre résidente de l’établissement aux prises avec un trouble neurocognitif majeur.

Une autopsie a été faite le 21 janvier au Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal. Dans son rapport, le pathologiste mentionne qu’il a observé une lacération au front à droite, le tout reposant sur une zone cutanée contusionnée. Il a aussi observé une autre contusion au front, mais à gauche et accompagnée d’érosions cutanées mesurant moins d’un centimètre principalement au-dessus de l’arcade sourcilière gauche. À l’examen interne, ces lésions décrites à l’examen externe n’avaient entrainé aucune lésion.

Le pathologiste a observé une pneumonie telle que suspectée initialement par l’équipe traitante et une maladie des artères du cœur qualifiée de modérée à sévère. La coroner précise dans son rapport qu'aucune autre lésion contributive au décès n’a été observée.

Une tomodensitométrie (TACO) préalable avait été faite le 19 janvier. Elle ne démontrait pas non plus de lésions traumatiques internes de la tête et de la colonne cervicale malgré le coup qui avait été porté à la tête.

Dans son analyse, Dr Roussel précise que la victime se trouvait déjà à l’article de la mort lorsqu’est survenu le malheureux accident. Ce dernier n’a pas contribué à son décès comme en témoignent la tomodensitométrie et l’autopsie réalisées.

Soulignons que la résidente qui a posé le geste sur Mme Dionne a néanmoins été relocalisée et ne vit plus au Centre d’hébergement et de soins prolongés des Chauffailles.

 

 

Publicité


Publicité

Commentez cet article